De plus en plus d’indépendants décident de poursuivre leur carrière professionnelle après avoir atteint l’âge de la pension. Depuis 2015, continuer à travailler après l’âge légal de la retraite n’est plus sanctionné au niveau du montant de la pension octroyée.
Les fédérations des secteurs bancaire et de gestion d’actifs ont publié leurs chiffres pour l’année 2017: désormais, parmi la population active, deux Belges sur trois disposent d’une formule de pension complémentaire du 3e pilier.
Un type particulier de produit opère un retour détonnant dans les recommandations en placements des banques et des compagnies d’assurances: le contrat de «Branche 44».
Si vous dirigez une société qui compte un ou plusieurs employés, vous êtes directement concerné par les nouvelles dispositions en matière de période d’essai et de délais de préavis en cas de licenciement.
Le point 4.1.3.2. « Soins complexes aux cancéreux » de l’accord national médico-mutualiste 2018-2019 prévoit que pour le 30 juin 2018, la CNMM soumette au Comité de l'assurance des propositions de conventions avec des hôpitaux individuels afin d'améliorer l'approche des interventions chirurgicales complexes pour les tumeurs de l'oesophage et du pancréas...
Dans la mesure où le programme du meeting annuel est clôturé en août, la session des Late Breaking Abstracts a été mise sur pied afin de s’assurer que les dernières nouveautés puissent être présentées et discutées. Un comité ad hoc recueille ainsi jusque fin octobre les derniers résultats d’études, sur motivation de la pertinence de leur présence au sein des Late Breaking Abstracts. 75 études balayant le spectre des maladies hématologiques bénignes ou malignes ont ainsi été présentées cette année au comité, qui en a sélectionné 6 pour la session spéciale. Si elles sont prometteuses, elles demandent encore à être publiées en détail pour postuler au statut de practice changing, signalait Kenneth Anderson, président de l’ASH.
La Fondation contre le cancer a remis mardi à Bruxelles ses premiers Beauty Grants ainsi que ses troisième Social Grants, qui récompensent une cinquantaine de projets oeuvrant pour le bien-être et la qualité de vie des patients et de leurs proches
Le cancer colorectal constitue la 2e cause de mortalité par cancer dans notre pays. Les campagnes de dépistage connaissent un succès relatif d’une région à l’autre...
Les Vénérables, ce sont les vieilles vignes de la Chablisienne.
La réforme de l’impôt des sociétés (ISOC) a fait couler beaucoup d’encre, notamment en raison du relèvement de la rémunération minimale pour pouvoir bénéficier du taux réduit. Interrogé sur ce point, le ministre des Finances a apporté des clarifications importantes qui seront bien utiles aux dirigeants de sociétés.
La FSMA et le SPF Economie mettent en garde contre certains types de crédits de type «bullet», en particulier lorsqu’ils sont associés à un contrat d’assurance-vie. Les emprunteurs ne seraient pas toujours conscients des risques qu’ils encourent.
Les investisseurs friands de fonds de placements et sicavs connaissaient le KIID, un document qui permet de comparer les différents produits. Ils vont désormais se familiariser avec le KID: une lettre en moins, mais des informations encore plus complètes.
La prolifération de commentaires sur le web et les réseaux sociaux peut avoir des effets néfastes sur votre réputation, tant sur le plan privé que professionnel. Il est désormais possible de souscrire à une assurance pour couvrir ces risques.
L’engouement actuel autour du Bitcoin et des crypto-monnaies suscite également l’intérêt d’entreprises peu recommandables. Confrontées à une explosion du nombre de plaintes pour escroqueries, les autorités belges prennent les choses en main.
En comparaison avec un placebo, une prophylaxie au letermovir réduit sensiblement le risque d’infection à cytomégalovirus (CMV) cliniquement significative après une greffe de cellules souches hématopoïétiques. En général, les effets secondaires du letermovir sont de bas grade. Telles sont les conclusions de Francisco Marty et ses collaborateurs à l’issue de leur étude parue dans le New England Journal of Medicine.
Des chercheurs ont constaté une activité de coagulation du facteur IX thérapeutique durable après une thérapie génique à base d’une variante du facteur de coagulation IX à activité spécifique élevée. Le New England Journal of Medicine publie les résultats de cette étude ainsi qu’un éditorial à ce sujet.
Le lancement de NumeriKare mardi passé a suscité beaucoup de réactions. Des plus laconiques, comme «Excellente initiative», «projet au top», «passionnant et futuriste. La SF en réalité!»… aux plus développées, comme celles de LifetechBrussels, de Vincent Keunen, du Dr David Simon ou encore du CIUM. Petit florilège de quelques réactions.
La ministre critiquée pour ses projets de réformes notamment en matière de dépistage du cancer du sein détaille sa vision samedi dans le journal l'Echo.
MB Atkins et al. ont évalué la combinaison du pembrolizumab, un anti-PD-1, avec un inhibiteur VEGF plus sélectif, en l’occurrence l’axitinib, chez des patients naïfs ayant un carcinome à cellules rénales avancé...
Daan De Maeseneer (AZ Sint-Lucas, Bruges) a évoqué l’étude de phase III IMmotion 151, qui a comparé l’association d’atézolizumab, un anti-PD-L1, et de bévacizumab, un anti-VEGF, avec le sunitinib en 1ère ligne du carcicome à cellules rénales métastasé, principalement à cellules claires...
La fréquence optimale de la radiothérapie guidée par l’imagerie (IGRT, Image-Guided Radiation Therapy) dans le cancer de la prostate n’a pas été clairement définie...
En matière de radiothérapie, François-Xavier Otte (Institut Jules Bordet, Bruxelles) a retenu de l’ASCO GU, entre autres, l’étude de JJ Coen et al....
L’étude PROSPER est du même type que l’étude SPARTAN...
L’étude SPARTAN a évalué l’apalutamide, un inhibiteur des récepteurs aux androgènes de dernière génération, dans le cancer de la prostate non métastatique résistant à la castration...
L’étude POUT a eu pour objectif de déterminer si une chimiothérapie adjuvante améliore la survie sans progression chez les patients pT2-T4 N0-3 M0...
Des chercheurs, emmenés par le professeur de l'UCL Olivier Feron, ont découvert comment maîtriser le développement de tumeurs cancéreuses grâce à une molécule qui inhibe leur absorption de glucose et de lactate...
Il n’est pas exagéré de dire que la médecine de demain sera numérique ou ne sera pas. Ceci est la première édition de NumeriKare une nouvelle lettre d’information hebdomadaire entièrement consacrée à la e-santé. Pour tous les professionnels de la santé qui ne veulent pas rester sur le quai .
Bonne nouvelle si vous souhaitez recourir au crédit pour financer le développement de votre cabinet: le secteur financier vient de se doter d’un nouveau code de conduite visant à une plus grande transparence dans l’octroi des crédits aux PME.
L’étude annuelle de Mercer sur les fonds de pension belges révèle que ceux-ci ont enregistré un rendement médian de 6,1% en 2017. Ces performances, supérieures à celles de 2016, traduisent la bonne santé qui caractérisait les marchés boursiers l’an dernier.
Une étude de la banque CBC publiée en février révèle que les Belges qui planifient leur succession demeurent très peu nombreux, malgré l’importante réforme du droit successoral qui entrera en application le 1er septembre prochain.
Depuis le 1er janvier 2018, les Belges qui font le choix d’adopter un enfant ont la possibilité d’obtenir une réduction fiscale sur une partie des frais engendrés par leurs démarches. Un coup de pouce bienvenu tant les coûts de l’adoption peuvent rapidement s’envoler.
Depuis 2017, pour bénéficier des avantages sociaux Inami, les médecins conventionnés doivent pouvoir justifier d’une activité professionnelle minimale. Les seuils d’activité pour l’année 2018 sont désormais connus.
Les vins du Roussillon n’arrêtent pas de nous offrir de belles surprises, que ce soit en simples Côtes du Roussillon, en vin doux naturel ou, comme ici, en Côtes du Roussillon Villages et en Crus
L'arrêté de Maggie De Block sur le remboursement du dépistage du cancer du sein sera réexaminé lundi par le Comité de l'assurance et la Commission nationale médico-mutualiste de l'Inami.
Les patients souffrant de drépanocytose développent fréquemment des complications pulmonaires: pneumopathie chronique de l’anémie falciforme ou syndrome thoracique aigu, ce dernier se rencontrant plus fréquemment dans l’enfance.
L’obésité chez l’enfant se traduit souvent par une dysfonction endothéliale, un marqueur précoce d’athérosclérose. Ces enfants présentent également fréquemment des troubles respiratoires liés au sommeil, une condition associée à une dysfonction endothéliale chez l’enfant non obèse. Peut-on agir sur cette dysfonction en agissant sur le poids des enfants obèses?
La dysplasie bronchopulmonaire est une complication fréquente en cas de prématurité, mais on ne connaît pas très bien les conséquences à long terme de cette affection...
Une antibiothérapie prophylactique continue prévient l’incidence des pyélonéphrites récurrentes chez les enfants avec reflux vésico-urétéral. Mais c’est une décision difficile à prendre après un premier épisode, ce qui a suscité la question de l’intérêt d’une échographie rénale et vésicale pour évaluer le risque.
Les enfants infirmes moteurs cérébraux ont généralement une densité minérale osseuse fort réduite, et donc à risque de fractures pathologiques (20% d’entre eux)...
Si l’insulinothérapie et le régime sont des éléments essentiels dans la prise en charge du diabète de type 1 chez l’enfant, le troisième élément du trépied est l’exercice, notamment pour assurer une bonne prévention cardiovasculaire. Aucune règle de conduite claire n’a cependant été établie sur la manière de suivre la glycémie chez ces enfants au cours de l’effort...
Après avoir suivi 49 enfants âgés en moyenne de 8,9 ans, opérés avec succès d’une tumeur cérébrale, essentiellement des astrocytomes pilocytiques, une équipe de la KU Leuven a constaté sans réelle surprise que leur fonctionnement neurocognitif était altéré 6 mois après l’intervention.
Après avoir inclus 184 femmes enceintes obèses (IMC médian de 32,1), une équipe multicentrique menée par Karolien Van De Maele (UZ Brussel) a montré une réduction significative du poids de naissance chez les nouveau-nés dont la mère a bénéficié d’une chirurgie bariatrique.
L’arrivée des nanorobots et mini-robots en médecine expérimentale a attiré énormément d’attention ces dernières semaines. Des chercheurs ont ainsi créé des nanorobots et des mini - robots parfaitement autonomes capables de trouver et de détruire les tumeurs cancéreuses.
Les premières données concernant la tolérance de l’immunothérapie anti-cancéreuse chez les patients avec maladie rhumatismale préexistante semblent rassurantes.
L'ONG «Stop Cancer Côlon» (Stop Darmkanker) s'associe à l'assureur AG Insurance pour sensibiliser les entreprises et employés au cancer du côlon. Grâce à ce partenariat, l'organisation espère enrayer 6.000 cancers du côlon en trois ans.
Au vu d’une revue systématique récente de la littérature sur le sujet, il semble que répondre correctement à la question passe par une stratification du risque.
Le traitement de privation androgénique est généralement considéré comme un standard dans le traitement du cancer de la prostate cN1. Et pourtant…
En dépit de la fréquence élevée des métastases cérébrales en cas de cancer bronchique, leur recherche systématique lors du bilan initial ne fait pas consensus.
La monnaie européenne affiche une santé éclatante face au dollar. Depuis un an, son cours ne cesse de s’apprécier. Si un euro fort face au billet vert pénalise les entreprises exportatrices, qu’en est-il pour les particuliers?
Pour les travailleurs indépendants, les sommes versées chaque année dans votre pension complémentaire du 2e pilier (PLCI ou PLCIs) sont plafonnées par le législateur. Indexés chaque année, les montants correspondant à vos revenus 2018 ont été publiés.
Depuis le 1er janvier, les titulaires de professions libérales ne sont plus tenus de verser la «rémunération équitable» lorsqu’ils diffusent de la musique dans leur cabinet , leur salle d’attente ou leur officine pour les pharmaciens.. Par contre, les droits d’auteur doivent toujours être payés à la SABAM.
Le secteur bancaire met régulièrement les consommateurs en garde contre les pratiques frauduleuses du phishing ou «hameçonnage». Récemment, de nouvelles techniques d’escroquerie sont apparues, en utilisant des canaux tels que Facebook ou Whatsapp. Prudence.
Depuis le 1er février, la procédure pour changer de banque est devenue encore plus simple. Grâce au nouveau portail Bankswitching, la mobilité bancaire en Belgique n’a jamais été aussi aisée.
Encore trop de personnes avec un test de selles anormal ne font pas de dépistage du cancer colorectal, affirme mercredi l'ASBL Stop Cancer Colon, alors que débute jeudi le mois international du cancer colorectal.
Novartis has the pleasure to share with you the broadcast video of the Belgium speaker Tour organized in December 2017: Optimizing treatment in advanced BRAFV600-mutated melanoma patients.
Chaque année, le 28 février, la journée internationale des maladies rares est organisée pour demander plus d’attention à ce groupe diversifié de maladies. Une journée d'action soutenue par Pharma.be
Chez les patients BPCO avec cancer du poumon non à petites cellules, les populations cellulaires Th1 sont augmentées tandis que les intervalles sans progression en cas de traitement par les inhibiteurs des points de contrôle sont prolongés.
Un PSA qui reste élevé ou augmente après une prostatectomie fait envisager une radiothérapie précoce. Chez quels patients est-elle susceptible de se révéler bénéfique?
Les données à long terme de l’étude ALSYMPCA montrent que le radium-223 est bien toléré. L’incidence de la myélosuppression est faible et aucun signal particulier n’est à mentionner.
The Lancet publie les résultats favorables d’une étude de phase II sur l’acalabrutinib en cas de lymphome à cellules du manteau récidivant/réfractaire. Dans un éditorial associé, Prashant Kapoor et Stephen Ansell se réjouissent de ces découvertes prometteuses, tout en soulignant l’importance de poursuivre les recherches concernant la stratégie optimale dans la prise en charge de cette affection.
Les résultats d’une étude à petite échelle, qui ne permettent pas de se prononcer sur l’innocuité du traitement, suggèrent qu’une perfusion d’AAV5-hFVIII-SQ en cas d’hémophilie A sévère est associée à une normalisation permanente de l’activité du facteur VIII sur 1 an chez 6 patients sur 7 ayant reçu une forte dose. Le traitement entraîne aussi une réduction nette de l’utilisation du facteur VIII chez les 7 patients.
La thérapie par lymphocytes T dotés d’un récepteur antigénique chimérique (CAR T-cells) se révèle efficace dans le traitement des lymphomes à cellules B récidivants ou réfractaires. C’est ce que suggèrent les résultats de deux études publiées dans le New England Journal of Medicine.
Le traitement par privation androgénique (TPA) constitue l’une des pierres angulaires de la prise en charge des cancers de la prostate avancés et métastasés. Cette approche permet d’améliorer la survie, mais au prix d’une série d’effets secondaires...
Les résultats initiaux de l’étude PALOMA-2, publiés dans The New England Journal of Medicine, ont été actualisés lors de la 40e édition du San Antonio Breast Cancer Symposium, qui a eu lieu du 4 au 9 décembre 2017.
Alexander De Croo, vice-premier ministre Open VLD et ministre de l’Agenda numérique, nous fait le plaisir de venir en tant qu’orateur à notre congrès 'Me and My Hospital' (MeMHo), qui aura lieu le 17 mars. Il abordera la façon dont la technologie change notre société et la profession de médecin, ainsi que le leadership.
Des scientifiques britanniques et américains ont cultivé des ovules humains en laboratoire jusqu'à leur pleine maturité, c'est-à-dire prêts à être fécondés, une première qui offre une percée potentielle pour préserver la fertilité féminine, selon des travaux publiés vendredi.
À l’ère de l’Internet et de l’ordinateur, beaucoup d’opérations se font par e-mail. Nous pensons ici notamment à l’envoi de messages, mais aussi de factures et de bien d’autres choses encore… Et depuis peu, il est également possible d’envoyer un courrier recommandé par e-mail! Comment cela fonctionne-t-il?
L’avantage potentiel des DOACs pourrait être lié à plusieurs particularités, rappelle Adam Cuker (Pennsylvanie): il n’y a pas de réactivité croisée avec les anticorps HIT in vitro, l’administration des DOACs est orale, à dose fixe sans nécessité de monitorage sanguin et certains d’entre eux disposent d’un antidote.
La population pédiatrique est particulière dans la mesure où l’incidence de la maladie est très faible (1/100.000) mais le taux d’hospitalisation élevé (58/10.000 enfants). Ce sont surtout les nouveau-nés et les adolescents qui sont concernés, avec pour facteur de risque principal la présence d’un cathéter veineux central.
Mené par Shannon Bates (McMaster, Hamilton), le panel de l’ASH s’est focalisé sur l’intérêt d’effectuer un monitorage des taux d’anti-Xa chez les femmes enceintes recevant des HBPM à dose thérapeutique pour traiter un événement thromboembolique.
Plusieurs thèmes ont été évalués par le panel mené par Gary Lyman (Seattle): le traitement initial, la prophylaxie secondaire au domicile et en hospitalisation, la prophylaxie péri-opératoire, la prophylaxie et le traitement en cas de cathéter veineux central, et la prophylaxie chez les patients ambulatoires recevant un traitement anticancéreux systémique, hormonothérapie comprise. C’est sur ces derniers patients que s’est appesanti Gary Lyman.
Mettre à la disposition des patients un service spécifique de prise en charge de l’anticoagulation (AMS pour Anticoagulation Management Service) permet de réduire le risque d’embolie pulmonaire et de saignements majeurs, mais sans influence sur la mortalité.
Deux études: AMPIFY-EXT (1) et EINSTEIN-CHOICE (2) se sont penchées de manière spécifique sur cette problématique.
Deux attitudes ont été évaluées par le panel co-dirigé par Saskia Middeldorp (Amsterdam) et Alfonso Iorio (McMaster, Hamilton).
La prévalence des événements thromboemboliques influence la valeur prédictive des tests diagnostiques, ce qui rend parfois difficile le choix de l’examen à proposer pour affirmer le diagnostic ainsi qu’une bonne connaissance du risque de faux positifs et de faux négatifs, conclut dans un premier temps le panel mené par Wendy Lim (McMaster, Hamilton).
Ce sont 5 catégories de patients qui ont été passées en revue par une équipe menée par Mary Cushman (Vermont), patients qui ont bénéficié d’anticoagulants oraux ou par voie parentérale ou à l’aide de méthodes mécaniques (compression mécanique intermittente -IPS- et port de bas de contention -GCS-).
«Il existe un fort rationnel pour l’utilisation de filtres cave chez ces patients: la prophylaxie par anticoagulants est souvent contre-indiquée du fait d’un risque majeur de saignement, une prophylaxie mécanique n’est pas toujours possible du fait du risque de lésions, et les filtres ont montré qu’ils peuvent réduire le risque d’embolie pulmonaire symptomatique et de décès», signale David Anderson (Halifax, Canada).
Le gouvernement de la Région flamande a adopté sa réforme de la fiscalité immobilière. Désormais, les droits d’enregistrement pour l’achat d’un logement familial seront limités à 7%.
Si vous êtes pensionné(e), vous avez tout le loisir de poursuivre une activité professionnelle. Néanmoins, dans certains cas, les revenus que vous accumulez sont plafonnés. Prudence donc.
Depuis le 3 janvier, la directive européenne MiFID 2 est entrée en vigueur. Derrière ce nom barbare se cache un ensemble de régulations financières visant à protéger les investisseurs. Votre banque vous demande de remplir un nouveau questionnaire pour établir votre profil de risque? C’est normal et c’est tout à votre avantage.
Depuis le 1er décembre dernier, les modalités d’assimilation des périodes d’études pour le calcul de la pension ont été modifiées. Celles-ci s’appliquent aux travailleurs qui comptent prendre leur pension au plus tôt le 1er décembre 2018.
Depuis le 1er janvier 2018, les règles de déduction des frais de voiture pour les indépendants sont alignées sur celles qui s’appliquaient jusqu’alors aux dirigeants de sociétés. Conséquence immédiate: il faut désormais tenir compte du taux des émissions de CO2.
Ne ratez pas ce 2ème symposium! - Accréditation éthique et économie demandée - Où? Dolce La Hulpe Bruxelles- Quand? 17.03.2018
Les normes acoustiques à respecter en matière de bruit émis lors d'événements notamment musicaux se durciront à partir du 21 février prochain. La nouvelle législation autorisera dorénavant un niveau maximum du son amplifié fixé à 85 décibels (dB).
Le risque de cancer du sein est plus élevé pendant ou juste après l’utilisation d’une contraception hormonale que chez les femmes qui n’ont jamais utilisé de contraception hormonale. Et le risque augmente avec la durée du traitement, même si l’augmentation du risque absolu reste faible.
Après la résection d’un mélanome de stade IIIB, IIIC ou IV, un traitement adjuvant par nivolumab induit un allongement significatif de la survie sans récidive et une diminution des effets indésirables de grade 3-4 par rapport au traitement adjuvant par ipilimumab. Telle est la conclusion publiée par Weber et al. dans le New England Journal of Medicine.
Certains cancers du sein récidivent encore jusqu’à 20 ans après l’arrêt d’une endocrinothérapie adjuvante d’une durée de 5 ans. Le risque de métastases à distance s’avère être fortement corrélé au diamètre de la tumeur initiale et à l’atteinte ganglionnaire (statut TN). C’est ce que nous apprend une méta-analyse publiée dans le New England Journal of Medicine.
Les chercheurs confirment la piètre qualité des soins prodigués aux hommes atteints du cancer du sein et réclament un essai clinique.
Savez-vous que quelque 14,1 millions de nouveaux cas de cancer ont été recensés dans le monde en 2012, et que l'on s’attend à ce que le nombre de personnes diagnostiquées continue d’augmenter, avec une hausse des nouveaux cas estimée à près de 24 millions d’ici 2035?
Dans The Lancet, Krishansu Tewari et ses collaborateurs présentent leurs conclusions à l’issue d’une étude randomisée ouverte de phase III. Ces données apportent une preuve de concept pour l’efficacité et l’innocuité de la thérapie anti-angiogénique dans le traitement du cancer avancé du col de l’utérus.
Bientôt finies les coloscopies traditionnelles peu appréciées par les patients ? L’avenir pourrait être une petite capsule émettant des rayons X, qui vient d’être approuvée par les régulateurs en Europe.
Les inhibiteurs du protéasome sont efficaces. Mais ils ont des caractéristiques différentes qui pourraient se traduire par des bénéfices différents au quotidien...
La chimiothérapie adjuvante à base de témozolomide offre un bénéfice en survie significatif chez les patients souffrant d’un gliome anaplasique nouvellement diagnostiqué. C’est ce que suggèrent les résultats d’une analyse intermédiaire de l’étude CATNON, publiés dans The Lancet.
Un test baptisé du nom de CancerSEEK et développé par des chercheurs américains, peut détecter avant l’apparition de symptômes cliniques huit types de cancers courants.
Un nombre record de transactions immobilières ont été conclues en 2017 en Belgique, ressort-il du baromètre des notaires publié ce 18 janvier.
L’étude SCHOLAR-1, qui a évalué l’évolution des patients souffrant de lymphome à grandes cellules B réfractaire sur la base de 2 essais randomisés approfondis et de 2 bases de données universitaires, met en lumière les mauvais résultats obtenus dans cette population de patients, soulignant ainsi la nécessité de développer des traitements plus efficaces. La revue Blood publie les résultats de cette analyse.
En comparaison avec un placebo, le durvalumab, administré après la chimiothérapie, prolonge significativement la survie sans progression chez des patients atteints d’un cancer bronchique non à petites cellules, et ce avec un profil d’innocuité comparable dans les deux groupes. C’est ce que suggèrent les résultats d’une étude randomisée publiée dans le New England Journal of Medicine.
Chez les patients souffrant d’un mélanome avancé, la survie globale est bien meilleure sous nivolumab + ipilimumab ou sous nivolumab seul que sous ipilimumab en monothérapie. Tels sont les propos de Jedd Wolchok et de ses collaborateurs dans le New England Journal of Medicine.
Le caractère âge-dépendant de la récupération de la fonction érectile après prostatectomie peut-il être retenu comme argument pour justifier une chirurgie immédiate chez les sujets plus jeunes avec cancer de la prostate à bas risque?
L’immunothérapie par récepteur antigénique chimérique des cellules T (CAR T cells) envahit le paysage de l’oncohématologie. Mais les études restaient confidentielles car limitées par le recours à la technique. Un obstacle qui semble pouvoir être levé aujourd’hui...
La mastocytose systémique est une maladie rare qui demande la présence d’un critère majeur et d’un critère mineur ou de 3 critères mineurs. La mutation D816V de KIT (présente dans 90 à 95% des cas) est l’une des causes principales de la maladie...
La pathophysiologie de la LLC pourrait se résumer en deux actions: prolifération avec augmentation de l’expression de Ki-67, et apoptose avec augmentation de l’expression de BCL-2...
ABVD est le schéma de chimiothérapie le plus utilisé pour traiter le lymphome de Hodgkin de stade avancé qui représente 40% environ des patients souffrant de cette maladie. Il permet une rémission chez environ ¾ des patients. Mais ce schéma n’est pas dénué d’une certaine toxicité...
Le mogamulizumab, un anticorps monoclonal dirigé contre le récepteur C-C des chémokines de type 4 (CCR4), exerce un effet anti-inflammatoire et antinéoplasique par ce blocage...
En modulant l’affinité de l’hémoglobine pour l’oxygène, GBT440 (voxelotor), première molécule de cette classe, inhibe la polymérisation de l’hémoglobine S que l’on observe dans la drépanocytose...
Le syndrome immunitaire combiné sévère lié à l’X est une maladie rare et létale. Liée à des mutations de IL2RG, elle entraîne un déficit majeur du système immunitaire marqué par l’absence de cellules T et de cellules NK et l’absence de fonctionnalité des cellules B...
Il existe plus de 300 mutations du gène de la bêta-globine dans la thalassémie, et l’anémie, variable selon le gène muté, qui en résulte, nécessite souvent de multiples transfusions. Le seul traitement actuel est la greffe de cellules souches...
Le risque thromboembolique est conséquent chez les patients souffrant de cancer, près d’un sur cinq développant à un moment ou l’autre de son histoire une thrombose veineuse profonde ou une embolie pulmonaire. Plusieurs facteurs entrent en ligne de compte dans ce risque...
Dans la mesure où elle est liée à une anomalie monogénique, l’hémophilie de type A est un candidat idéal pour la thérapie génique. Le valoctocogene roxaparvovec qui permet grâce à un vecteur viral d’introduire le gène permettant la production de facteur VIII a été testé dans ce contexte...
Les patients avec hémophilie de type A produisent des taux de facteur VIII insuffisants pour permettre une coagulation efficace. Sans traitement, ces patients saignent de manière itérative, particulièrement en intra-auriculaire, avec les conséquences que l’on peut deviner...
L'info continue sur nos sites , dans nos prochaines newsletters et sur twitter ...
La phase terminale des affections chroniques s’accompagne souvent d’une cachexie. Le symptôme principal est une perte de poids non désirée, qui entraîne une faiblesse et un amaigrissement extrêmes chez le patient. Les causes de la cachexie sont très complexes et reposent sur l’association d’inflammations systémiques et de modifications métaboliques. ..
Plusieurs marqueurs liés à la maladie ou à l’hôte ont déjà été proposés pour prédire le résultat du traitement en cas de lymphome hodgkinien récidivant/réfractaire. La revue Blood publie les résultats d’une étude de Moskowitz et al., ainsi qu’un éditorial connexe de Gallamini, qui insistent sur le rôle central de l’évaluation du volume tumoral métabolique par TEP/TDM au FDG.
Dans une étude «en vie réelle», les patients souffrant de leucémie myéloïde chronique qui reçoivent des inhibiteurs de tyrosine kinase ont un excellent pronostic. Un tiers des sujets remplit les conditions nécessaires pour tenter un arrêt du traitement. Tels sont les propos d’Inge Geelen et al. dans la revue Haematologica.
La TEP-TDM est-elle utile pour évaluer la réponse à la chimiothérapie et éventuellement adapter le traitement chez les patients souffrant d’un lymphome hodgkinien avancé? Borchmann et al. se sont penchés sur cette question dans une étude randomisée de phase III, dont les résultats sont publiés dans The Lancet.
En cas d’hémorragie, il n’y a pas de temps à perdre. Même un léger report de l’administration d’acide tranexamique réduit l’effet du traitement. Ce dernier doit donc être administré immédiatement. Telle est la conclusion d’Angèle Gayet-Ageron et al. à l’issue d’une méta-analyse dont les résultats ont été publiés dans The Lancet.
La présence de mutations de TP53 est associée à une forme phénotypiquement distincte et très agressive de lymphome à cellules du manteau, qui ne répond pas, ou très peu, aux schémas combinant cytarabine, rituximab et autogreffe de cellules souches. Telle est la conclusion de Christian Eskelund et al. à l’issue d’une étude dont les résultats ont été publiés dans la revue Blood.
La prophylaxie par émicizumab est associée à une réduction significativement accrue des saignements, par rapport à l’absence de prophylaxie, chez les patients atteints d’hémophilie A et présentant des allo-anticorps. Telle est la conclusion formulée par Johannes Oldenburg et al. dans le NEJM.
Le brentuximab vedotin induit une réponse objective significativement meilleure, persistant pendant au moins 4 mois, par rapport au méthotrexate ou au bexarotène chez les patients présentant un lymphome cutané à cellules T CD30+. Tel est le résultat rapporté par une étude internationale de phase III, conduite en ouvert et publiée dans The Lancet.
Une étude publiée dans The Lancet suggère que l’anti-inflammatoire canakinumab peut réduire significativement l’incidence/la mortalité du cancer du poumon chez des patients souffrant d’athérosclérose.
En comparaison avec un placebo, la combinaison dabrafénib + tramétinib administrée en adjuvant réduit sensiblement le risque de récidive chez les patients atteints d’un mélanome de stade III qui sont porteurs de mutations BRAFV600E ou BRAFV600K. En outre, ce traitement combiné adjuvant ne cause pas d’effets toxiques supplémentaires. Tels sont les propos de Georgina Long et de ses collaborateurs dans le New England Journal of Medicine.
Le gouvernement fédéral a validé la possibilité de gagner jusque 6.000 euros par an de revenus complémentaires non imposables et pour lesquels aucune charge ne doit être versée. La mesure vise les salariés qui travaillent au moins à 4/5e temps, les indépendants et les pensionnés. Des exceptions sont prévues pour les demandeurs d’emploi.
Dès 2018, le délai de carence pour les indépendants en arrêt maladie sera réduit de moitié. Si vous êtes en situation d’incapacité de travail, le délai avant de pouvoir bénéficier des indemnités passera d’un mois à deux semaines.
Coup sur coup, le gouvernement fédéral a revu sa copie sur deux mesures fiscales qui intéressent beaucoup les contribuables: l’imposition des comptes-titres et l’avantage fiscal propre aux voitures hybrides.
Plusieurs institutions financières ont récemment annoncé avoir intégré les trackers dans la gamme de produits boursiers proposés à leurs clients particuliers. Ces fonds indiciels adoptent une politique d’investissement beaucoup plus claire que la plupart des fonds et sicavs traditionnels. Mais comme tous les produits de placement, ils ne sont pas sans risque.
Début novembre, l’organisation de défense des consommateurs Test-Achats lançait un pavé dans la mare et affirmait que les paiements sans contact pouvaient attirer les fraudeurs. La Fédération belge du secteur bancaire n’a pas tardé à réagir.
Chez les enfants atteints d’une leucémie aiguë, la greffe allogène de cellules souches hématopoïétiques (GCSH) à base de cellules souches émanant d’un donneur apparenté HLA-haplo-identique (haplo-GCSH) après déplétion en lymphocytes T et B obtient des résultats aussi bons en termes de survie sans leucémie et de survie sans maladie du greffon contre l’hôte que la GCSH avec des cellules souches émanant d’un donneur HLA-compatible. Telle est la conclusion formulée par Franco Locatelli et al. dans la revue Blood.
Le nivolumab (Opdivo®, BMS) améliore la survie à 3 ans chez les patients souffrant d’un carcinome à cellules rénales avancé après un traitement antérieur.
Une étude de cohorte suggère que la chirurgie est supérieure au traitement trimodal dans le carcinome urothélial de la vessie envahissant le muscle. La différence diminue toutefois avec l’âge.
Les sujets atteints de psoriasis modéré à sévère sont souvent traités de façon systémique et nombre de ces traitements ont des propriétés immunosuppressives pouvant favoriser l'apparition de cancers.
Leader européen en médecine de précision dans le cancer la société belge OncoDNA, bénéficie aujourd’hui d'une plateforme web avec 14.000 personnes où le patient et l'oncologue peuvent communiquer et partager en toute sécurité.
L’ajout de l’inhibiteur de kinase midostaurine à la chimiothérapie standard améliore la survie globale et la survie sans événement chez les patients atteints de leucémie myéloïde aiguë (LMA) porteurs d’une mutation FLT3.
Les résultats obtenus chez les patients atteints d’amylose AL ont connu une amélioration ces 15 dernières années, avec un diagnostic plus précoce, une meilleure réponse au traitement, une diminution de la mortalité et une meilleure survie globale. Telle est la conclusion de l’étude menée par Eli Muchtar et al. et publiée dans Blood.
La mise en œuvre du Care Programme for the Last Days of Life contribue à une amélioration des soins prodigués au cours des derniers jours de vie des personnes âgées hospitalisées dans un service de gériatrie aiguë. Tels sont les propos d’une équipe de recherche dirigée par notre compatriote Kim Beernaert dans The Lancet.
Deux études (STAMPEDE et LATITUDE) publiées dans le NEJM se sont penchées sur l’adjonction de la combinaison abiratérone + prednisolone à la thérapie par privation androgénique dans la prise en charge du cancer de la prostate. Tant Karim Fizazi que Nicholas James ont obtenu des résultats prometteurs.
Les compagnies d’assurances se sont engagées à prolonger la couverture des contrats d’assurance revenu garanti jusqu’à 65 ans. Cette disposition concerne au premier plan les indépendants.
La Belgique propose depuis 2008 un traitement fiscal attractif pour les revenus tirés des droits d’auteur liés à la création d’œuvres originales. La notion d’œuvre étant très large, celle-ci trouve de nombreuses applications dans une démarche d’optimisation fiscale.
Le marché locatif du kot étudiant est en plein boum. Afin d’éviter les abus, de faciliter la vie des étudiants mais également des propriétaires, les Régions adoptent des règles plus souples dans leurs codes du logement respectifs.
Malgré différents messages à l’usage des clients, les victimes de fraudes bancaires sont toujours plus nombreuses en Belgique. Le secteur se lance dans une nouvelle campagne de prévention.
Les rumeurs se précisent au sujet d’une révision en profondeur de la fiscalité des voitures de société recourant à la technologie hybride. Des révélations dans la presse font état d’un sérieux tour de vis à partir de 2018.
Après 20 ans de suivi d’hommes atteints d’un cancer localisé de la prostate, il apparaît que la chirurgie ne contribue pas à une réduction significative de la mortalité globale ou liée au cancer en comparaison avec l’observation. C’est du moins ce que suggèrent les résultats d’une étude de Timothy Wilt et al. publiée dans le NEJM.
Associé au trastuzumab et à la chimiothérapie, le pertuzumab améliore significativement la survie sans maladie invasive chez les patientes souffrant d’un cancer du sein HER2+ de stade précoce opérable. Tels sont les propos de Gunther von Minckwitz et de ses collaborateurs dans le NEJM.
Ces dernières années, les inhibiteurs de BRAF et de MEK et les immunothérapies sont venus s’ajouter à l’arsenal thérapeutique disponible pour les patients atteints d’un mélanome inopérable ou métastasé. Les inhibiteurs de BRAF font appel à la présence d’une mutation de BRAF pour lutter contre la croissance des cellules cancéreuses. 40 à 60% des personnes souffrant d’un mélanome sont porteuses de cette mutation.
Un test d'urine, qui permettra d'identifier une quinzaine de formes de tumeur à un stade précoce, sera disponible d'ici quelques années, avance samedi le cancérologue néerlandais Bob Pinedo dans le journal De Telegraaf.
Dans quelle mesure l’expression de l’EGFR (Epidermal growth factor receptor) est-elle susceptible d’identifier les carcinomes spinocellulaires de mauvais pronostic et d’orienter la stratégie thérapeutique?
Le microenvironnement de la prostate pathologique semble caractérisé par un microbiome spécifique.
Une task force de l’International Society of Geriatric Oncology a formulé des recommandations concernant l’approche du cancer de la prostate chez le sujet âgé. Elle donne son opinion sur les paramètres à prendre en compte avant de statuer sur l’attitude thérapeutique.
Le gouvernement fédéral a annoncé qu’il allait désormais sanctionner plus durement les indépendants qui ne procèdent pas à des versements anticipés. Les pénalités vont être multipliées par trois!
Le Syndicat neutre des Indépendants (SNI) a mené une large enquête auprès des médecins, dentistes et autres professions (para-)médicales. Il en ressort que 5% des rendez-vous ne sont pas honorés par les patients. Et cela a un coût !
La FSMA (Financial Services and Markets Authority) a publié la première édition de son grand rapport sur les pensions complémentaires des dirigeants d’entreprises indépendants. Cette étude brosse le tableau des grandes tendances en Belgique. Elle fera désormais l’objet d’une actualisation tous les deux ans. Principal enseignement: en moyenne, les sociétés constituent pour leur dirigeant un capital pension qui représente 103.000 euros.
Des chercheurs de l'Université de Louvain (KU Leuven) et du Francis Crick Institute (Londres) ont identifié 27 nouveaux gènes qui freinent la croissance de cellules cancéreuses.
Dès le 1er septembre 2018, la vaste réforme du droit successoral belge entrera en vigueur. La nouvelle loi modifie la manière dont les résidents belges peuvent organiser la planification de leur succession. Le partage des successions sera également impacté.
Les partis de la majorité fédérale ont annoncé avoir obtenu un accord sur la levée du secret bancaire en Belgique. Une base de données sera ainsi créée: elle devra répertorier les comptes bancaires et leurs titulaires.
L’acide acétyl-salicylique (AAS) pourrait réduire le risque de décès par cancer de la prostate.
La quantification de l’expression d’AR-V7 par PCR sur sang total est associée à la réponse à l’abiratérone et à l’enzalutamide dans le cancer de la prostate résistant à la castration. Elle pourrait constituer une alternative utile à la mesure de l’expression à partir des cellules tumorales circulantes, technique plus complexe.
Le débat radiothérapie immédiate versus radiothérapie de secours après prostatectomie dans les cancers de la prostate à risque reste ouvert…
Andrew J. Armstrong (7) a souligné l’importance du BSI (Bone Scan Index), développé en 1998 comme méthode de quantification de la masse osseuse envahie par des métastases pour l’imagerie. Chez les hommes atteints d’un mCRPC, il est important de pouvoir évaluer la quantité de métastases osseuses, dans la mesure où la majorité d’entre eux en ont. La scintigraphie osseuse mesure indirectement l’activité tumorale en évaluant l’activité des ostéoblastes dans le micro-environnement de la tumeur.
Mary-Ellen Taplin (6) a abordé la pratique clinique associée à la détection du variant 7 du récepteur des androgènes (AR-V7). Elle s’est appuyée sur les résultats de l’étude randomisée ARMOR3-SV, qui compare la galétérone et l’ENZ chez des hommes atteints d’un mCRPC AR-V7+.
Gerhardt Attard a réalisé avec son équipe une étude de phase IV randomisée, en double aveugle, avec contrôle contre placebo, afin d’examiner la pertinence du maintien d’ENZ après progression du PSA chez les hommes atteints d’un mCRPC et n’ayant encore jamais suivi de chimiothérapie.
Abdenour Nabid a évalué la durée de l’ADT en cas de cancer de la prostate à haut risque et a présenté les résultats finaux d’une étude de phase III dans ce cadre.
Glenn Heller s’est intéressé à la valeur des quantités de CTC en tant que marqueur de la survie en cas de mCRPC.
Les patients souffrant d'un cancer ont besoin de discuter avec leur chirurgien même après leur traitement. Or, beaucoup de spécialistes écourtent cette conversation post-opération. La ministre de la Santé publique, Maggie De Block va octroyer un honoraire plus élevé pour inciter à la discussion.
Andrew J. Armstrong a souligné l’importance du BSI (Bot Scan Index), développé en 1998 comme méthode de quantification de la masse osseuse envahie par des métastases pour l’imagerie.
Mary-Ellen Taplin a abordé la pratique clinique associée à la détection du variant 7 du récepteur des androgènes (AR-V7). Elle s’est appuyée sur les résultats de l’étude randomisée ARMOR3-SV, qui compare la galétérone et l’ENZ chez des hommes atteints d’un mCRPC AR-V7+.
Nicholas D. James a présenté les résultats de survie de l’étude STAMPEDE, qui a évalué l’abiratérone chez des hommes atteints d’un cancer de la prostate à haut risque sous traitement anti-androgénique sur le long terme.
La prostatectomie assistée par robot avec préservation de l’espace de Retzius pourrait présenter un avantage en matière de continence urinaire précoce.
Le sucre provoque la croissance des tumeurs et rend le cancer plus agressif, ressort-il de recherches menées durant 9 ans par des scientifiques de l'Institut flamand de biotechnologie (Vlaams Instituut voor Biotechnologie - VIB), de la Katholieke Universiteit Leuven (KUL) et de la Vrije Universiteit Brussel (VUB), dont les résultats sont publiés dans la revue "Nature Communications".
La prise en charge des NSCLC avec translocation d’ALK avait été bouleversée avec l’arrivée du crizotinib, mais la progression est la règle, le plus souvent au cours de la première année, avec le cerveau pour site de rechute le plus fréquent. L’alectinib, dont l’activité sur le réarrangement d’ALK est plus large en comportant certaines des mutations résistantes au crizotinib, pénètre le SNC et offre un taux de réponse de 64%. Traitement de référence en cas de résistance au crizotinib, il a aussi montré une belle efficacité en première ligne...
Le dacomitinib, un inhibiteur irréversible des tyrosine kinases de l’EGFR (HER1, HER2 et HER4) de 2e génération, a montré en phase II un taux de réponse de 75,6% et une PFS médiane de 18,2 mois en première ligne thérapeutique chez des patients avec mutation EGFR. L’étude de phase III ARCHER 1050 l’a testé à la dose de 45mg/jour en première ligne thérapeutique (n = 227) en le comparant au géfitinib 250mg/jour (n = 225) chez des patients avec NSCLC EGFR muté sans métastases cérébrales; la PFS était le critère primaire d’évaluation.
Les résistances secondaires ne sont pas rares avec les ALK-ITK de 1e et 2e générations. Le lorlatinib, un inhibiteur spécifique de ALK et ROS1, est actif contre ces résistances, en particulier G1202R (1). Il pénètre également le SNC, où il a démontré une activité intéressante (2).
Les métastases cérébrales sont fréquentes (plus de 40% des cas) chez les patients EGFR muté. Elles sont aussi associées à un moins bon pronostic...
Federico Innocenti a indiqué qu’un profilage moléculaire des patients est essentiel pour garantir une prise en charge rigoureuse en oncologie.
Les fonds de placements et les sicavs attirent des investisseurs toujours plus nombreux en Belgique. Cette tendance montre que les Belges préfèrent confier leurs placements à des gestionnaires professionnels, plutôt que composer eux-mêmes leur portefeuille.
Jadis utilisée comme une technique fiscalement avantageuse pour sortir du cash d’une société, la réducation de capital sera désormais soumise au paiement du précompte mobilier.
Les progrès affichés par l’immunothérapie et les traitements personnalisés n’ont pas encore modifié l’habitude de proposer des doublets à base de platine en cas de NSCLC de stade avancé. Par ailleurs, la stratégie de maintenance dans les NSCLC non épidermoïdes avec le pémétrexed a montré un avantage en survie chez les patients qui n’étaient pas en progression après un traitement d’induction.
Le SPF Finances vient d’ouvrir 11 Infocenters, entièrement dédiés aux questions fiscales. Vous perdez votre latin dans l’imbroglio des règles d’imposition de notre beau pays? Vous saurez désormais à quelle porte sonner.
Dans son accord budgétaire 2018, le gouvernement fédéral a annoncé une baisse progressive du taux nominal de l’impôt des sociétés. La mesure se veut particulièrement avantageuse pour les PME. Néanmoins, son impact ne sera pas neutre pour les dirigeants d’entreprises.
Depuis le 1er septembre, la Belgique applique l’échange de données bancaires avec une centaine de pays. La mesure vise les comptes détenus en Belgique par des résidents étrangers, mais également les comptes que les Belges possèdent en dehors de nos frontières. Objectif: une plus grande transparence fiscale.
L'investisseur flamand Marc Coucke était à Durbuy mercredi soir pour présenter la campagne de prévention du cancer colorectal qu'il s'apprête à lancer en Wallonie au côté de l'ASBL Stop Darmkanker du Dr. Luc Colemont.
Quelque 630.000 cancers, soit environ 40% de la totalité des cancers détectés en 2014 aux Etats-Unis, étaient liés à un poids excessif, ont indiqué mardi les autorités sanitaires américaines, réitérant leur appel à davantage de prévention.
L'association Think Pink, qui sensibilise au dépistage du cancer du sein, émet des critiques mercredi au sujet d'une nouvelle assurance qui peut être contractée par les femmes traitées pour un cancer du sein ou d'autres cancers propres aux femmes, rapportent les titres Mediahuis.
Associer le bévacizumab au traitement standard a montré un bénéfice en PFS et en survie globale dans le NSCLC métastatique. L’intérêt de le maintenir après progression avait déjà été démontré en cas de cancer colorectal et de cancer du sein. Il semblait donc logique de le tester en maintenance dans le NSCLC, ce qu’AvaALL, une étude prospective internationale, a réalisé après avoir inclus 485 patients ayant progressé sous traitement par un doublet à base de platine en association avec le bévacizumab.
Kim N. Chi a présenté les résultats d’une étude randomisée de phase II comparant l’association ABI à l’enzalutamide (ENZ) pour les patients atteints d’un mCRPC.
Maha Hussain (1) a présenté des données actualisées sur l’utilisation d’abiratérone (ABI) en association avec de la prednisone (P), avec ou sans véliparib (VEL), chez des hommes atteints d’un cancer de la prostate métastasé résistant à la castration (mCRPC, pour metastatic Castration-Resistant Prostate Cancer).
Daniel Eidelberg Spratt a expliqué un nouveau modèle de risque clinique/génétique pour une évaluation plus précise du risque de métastases chez les hommes atteints d’un carcinome prostatique localisé.
S-TRAC a montré que le sunitinib peut prolonger la DFS en phase adjuvante en cas de cancer du rein à haut risque (HR = 0,76; p = 0,03). La même étude a montré que l’avantage en DFS se maintient avec le temps.
La Commission européenne (CE) a accordé une autorisation de mise sur le marché pour l’atezolizumab (TECENTRIQ®)...
«Près de 3 patients sur 4 avec cancer du rein ont une maladie localisée, mais 30-40% des patients à haut risque récidivent après néphrectomie», rappelle Robert Motzer (MSKCC). Le sunitinib en adjuvant permet d’allonger la PFS dans S-TRAC, mais pas dans ASSURE. Le pazopanib a également été testé en adjuvant dans l’étude PROTECT, dont les résultats ont été présentés par Robert Motzer.
Le pazopanib fait partie des traitements standard de première ligne des cancers du rein métastatiques (1). Devant le risque hépatotoxique de son association avec le pembrolizumab dans les cohortes A et B d’une étude de phase I/II (2), une administration séquentielle pazopanib puis combinaison a été prévue dans une cohorte C de la même étude (3).
Bien tolérée, l’électro-chimiothérapie donne de bons résultats en termes de réponse et de survie dans les métastases cutanées du mélanome. Certains facteurs semblent en mesure de contribuer à l’évaluation de la probabilité de réponse.
Combiner atézolizumab et bévacizumab augmente la migration des cellules T antigéniques spécifiques en cas de cancer du rein métastatique. L’étude de phase II IMmotion150 a, dans ce contexte, comparé la combinaison de ces deux produits au nivolumab 1.200mg IV Q3W ou au sunitinib 50mg (4/2) auprès de 305 patients avec cancer du rein localement avancé ou métastatique jamais traités auparavant. Les deux groupes en monothérapie passaient à la combinaison après progression...
Le pronostic des patients avec cancer du rein métastatique est sévère, la survie à 5 ans n’atteignant que 8%...
À l’inverse de la majorité des cancers, le nombre de décès liés à un cancer pancréatique est en augmentation constante (1). De plus, la majorité (50-60%) de ces cancers se présente au stade métastatique (2), ce qui soulève la question de savoir quelle est l’utilisation optimale des traitements actuels.
L’étude australienne ABC (Anti-PD-1 Brain Collaboration) a réparti en 3 cohortes 76 patients avec métastases cérébrales de ≥ 5mm mais < 40mm jamais traités par immunothérapie...
Les métastases cérébrales d’un mélanome se traitent souvent par radiothérapie stéréotaxique en cas de maladie oligométastatique ou par radiothérapie entière du cerveau en cas d’atteinte leptoméningée, mais sans impact sur la survie ni sur la maladie extra-crânienne, et avec une toxicité neurologique immédiate et tardive parfois importante. Les traitements anti-BRAF ont par contre démontré une belle activité intra-crânienne, tandis que l’expérience que l’on a des agents immunothérapiques dans cette indication est limitée car ces patients sont généralement exclus des essais cliniques...
Après avoir publié les résultats intermédiaires sur 131 tumeurs urothéliales, le Cancer Genome Atlas Research Network présentait, avec Seth Lerner (Baylor College of Medicine), les résultats définitifs sur 412 patients, dont 61% étaient T3-4 et 31% N+.
La réforme de l’impôt des sociétés (ISOC) est à l’agenda depuis la prise de fonction du gouvernement actuel… en 2014. Après de tumultueux débats, un accord a enfin été obtenu. D’autres mesures annoncées visent à alléger la pression fiscale sur les indépendants.
Dès le 1er février prochain, la procédure pour changer de banque sera simplifiée. Les informations à transmettre à vos contreparties seront entièrement communiquées par un service centralisé.
Fin juillet, le gouvernement Michel annonçait être parvenu à un accord budgétaire. Ambitieux, celui-ci englobe un imposant paquet de mesures visant notamment à stimuler l’activité économique via l’allègement d’une série de prélèvements. En contrepartie, certains pans de la fiscalité sont relevés. Nous avons décrypté pour vous quelles en seront les conséquences pour les indépendants, les épargnants et les investisseurs.
Comptes d’épargne, comptes-titres, épargne-pension, dividendes… rares sont les volets de l’épargne privée qui échappent aux réformes annoncées. Toutes les mesures semblent s’articuler autour de deux axes principaux: d’une part, déplacer la fiscalité du travail vers une taxation des revenus du capital; de l’autre, décourager l’épargne au profit de l’investissement dans l’économie réelle.
La quatrième édition de la déclaration libératoire unique (DLU 4) a souffert de quelques ratés au démarrage. Après 7 mois d’hésitation, la nouvelle formule est désormais pleinement opérationnelle.
La semaine dernière, huit hôpitaux anversois et brabançons ont signé un accord de collaboration suprarégional visant à mettre sur pied le réseau oncologique Vésale.
L’activité des inhibiteurs de points de contrôle ne fait aujourd’hui plus de doute, comme cela a été démontré plus haut. Mais c’est encore insuffisant, «raison pour laquelle plusieurs combinaisons sont testées», explique David Smith (Ann Arbor).
Le REGN2810, un anticorps humanisé IgG4 contre PD-1, a montré un taux de réponse intéressant dans divers types de tumeurs solides en phase I. Cette étude de phase I a conduit au choix de la dose de 3mg/kg pour les phases d’extension...
Combiner dabrafénib et tramétinib améliore le pronostic des patients porteurs d’un mélanome métastatique exprimant la mutation BRAF V600 par rapport au traitement avec inhibiteur de BRAF en monothérapie, la survie étant influencée aussi par le taux de LDH au départ et le nombre d’organes atteints par des métastases...
Le tropisme cérébral est fréquent au cours de l’évolution du mélanome (43% dans les études cliniques et 75% à l’autopsie). Il est associé à un pronostic sombre et pose d’importants problèmes thérapeutiques car peu d’études ont évalué l’impact des nouveaux traitements au niveau cérébro-méningé...
Depuis le 4 septembre Onco-hemato et les 10 autres sites web de RMN ont fait peau neuve et présentent un nouveau design, plus élégant, plus riche en contenu et plus accessible.
L'organisation Pink Ribbon, active depuis dix ans en Belgique, mettra en vente à partir de ce samedi 9 septembre son troisième ruban, indique-t-elle mardi. La vente de ce ruban permettra de financer des projets psychosociaux d'appui aux (ex-)patientes. Le cancer du sein est le plus fréquent chez les femmes belges, souligne l'organisation.
Le pembrolizumab a démontré une supériorité sur la chimiothérapie classique en première ligne thérapeutique d’un NSCLC de stade IV non résécable exprimant PD-L1. Devant la difficulté d’évaluer de manière simple le devenir des patients, l’EMA avait défini en 2012 le concept de PFS2 comme le délai entre la randomisation et la progression ou le décès quelle qu’en soit la cause, observé après le traitement de deuxième ligne...
L'immunothérapie a suscité tant d'espoirs chez les patients cancéreux que l'apparition d'une progression sous traitement est souvent considérée comme une fin annoncée. Et pourtant…
Les données actualisées de l’étude AURA3 présentées à l’ASCO confirment la supériorité de l’osimertinib par rapport à la chimiothérapie chez les patients avec métastases du système nerveux central (SNC), en termes de taux réponse, de durée de réponse et de survie sans progression. Nous savions déjà que l’osimertinib pénètre au sein du SNC et entraîne une amélioration radiologique des métastases localisées à cet endroit (1).
Une patiente âgée de 38 ans s’est présentée pour une érosion du mamelon droit, ne cicatrisant pas malgré l’application d’antiseptiques depuis plus d’un mois...
Par rapport à la chimiothérapie seule, le traitement par blinatumomab permet d’allonger significativement la survie totale chez des adultes atteints d’une leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) à précurseurs B récidivante ou réfractaire. Telle est la conclusion tirée par Hagop Kantarjian et al. dans un article paru dans le New England Journal of Medicine.
Parce qu’elle conduit à des résultats comparables à ceux de l’excision locale large, en termes de récidives et de survie.
Le rôle des experts scientifiques médicaux est vaste, et comprend notamment la définition d’attitudes thérapeutiques qui tiennent la route au profit du patient. C’est ce qu’a réalisé la collaboration IDEA (International Duration Evaluation of Adjuvant chemotherapy), mise sur pied il y a 10 ans environ, avec le soutien financier du NCI américain, du MRC britannique, du Ministère de la Santé français et de l’INCA, de l’Agence nationale du médicament italienne et d’une fondation japonaise, indépendamment donc de toute ingérence de l’industrie pharmaceutique. Chacune de ces agences a financé une étude dans son pays comparant deux attitudes thérapeutiques en traitement adjuvant du cancer du côlon. Ce sont les résultats colligés des 6 études entreprises à travers 10 pays qui sont présentés ici.
Chez des patients âgés atteints d’un glioblastome, l’ajout de témozolomide à une radiothérapie brève permet d’allonger la survie, par rapport à la seule radiothérapie brève. James Perry et al. ont publié les résultats d’une étude randomisée dans le New England Journal of Medicine.
D’après une étude publiée dans le New England Journal of Medicine, l’ajout d’eltrombopag au traitement immunosuppresseur s’est accompagné d’une réponse hématologique significativement meilleure chez des patients atteints d’anémie aplasique sévère que dans une cohorte historique.
Dans le New England Journal of Medicine, Jean-Antoine Ribeil et al. ont décrit le cas du premier patient au monde traité par thérapie génique contre la drépanocytose. Concrètement, le traitement a consisté en l’introduction, au moyen d’un vecteur lentiviral, d’un gène de la bêta-globine inhibiteur de la falciformation dans des cellules souches hématopoïétiques autologues.
En première intention, le céritinib est associé à un bénéfice de survie sans progression statistiquement et cliniquement significatif par rapport à la chimiothérapie chez des patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) avancé avec réarrangement d’ALK. Telle est la conclusion d’une étude randomisée ouverte de phase III dont les résultats ont été publiés dans le Lancet.
Les résultats d’une étude de phase III internationale, publiés dans le New England Journal of Medicine, suggèrent que l’administration de pembrolizumab en deuxième intention permet d’allonger significativement la survie totale et de réduire les effets secondaires liés au traitement, par rapport à la chimiothérapie, dans des cas de carcinome urothélial avancé.
L’administration de trastuzumab en adjuvant pendant 1 an après la chimiothérapie améliore la survie sans maladie à long terme de manière significative chez des patientes atteintes d’un cancer du sein HER2+ à un stade précoce. Le fait de la prolonger jusqu’à 2 ans n’apporterait cependant pas d’effet favorable supplémentaire.
Alan P. Venook a fait référence au congrès de l’ASCO de 2014, lors duquel les résultats de l’étude CALGB/SWOG 80405 avaient été présentés. Cette dernière révélait que l’ajout de bévacizumab ou de cétuximab à la chimiothérapie FOLFOX ou FOLFIRI de 1ère intention ne changeait rien en termes de survie globale (OS pour Overall Survival) ou de survie sans progression (PFS pour Progression-Free Survival) pour les patients souffrant d’un cancer du côlon métastasé avec KRAS de type sauvage. Une analyse en fonction de la localisation de la tumeur primitive (à gauche ou à droite), présentée lors du congrès 2016 de l’ASCO, a montré que l’OS était meilleure lorsque la tumeur était située à gauche (33,3 mois, contre 19,4 mois pour les tumeurs situées à droite).
Alberto F. Sobrero, qui a présenté les résultats de l’étude TOSCA (le volet italien du projet IDEA), a souligné qu’au moment où cette étude a démarré, une chimiothérapie de 6 mois à base d’oxaliplatine était le traitement adjuvant standard pour les cancers du côlon de stades II et III. Il a également indiqué que, compte tenu de la neurotoxicité cumulative associée à l’oxaliplatine, un raccourcissement de la durée du traitement, sans perte d’efficacité, pourrait être avantageux à la fois pour le patient et la société.
Kimmie Ng a indiqué que la vitamine D possède des propriétés antinéoplasiques et que son récepteur est exprimé par les cellules du cancer colorectal. La vitamine D a également fait preuve d’une activité antiproliférative dans des modèles murins de carcinome colorectal. En outre, des études observationnelles prospectives réalisées sur des patients présentant des métastases ont établi un lien entre une élévation des valeurs plasmatiques de 25-hydroxy-vitamine D et un prolongement de la PFS et de l’OS. Toutefois, l’incertitude plane toujours sur le rôle des compléments de vitamine D dans le traitement du carcinome colorectal métastasé.
Scott Kopetz a indiqué que 7% des patients souffrant d’un cancer colorectal métastasé sont porteurs de mutations BRAFV600E. Il a également précisé que ces mutations sont associées à une biologie agressive, à une survie de courte durée et à une mauvaise réponse à la chimiothérapie traditionnelle.
Thierry André a présenté les résultats de l’étude IDEA France. Il a rappelé qu’une chimiothérapie adjuvante de 6 mois à base de fluoropyrimidines et d’oxaliplatine constitue le traitement standard pour le cancer du côlon de stade III. Le raccourcissement de la durée de cette thérapie pourrait être avantageux, dans la mesure où il permettrait de limiter les effets secondaires et de réduire la facture...
Timothy Iveson a présenté les résultats finaux en matière de survie sans maladie (DFS pour Disease-Free Survival) de l’étude SCOT (Short Course Oncology Treatment), la branche britannique du projet IDEA. Le fait que la chimiothérapie de 6 mois à base d’oxaliplatine soit depuis plus de 10 ans la pierre angulaire du traitement adjuvant pour le cancer du côlon a également été le point de départ de cette étude. Ici aussi, les chercheurs se sont penchés sur la neurotoxicité cumulative, dose-dépendante et potentiellement irréversible associée au traitement à base d’oxaliplatine, estimant qu’un raccourcissement de la durée de la thérapie pouvait contribuer à une réduction significative de la toxicité et des coûts.
La concentration plasmatique des métabolites du NO et de l’arginine pourrait contribuer à détecter précocement la toxicité cardiaque des anticancéreux.
La radiothérapie stéréotaxique (RTS) est l'approche classique des cancers du poumon non à petites cellules (CPNPC) de stade I non opérables et elle est par ailleurs de plus en plus souvent pratiquée chez des sujets pouvant pourtant être opérés.
La survie est considérée comme le critère absolu dans les études évaluant les traitements pharmacologiques. Des experts se sont demandés si un suivi des patients cancéreux par voie digitale est susceptible de l’améliorer.
Alors que la chimiothérapie à base de platine améliore la survie dans le cancer urothélial de stade avancé, ces dérivés sont contre-indiqués en cas d’insuffisance rénale ou d’état général altéré, ce qui est fréquent chez les patients avec cancer urothélial, en raison de leur âge avancé. Les alternatives étudiées à ce jour ne sont pas dénuées de toxicité, ce qui ne semble pas être le cas des inhibiteurs de points de contrôle...
Aucun traitement de deuxième ligne ne fait l’unanimité à travers le monde, avec un usage préférentiel de la vinflunine en Europe, alors que ce sont les taxanes qui sont mis en avant par les NCCN. Dans le même temps, trois inhibiteurs de points de contrôle (atézolizumab, nivolumab et durvalumab) ont obtenu une approbation accélérée aux États-Unis sur base du taux de réponse...
Les schémas à base de platine sont la pierre angulaire du traitement des NSCLC de stade avancé, mais l’intérêt du doublet pose toujours question chez les patients âgés alors que plus de la moitié des cancers du poumon sont diagnostiqués après 65 ans.
L’immunothérapie pourrait modifier la biologie tumorale au point de prolonger le bénéfice en survie au-delà de la progression radiologique, ce qui pourrait expliquer une discordance entre la survie globale et le taux de réponse ou la PFS, comme cela a été observé dans l’étude OAK avec l’atézolizumab, qui avait été comparé en deuxième ligne thérapeutique au docétaxel. Après progression, la survie médiane a été de 8,6 mois dans le bras atézolizumab et de 6,4 mois dans l’autre bras.
La poly(ADP-ribose) polymérase (PARP) est une enzyme qui, comme BRCA, est impliquée dans la réparation de l’ADN, mais en utilisant une voie différente, la voie PARP, pour les cassures simple brin. Les voies de réparation de l’ADN – recombinaison homologue dépendante de BRCA et voie PARP – sont complémentaires. Si l’une d’elles est déficiente (la recombinaison homologue par mutation de BRCA) et que l’on bloque l’autre par un inhibiteur de PARP, on aboutit à la mort cellulaire par apoptose, alors que la cellule reste viable si une seule voie est déficiente. Plusieurs études de phase II ont suggéré l’intérêt de ces inhibiteurs PARP dans les cancers du sein de stade avancé avec mutation BRCA.
Les patients souffrant de cancers métastatiques présentent de nombreux symptômes inhérents à leur traitement, qu’ils n’expriment pas nécessairement auprès de leur médecin, et ce pour diverses raisons: ils ne sont pas conscients de la nécessité d’en parler, ils ne les mettent pas sur le compte de leur affection, la durée de la consultation n’a pas été suffisante pour aborder la question, le médecin n’y a pas accordé d’attention...
L’ipilimumab 10mg/kg a rejoint récemment l’interféron et le peginterféron en tant que traitement adjuvant de première ligne d’un mélanome de stade III. Cependant, l’étude EORTC qui avait conduit à son approbation à la dose de 10mg/kg avait aussi mis en évidence un taux élevé d’arrêts pour effets secondaires et 5 décès liés au traitement. Dans la mesure où l’ipilimumab à la dose de 3mg/kg a été approuvé dans le mélanome métastatique non résécable, malgré une survie légèrement inférieure, mais avec une incidence d’effets secondaires nettement moindre, il paraissait logique de comparer ces deux doses en phase adjuvante...
Malgré la surexpression du VEGF dans le mélanome et la relation entre son taux et le pronostic, le bévacizumab n’a démontré qu’une faible activité dans le mélanome de stade avancé, «peut-être parce qu’il devrait être administré plus tôt dans le cours de la maladie», postule Philippa Corrie. Il a donc été testé à la dose de 7,5mg/kg toutes les 3 semaines durant 1 an dans l’essai AVAST-M sur 1.343 patients avec mélanome réséqué de stade IIB, IIC ou III, versus placebo.
Peu fréquent, le mélanome de l’uvée représente cependant 5% de l’ensemble des mélanomes et 1 patient sur 5 développera des métastases au cours des 5 années qui suivent le diagnostic...
Notre taille a augmenté grâce à une meilleure alimentation et à de meilleurs soins de santé. Néanmoins, le réchauffement climatique pourrait bien renverser la vapeur. Des chercheurs ont constaté que dans un passé lointain, les hausses de température ont engendré une diminution de la taille des mammifères et des oiseaux.
Que ce soit en ouvrant un journal ou en ouvrant une application, tous les matins, des milliers de personnes consultent sans trop y penser leur horoscope du jour. Bien que la plupart du temps, nous affirmons ne pas accorder trop de crédit ou ne pas croire en l’astrologie, nous connaissons tous notre signe astrologique. Lire son horoscope, est-ce vraiment une simple distraction sans conséquence pour notre vie quotidienne?
La Commission européenne a approuvé Opdivo® (nivolumab) pour le carcinome urothélial localement avancé non résécable ou métastatique chez l’adulte après échec d’un précédent traitement à base de platine.
Il ne faut pas attendre la mi-février pour parler d’amour, la preuve, à Faugères, on en parle toute l’année…
Par rapport au schéma RVD (lénalidomide, bortézomib et dexaméthasone) seul, le schéma RVD + greffe s’est accompagné d’un allongement significatif de la survie sans progression chez des patients atteints de myélome multiple. Aucune différence significative n’a cependant pu être constatée entre les deux approches sur le plan de la survie totale. Telles sont les conclusions d’une étude randomisée publiée dans le New England Journal of Medicine.
Un suivi mené sur une période d’environ 11 ans a montré que l’efficacité de l’imatinib dans la leucémie myéloïde chronique (LMC) perdurait dans le temps et que son administration à long terme ne s’accompagnait pas d’une accumulation d’effets toxiques tardifs.
Forte du succès de l’édition de l’année dernière, MSD Belgique annonce l’ouverture de la quatrième édition du prix MSD Onco Award, une initiative visant à encourager, reconnaître et soutenir des projets améliorant la prise en charge des patients dans le domaine de l’oncologie.
Alcool et course à pied, même combat? Dans la mesure où les mêmes circuits de récompense sont impliqués, l’exercice pourrait être une substitution à l’addiction à l’alcool. Mais pas uniquement malheureusement… L’euphorie du coureur est une réalité dont il faut tenir compte également. Elle pourrait faire le lit d’une addiction à l’alcool. Dès lors, point trop n’en faut de cette arme à double tranchant? Le Pr Philip Gorwood (Centre de psychiatrie et de neurosciences, Paris) nous donne son avis dans cet article qui fait suite à celui du Pr Philippe De Witte sur la résistance mentale à l’effort sportif de très longue endurance.
Une étude ouverte non comparative de phase I/II a démontré le profil de sécurité favorable du nivolumab. La réponse objective durable qui a été constatée est indicatrice de son potentiel dans le traitement du carcinome hépatocellulaire avancé. Ces conclusions ont été publiées par Anthony El-Khoueiry et al. dans le Lancet
Chez les sujets qui ont bénéficié d’une transplantation d’organe, les lésions cutanées douloureuses et les carcinomes spinocellulaires sont prédictifs de mortalité.
Depuis le 1er juin, les trois régions du pays appliquent leurs propres montants pour l’octroi des allocations familiales. Désormais, selon que vous habitiez à Bruxelles, en Flandre ou en Wallonie, les montants perçus par enfant seront sensiblement différents.
Les ventes de voitures électriques sont en plein essor en Belgique. Pourtant, l’autonomie limitée de ces véhicules constitue encore le frein principal pour ceux qui hésitent à franchir le pas. Plusieurs sociétés proposent une solution sur mesure: un véhicule écologique en leasing, qui peut être échangé contre une voiture classique plusieurs semaines par an. Idéal pour les départs en vacances.
L’une des mesures phares du gouvernement actuel consiste à baisser le coût du travail, notamment en réduisant drastiquement les charges sur le premier employé engagé par une entreprise ou un indépendant. Un premier bilan indique que la mesure porte ses fruits.
Pendant l’été, de nombreux étudiants cherchent un job pour se faire un peu d’argent de poche. En tant qu’indépendant ou dirigeant de société, vous pouvez recourir aux prestations d’un jobiste. Néanmoins, il faut respecter certaines conditions.
Une société peut prêter de l’argent à son dirigeant, par exemple pour faire face à une dépense privée élevée et imprévue. Une telle opération ne doit pas être prise à la légère car elle attirera forcément l’attention de l’administration fiscale.
Dans le New England Journal of Medicine, Ann Woolley et al. ont documenté des cas d’anémie hémolytique auto-immune post-babésiose chez des personnes sans antécédents d’auto-immunité. Les personnes aspléniques forment un groupe à risque particulier.
La réalisation d’une seule sigmoïdoscopie flexible offre une protection substantielle contre le diagnostic de cancer colorectal et la mortalité qui y est associée. Et cette protection perdure jusqu’à 17 ans. Ces conclusions sont issues d’une étude randomisée contrôlée, publiée récemment dans le Lancet.
La localisation d’AR-V7 au sein des cellules tumorales circulantes semble en mesure d’optimiser l’interprétation de ce marqueur lors du choix entre taxane et inhibiteur de la voie de signalisation des androgènes dans le cancer de la prostate résistant à la castration.
La probabilité de voir une restauration de la fonction érectile et de la continence urinaire se dessiner au-delà de 12 mois après une prostatectomie n’est pas négligeable.
Le traitement de privation androgénique est souvent utilisé en cas de récidive biochimique après traitement primaire pour cancer de la prostate localisé. Mais a-t-il un impact sur la mortalité?
Les résultats à long terme de cette approche thérapeutique visant à épargner la vessie en cas de cancer infiltrant le muscle sont encourageants et poussent à l’envisager chez des patients sélectionnés.
La nouvelle gradation du cancer de la prostate (Prostate Cancer Grading System, PCGS), fait une distinction entre d’une part un score de Gleason 8, d’autre part un score de Gleason 9-10, en termes de récidive biochimique après chirurgie. Mais qu’en est-il de la survie à long terme?
La progression sous crizotinib n'exclut pas l'usage d'inhibiteurs ALK de nouvelle génération.
La vaccination antigrippale et les inhibiteurs de check-points de l'immunité font-ils bon ménage?
Une équipe de scientifiques belges a réussi à activer des cellules immunitaires «dormantes», ce qui permet de les faire intervenir contre les tumeurs. Cette avancée est une piste possible pour traiter une forme difficile de cancer de la moelle osseuse, le myélome multiple, annoncent jeudi le Vlaams Instituut voor Biotechnologie (VIB), l'UGent et la VUB.
Depuis plusieurs semaines, une vague d’agitation secoue tout ce qui touche de près ou de loin aux emprunts hypothécaires. En cause: un prétendu projet de loi qui interdirait aux banques de prêter plus de 80% du prix d’acquisition d’un bien immobilier. Or, si une réforme est bien à l’étude, la réalité est beaucoup plus subtile. Rassurez-vous: il sera à l’avenir toujours possible d’emprunter plus de 80% de la valeur d’un bien. Ça vous coûtera juste un peu plus cher.
Depuis son introduction en 2004, le système des titres-services a conquis plus d’un million d’utilisateurs en Belgique et fourni un emploi légalisé à environ 100.000 personnes, principalement dans le secteur du nettoyage à domicile. Jusqu’à présent, le domaine d’application des titres-services est strictement limité à des activités bien précises. La régionalisation de cette compétence pourrait à l’avenir changer la donne.
La Commission européenne a approuvé Opdivo® (nivolumab) de Bristol-Myers Squibb dans le traitement du cancer épidermoïde de la tête et du cou, en progression pendant ou après une chimiothérapie à base de sels de platine, chez l’adulte.
Le nouveau projet de loi relatif à l’insolvabilité des entreprises prévoit que les professions libérales auront désormais les mêmes droits que les sociétés commerciales en cas de difficultés financières. Autrement dit, médecins, dentistes, architectes ou avocats pourront désormais se déclarer en faillite.
Les marchés craignent les échéances électorales. Les investisseurs ont dès lors l’habitude (mauvaise?) d’anticiper les conséquences de l’élection de tel ou tel candidat, en fonction du contenu des programmes. Au lendemain des scrutins, les Bourses sanctionnent ou saluent. Le Brexit, Trump ou Macron doivent-ils peser dans votre stratégie de placement? Pas si sûr.
Si vous prévoyez un long voyage à l’étranger cet été, renseignez-vous à l’avance sur les frais liés à l’utilisation de vos cartes. Réservations, retraits, paiements… votre banque risque en effet de prélever des frais de transaction qui varient fortement en fonction de l’enseigne, du pays, du type de carte et de la nature de l’opération. Pour éviter les mauvaises surprises, inspectez scrupuleusement les tarifs avant votre départ.
La médecine et l’impression 3D (la manufacture additive) Prof. Dr Philippe A. Coucke, Chef du Service de Radiothérapie Centre Hospitalier Universitaire de Liège, Domaine Universitaire du Sart Tilman B35, 4000 Liège Différents secteurs industriels se tournent résolument vers la manufacture additive. Selon le cycle de Hype de Gartner® – représentation graphique des technologies «à la mode» ou en développement à un moment historique donné – la manufacture additive ou impression 3D (3DP = 3D-Printing) est sortie du gouffre des désillusions (la vallée de la mort), et a entamé au moins son ascension sur la pente de l’illumination, voire même a atteint – du moins pour certaines formes de 3DP – le plateau de productivité.
La commission scientifique du Télévie a retenu 106 projets de recherche sur 170 dossiers introduits par des scientifiques de la Fédération Wallonie-Bruxelles et du Grand-Duché de Luxembourg, indique mardi RTL. L'opération avait permis de récolter plus de 11 millions d'euros fin avril, un record.
Les échanges sur Twitter concernant les cancers urologiques ont augmenté de 41% en 2013 et de 122% en 2014. Où s’arrêteront-ils?
D’après une étude randomisée en double aveugle de phase III avec contrôle placebo dont les résultats ont été publiés dans The Lancet, le régorafénib est le seul traitement systémique pour lequel un bénéfice en termes de survie a été démontré chez les patients atteints d’un carcinome hépatocellulaire ayant présenté une progression sous sorafénib.
Le traitement au moyen d’INCB039110, un inhibiteur sélectif de JAK1, permet d’obtenir un contrôle cliniquement significatif des symptômes, une réduction modérée du volume splénique et une myélosuppression limitée, en cas de myélofibrose. Telle est la conclusion d’une étude de phase II publiée dans la revue Haematologica.
L’identification de sous-groupes moléculaires de patients qui subissent une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques en raison d’un syndrome myélodysplasique peut être intéressante pour la stratification pronostique et la sélection du prétraitement préalable à la greffe. Telle est la conclusion d’une étude publiée dans le New England Journal of Medicine.
Les patients avec polyarthrite rhumatoïde (PR) présentent un risque accru de lymphome. Le changement d’approche thérapeutique au cours des décennies récentes a-t-il eu un impact sur ce risque?
Les tests diagnostiques n’ont d’utilité que dans la mesure où l’on peut leur faire confiance. La qualité d’un test diagnostique est évaluée grâce à deux paramètres: la validité et la fiabilité. La validité a déjà été abordée dans le numéro précédent. Nous nous intéressons donc aujourd’hui à la fiabilité. Alors, qu’est-ce que la fiabilité d’un test? Comment l’évaluer?
Radiothérapie adjuvante ou radiothérapie de sauvetage précoce après prostatectomie chez les patients avec cancer de la prostate pT3N0?
Chez les patients ayant, à plusieurs reprises, un PSA indétectable au cours des 5 années qui suivent la chirurgie, le monitoring peut être arrêté avec un risque extrêmement faible de récidive biochimique ultérieure.
Globalement, les agents employés par les oncologues pour le traitement du mésothéliome (habituellement une chimiothérapie contenant un sel de platine) donnent des résultats assez décevants. D'où les espoirs liés à l'utilisation de l'immunothérapie par inhibiteurs des checkpoints.
La cystectomie radicale est l'approche privilégiée en cas de tumeurs infiltrantes de vessie, mais le suivi à mettre en œuvre ultérieurement ne fait pas consensus. Une équipe japonaise rapporte des données rétrospectives susceptibles d'enrichir le débat.
Nul n'est besoin de souligner que l'assistance robotique est un atout pour les chirurgiens, mais l'utilisation de cette aide va bien au-delà, comme le montre l'analyse des données d'un registre de la Kayser Permanente riche de plus de 5.700 sujets traités pour un cancer de la prostate diagnostiqué entre mars 2011 et janvier 2014 et suivis sur une période pouvant aller jusqu’à 24 mois.
Comparé à l’association radiothérapie + placebo, l’ajout d’une thérapie anti-androgénique à la radiothérapie pendant 24 mois permet une nette amélioration de la survie totale ainsi qu’une réduction de la formation de métastases et de la mortalité en cas de cancer de la prostate. Ce sont du moins les conclusions de William Shipley et ses collaborateurs à la suite d’une étude en double aveugle parue dans The New England Journal of Medicine.
Dans le cadre d’une étude multicentrique de phase II publiée par The Lancet, l’atézolizumab s’est révélé très prometteur en termes de durée de réponse et de survie, et était bien supporté chez les patients souffrant d’un carcinome urothélial localement avancé ou métastasé.
La plupart des tests diagnostiques auxquels nous recourons dans nos mises au point fournissent une information imparfaite. Or il est fondamental de savoir quelle confiance accorder aux résultats d’un test ou examen. La qualité d’un test diagnostique se mesure grâce à deux paramètres: la validité et la fiabilité.
Avoir une question médicale mais ne pas oser la poser. Ne pas comprendre un diagnostic. Accorder du crédit à des sources d’information d’origine non scientifique ou considérer des mythes et des tabous comme unique source de connaissances. Autant de situations malheureuses qui se produisent encore aujourd’hui, bien plus fréquemment qu’on ne l’imagine...
Les traitements à base de nanomédecines permettant le ciblage tumoral ont émergé comme une approche prometteuse pour surmonter le manque de spécificité de la chimiothérapie conventionnelle et pour fournir aux cliniciens des solutions aux lacunes des traitements actuels du cancer. Le principal mécanisme sous-jacent de la conception des nanomédecines était l’effet de perméabilité et de rétention augmentée (EPR – enhanced permeability and retention effect), considéré comme le «royal gate» dans le domaine de la délivrance des médicaments. Cependant, après la publication de milliers d’articles de recherche, le verdict est tombé: l’effet EPR fonctionne chez les rongeurs, mais pas chez les humains... Published ahead of print.
Alors que les Belges restent les champions de l’épargne, l’Autorité des Marchés Financiers (FSMA) jette un pavé dans la mare en publiant les résultats de sa grande enquête sur l’épargne: un Belge sur trois n’épargne pas.
Depuis le 1er avril dernier, la législation oblige les syndics à s’enregistrer auprès de la Banque Carrefour des Entreprises. Vous êtes propriétaire d’un appartement? Voici la démarche à suivre.
Fin avril, la presse révélait que plus de 50.000 personnes avaient demandé une clarification ou une rectification de leurs données dans le cadre du calcul de leur pension. Pensez à vérifier les vôtres.
L’Investissement Socialement Responsable (ISR) a de plus en plus le vent en poupe. Afin de vous aider à choisir des solutions d’épargne ou de placement qui correspondent à des critères éthiques, Febelfin vient de mettre en place un tout nouveau site web.
L’été approche et il peut être tentant, pendant que vous serez parti en vacances, de mettre votre bien en location via la plateforme Airbnb afin d’en tirer un revenu en votre absence. Quelles démarches devez-vous suivre et quelles en seront les conséquences fiscales?
A priori, la réponse est oui, puisque deux méta-analyses ont conclu à un effet favorable en termes de réduction d’incidence de métastases cérébrales et de survie globale. La toxicité neurologique de cette irradiation cérébrale prophylactique (ICP) a cependant fait regarder la question de plus près, en particulier en fonction de l'âge des sujets puisque le risque de neurotoxicité croît parallèlement à l'âge.
Selon une étude randomisée de phase III publiée dans The New England Journal of Medicine, le lu-dotatate permet une survie sans progression et une réponse nettement supérieures par rapport à une dose élevée d’octréotide LAR chez les patients souffrant de tumeurs neuroendocrines de l’intestin moyen.
Il est impossible d'affirmer avec certitude la nature bénigne ou maligne d'une masse tumorale solide au niveau du rein sur base de l'imagerie conventionnelle (CT scan ou IRM). Cette situation, qui engendre de nombreuses néphrectomies partielles ou totales dont il s'avère in fine qu'elles n'étaient pas nécessaires, pourrait bien changer dans un avenir plus ou moins proche.
La microscopie confocale, examen non-invasif, semble aussi performante que la biopsie à l’emporte-pièce dans le diagnostic précoce du carcinome baso-cellulaire, mais l’expérience de l’opérateur joue un rôle.
L’évaluation de la qualité méthodologique d’un essai thérapeutique n’est pas une tâche aisée. L’essai thérapeutique contrôlé randomisé est considéré comme le moyen le plus fiable pour évaluer l’effet d’un traitement. Cependant, en pratique, tous les essais réalisés ne respectent pas au mieux les contraintes méthodologiques et leurs défauts plus ou moins importants réduisent la fiabilité du résultat.
Qui n’a pas souhaité respirer sous l’eau avec plus de facilité qu’un attirail de plongeur? Cette expérience pourrait bien être une réalité sous peu, grâce au Cristal d’Aquaman (Université du Danemark du sud).
Raconter l’histoire d’un couple à travers l’érosion du désir et le besoin de se rassurer, c’est aussi raconter la vie. Car l’érection ici n’est qu’un prétexte, le prétexte d’une chronique sociale avec l’histoire de Léa, de Florent et du cadeau qu’il a imaginé pour l’anniversaire de sa compagne…
Un essai international multicentrique randomisé de phase III a comparé deux dosages d'ipilimumab (10mg/kg et 3mg/kg) sur une population de 727 sujets ayant un mélanome non résécable ou métastatique (phase III ou IV). Ces sujets pouvaient avoir été traités antérieurement mais ni par inhibiteurs de BRAF, ni par inhibiteurs des checkpoints de l'immunité.
D’après une étude multicentrique de phase III publiée dans The Lancet, la combinaison de gemcitabine et de capécitabine en traitement adjuvant devrait devenir la nouvelle norme thérapeutique après une résection du pancréas pour cause d’adénocarcinome canalaire.
En comparaison avec un placebo, un traitement par crizanlizumab réduit sensiblement le nombre de crises drépanocytaires douloureuses et cause moins d’effets secondaires chez les personnes souffrant de drépanocytose. Telle est la conclusion d’une étude de Kenneth Ataga et al. publiée dans le New England Journal of Medicine.
Pour répondre à la question, une équipe américaine a fait une recherche systématique des études randomisées publiées comparant les deux approches et a fait une méta-analyse des données.
Une mise à jour des résultats de l'étude ASSURE apporte des éléments nouveaux, mais ne tranche pas de façon claire et nette la question de l'opportunité du traitement adjuvant par thérapies ciblées.
La prise prolongée d’allopurinol pourrait diminuer le risque de cancer de la prostate chez les patients goutteux.
Les directives européennes imposent aux banques une plus grande transparence en matière de conseils et de tarification des services. Sur le plan des conseils, de nombreux progrès ont déjà été réalisés. Sur celui des frais et commissions, une nouvelle étape sera franchie dès le 1er janvier prochain.
Un consortium de 42 institutions américaines s’est demandé dans quelle mesure les recommandations en matière de surveillance active dans le cancer de la prostate à bas risque sont correctement suivies. Peut mieux faire.
Chez les patients souffrant d’un myélome nouvellement diagnostiqué, l’ajout du bortézomib à la combinaison lénalidomide + dexaméthasone semble contribuer à une prolongation significative de la survie globale et sans progression, et ce avec un profil de risque acceptable. C’est ce que suggèrent les résultats d’une étude de phase III publiée dans The Lancet.
La radiothérapie externe est fréquemment utilisée en cas de cancers localisés de la prostate. Elle se fait classiquement sous la forme d'une quarantaine d'irradiations sur une période de 8 à 9 semaines, ce qui n'est pas sans interférence avec les habitudes de vie des patients.
Les dommages occasionnés par le tabagisme actif semblent être le fil conducteur qui relie trois affections broncho-pulmonaires fréquentes et délétères à savoir le cancer du poumon, la BPCO et l'emphysème.
Début février 2017, à l’UZ Gent, le Pr Jonathan Ledermann (Londres) a abordé la place de l’olaparib (Lynparza®) et des inhibiteurs de PARP dans le traitement du cancer ovarien. Le Pr Jonathan Ledermann est l’un des principaux investigateurs de grandes études cliniques conduites avec les inhibiteurs de PARP dans cette indication. Published ahead of print.
Le cholestérol jouant un rôle clé dans la croissance cellulaire, il était logique de penser qu'existait une chance d'entraver le développement et la croissance des cellules cancéreuses. Logique, mais…
La nouvelle mouture de la déclaration fiscale a été publiée au Moniteur belge à la fin du mois de mars. Si vous espériez une version simplifiée, il faudra encore vous armer de patience. Pas moins de 75 nouveaux codes font leur apparition, portant le total à 885.
L’autorité belge des marchés financiers (FSMA) met en garde les gérants et administrateurs de sociétés contre un nouveau type de fraude de plus en plus courante en Belgique. Les «boiler rooms» sont des sociétés qui démarchent directement les investisseurs potentiels pour leur commercialiser des produits fictifs.
L’investissement dans des emplacements de parking attire des épargnants toujours plus nombreux. Le montant de la mise de départ est faible et les rendements promis semblent alléchants. Pourtant, il s’agit d’un placement qui n’est pas sans risque. Quelques conseils précieux vous éviteront d’y perdre des plumes.
Un accident, une maladie, des soucis d’ordre privé… Ces tracas ne sont agréables pour personne. Pour un indépendant, ils se doublent d’une perte considérable de revenus. En souscrivant à une assurance revenu garanti, vous pouvez vous couvrir contre ces risques liés aux aléas de la vie.
Les résultats d'un petit essai clinique de phase 2 montrent que l'avènement de nouveaux traitements anti-androgéniques doit faire réfléchir à 2 fois avant de qualifier les patients d'hormonoréfractaires.
L’œdème péri-lésionnel des métastases cérébrales de cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC, non-small cell lung cancer) serait prédictif de la réponse à la radio-chirurgie.
D’après une étude de phase III publiée dans The Lancet, le fulvestrant serait plus efficace qu’un inhibiteur de l’aromatase de 3e génération pour les femmes atteintes d’un carcinome mammaire HR+ localement avancé ou métastasé qui n’ont reçu aucune endocrinothérapie préalable, et constituerait donc le traitement de prédilection.
Si vous envisagez de changer prochainement de secrétariat social, il est temps de prendre les devants. En effet, passé le 30 juin, votre contrat sera reconduit pour une année complète à partir du 1er janvier. Autrement dit, vous ne pourrez plus changer avant le 1er janvier 2019!
Comme annoncé dans le précédent numéro consacré à la revue systématique, le présent feuilleton fait suite en présentant les principes de la méta-analyse. De nos jours, l’information scientifique et médicale est abondante et facilement accessible en raison des progrès des systèmes d’information et de l’évolution du nombre de travaux de recherche. De ce fait, dans sa pratique, le médecin – praticien ou chercheur – est souvent confronté à une multiplicité d’informations. Lors du choix d’une thérapeutique pour une maladie, il dispose, fréquemment, des résultats de nombreux essais thérapeutiques, parfois contradictoires.
La revue systématique est généralement utilisée pour synthétiser les résultats de plusieurs études traitant d’un même sujet. Son intérêt est donc grand, particulièrement depuis les quelques dernières années où le nombre d’articles scientifiques publiés dans la littérature explose! La revue systématique est considérée comme une étude de haut niveau de preuve scientifique. En effet, elle se retrouve au sommet de la pyramide de l’evidence based medicine. Elle est donc, lorsqu’elle est de qualité, d’un niveau de preuve supérieur aux études randomisées contrôlées, aux études de cohortes, aux études cas-témoins…
Les néoplasies myéloprolifératives (NMP) négatives pour BCR-ABL comprennent 3 pathologies principales: la thrombocytémie essentielle, la maladie de Vaquez et la myélofibrose primitive. Les récentes découvertes ont permis de rattacher 90% de ces pathologies à des mutations oncogéniques, dont les mutations de JAK2 du récepteur à la thrombopoïétine et du gène de la calréticuline. Toutes ces mutations sont responsables d’une activation constitutive de la voie JAK2-STAT et, in vivo, d’une myéloprolifération, comme en témoignent les différents modèles murins disponibles depuis 10 ans. Published ahead of print.
Depuis le début de l’année 2017, les dispensateurs de soin doivent utiliser un nouveau modèle d’attestations de soins à délivrer aux patients. Si vous disposez encore d’anciennes attestations, vous ne pouvez pas vous en débarrasser comme bon vous semble. Seul votre bureau de taxation peut les collecter.
Le suivi à 3 ans de l’étude de phase 1/2 AF-001JP suggère que l’alectinib a une efficacité prolongée et un profil de sécurité favorable dans les cancers du poumon non à petites cellules ALK+.
Les progrès réalisés dans le traitement du cancer permettent désormais à plus de 80% des enfants atteints de survivre à leur maladie. Cependant, certains de ces traitements peuvent avoir une gonadotoxicité et résulter en une infertilité. Si la cryopréservation d’un échantillon de sperme est un bon moyen de préserver la fertilité de l’homme, cela n’est pas possible pour le garçon prépubère. Afin de préserver la fertilité de ces jeunes patients, la cryopréservation de tissu testiculaire immature est maintenant proposée dans un nombre croissant de centres de procréation médicalement assistée, avec pour objectif de pouvoir l’utiliser plus tard pour le rétablissement de la spermatogenèse.
Dans le cancer du poumon non à petites cellules, le nombre de cellules tumorales circulantes est prédictif des métastases à distance et du pronostic. Sa corrélation avec la réponse au traitement n’est pas clairement établie.
Une méta-analyse tend à montrer que les taux de réponse et la qualité de la réponse sont élevés avec les combinaisons contenant du carfilzomib chez les patients dont le myélome multiple (MM) a été nouvellement diagnostiqué.
Abordé à maintes reprises par le ministre en charge des Pensions, Daniel Bacquelaine, depuis son entrée en fonction en 2014, le futur système de pension à points commence à prendre forme. Toujours discutée au sein du Comité National des Pensions, la réforme se précise. Elle devra toutefois encore être acceptée par les partenaires sociaux avant d’entrer en application.
Depuis le début de l’année, les principaux indices boursiers enregistrent d’impressionnantes progressions. Les investisseurs qui avaient pris position quand les marchés étaient encore bas se frottent les mains. Les autres se demandent s’ils n’ont pas laissé passer leur chance. Voici quelques conseils pour réclamer votre part du gâteau.
En Belgique, près d’1,5 million de personnes consacrent une partie de leur temps libre au volontariat. Dans certaines conditions, ces activités peuvent donner droit à un défraiement. Si vous respectez bien les règles, cette indemnisation ne doit pas être déclarée au fisc.
En règle générale, votre société prend en charge uniquement les dépenses professionnelles liées à l’exercice de votre activité. Il est pourtant admis que le gérant ou le dirigeant de l’entreprise puisse faire supporter par sa société certains frais privés. Même si ceux-ci sont alors imposés comme un avantage en nature, l’opération demeure fiscalement intéressante.
Autant les mutations acquises qui prédisposent à la transformation des cellules cutanées normales en cellules précancéreuses font l'objet de nombreux travaux, autant les mécanismes intimes qui sont à l'origine du passage de la lésion encore bénigne à un cancer agressif restent très largement méconnus.
La réponse à la question dépend de plusieurs facteurs: âge, taux d’albumine sérique avant l’intervention, métastases viscérales concomitantes…
Pour des raisons éthiques et pratiques, la question de la «résistance mentale» à l’effort sportif de très longue endurance a été peu explorée sur le plan du fonctionnement cérébral. Il en est de même de la question de la bigorexie, l’addiction à de tels efforts. Ancien directeur du Laboratoire de biologie du comportement (UCL), le professeur Philippe De Witte a longtemps étudié les mécanismes cérébraux impliqués dans les assuétudes...
S'il n'y a pas à proprement parler de fenêtre d'opportunité bien définie pour mettre en œuvre le traitement une fois un diagnostic de mélanome posé, le bon sens consiste à ne pas perdre de temps.
La combinaison vénétoclax + rituximab semble générer une réponse favorable et durable chez les patients atteints d’une leucémie lymphoïde chronique (LLC) récidivante ou réfractaire. Tels sont les propos de John Seymour et de ses collaborateurs dans The Lancet. Des études randomisées seront nécessaires pour vérifier si l’effet se maintient réellement, et pendant combien de temps, après l’interruption de la thérapie.
Les dossiers de 351 patients traités dans six établissements américains pour cancer du poumon non à petites cellules avec mutation du récepteur du facteur de croissance épidermique (EGFR) n'ayant jamais reçu d'inhibiteurs de tyrosine kinase de l'EGFR (TKI-EGFR) et développant des métastases cérébrales ont été revus.
L’étude AURA 3 montre que l’osimertinib est plus efficace que la combinaison sel de platine/pemetrexed dans le cancer du poumon non à petites cellules avancé T790M+ après progression durant un traitement de première ligne par inhibiteur de la tyrosine kinase de l’EGFR.
Si la prévalence du tabagisme a beaucoup diminué, elle demeure élevée (40 à 70%) dans la population de sujets infectés par le VIH. Cela est d'autant plus dommage qu'il est désormais démontré que l'arrêt de la cigarette s'accompagne comme chez les personnes non infectées d'une diminution progressive du risque de bon nombre de cancers.
Il semble qu’en cas d’infarctus aigu du myocarde survenant chez un patient avec thrombocytopénie liée à un cancer hématologique, il soit préférable d’utiliser l’AAS plutôt que d’y renoncer.
Les essais de non-infériorité, aussi appelés essais d’équivalence clinique, permettent de montrer que l’efficacité d’un nouveau traitement n’est pas trop inférieure à celle du traitement comparateur. Ils ne permettent cependant pas de conclure à la stricte équivalence d’efficacité. L’un des prérequis de ces essais est d’accepter une perte d’efficacité pour d’autres avantages.
Dans le cas d’un don manuel ou bancaire, vous n’êtes pas tenu de faire avaliser l’opération devant un notaire. Vous échappez ainsi aux droits d’enregistrement. Néanmoins, pour prouver qu’il s’agit bien d’une donation, il est hautement recommandé de rédiger un pacte adjoint.
Entrée en vigueur le 1er août dernier, la quatrième édition de la Déclaration Libératoire Unique (DLU) peinait jusqu’ici à convaincre. Un accord de coopération signé entre le fédéral et les Régions pourrait changer la donne: désormais, les droits de succession éludés pourront être régularisés.
Le gouvernement fédéral veut inciter les Belges à investir dans l’économie réelle. Le Tax Shelter crée un cadre fiscal attractif pour les investissements dans des start-ups et PME belges. Vous pouvez ainsi bénéficier d’une réduction d’impôts allant jusqu’à 45% du montant investi!
Votre épargne ne rapporte plus rien. Pour chercher du rendement, vous n’avez pas le choix: il faut accepter de prendre des risques. Mais comment faire? Les programmes d’investissements automatiques peuvent vous aider à franchir le pas. Mais assurez-vous d’abord que ce qui vous est proposé correspond bien à votre profil.
Le manque de temps est le prétexte le plus souvent avancé pour justifier des activités physiques insuffisantes au regard des recommandations en vigueur. Une analyse récente montre que cette excuse ne tient plus, puisque même à petites doses les activités physiques ont un effet bénéfique.
Une étude parue dans Lancet Oncology suggère que la thérapie photodynamique vascular-targeted utilisant la padeliporfine comme agent photosensibilisant est susceptible de détrôner la surveillance active dans les cancers de la prostate à bas risque. Qu’en est-il?
Aujourd’hui, cap au Sud, en Corse-du-Sud. A peine débarqués de l’avion, à Figari, et la voiture de location récupérée, nous prenons la route de Casalabriva, dans l’appellation Ajaccio. Une appellation que Jean-Charles Abbatucci ne revendique plus bien qu’il ait contribué à la mettre en place.
Les cellules souches hématopoïétiques et les cellules progénitrices circulantes jouent un rôle central dans l’hématopoïèse. La question reste cependant posée de savoir comment elles assurent leur homéostasie en situation de stress ou en cas de lésion...
L’introduction du rituximab, un anti-CD20, a révolutionné le pronostic des patients souffrant d’un lymphome folliculaire, qu’il soit associé à CHOP, CVP ou à la bendamustine...
En comparaison avec un placebo, le niraparib prolonge sensiblement la survie sans progression chez les patientes victimes d’une récidive de cancer de l’ovaire sensible au platine. Telle est la conclusion de Mansoor Mirza et de ses collaborateurs à l’issue d’une étude de phase III randomisée dont les résultats ont été publiés dans le New England Journal of Medicine.
[1. Département de Médecine, Service d’Hématologie, CHU de Liège, ULg 2. Giga-Research, Section Hématologie, Université de Liège *LV et LD sont co-premiers auteurs] Malgré les stratégies de prévention actuelles, la maladie du greffon contre l’hôte (greffe-versus-hôte, GVH) aiguë (GVHa) reste une complication sévère et fréquente de l’allogreffe de cellules souches hématopoïétiques. Bien que sa physiopathologie ne reste que partiellement élucidée à ce jour, il est classiquement admis que les lymphocytes T (LT) jouent un rôle important dans son processus biologique. Les progrès récents de l’immunologie des LT dans la GVHa ont permis de diversifier les pistes visant à prévenir la survenue de cette complication post-greffe. Plusieurs approches sont en cours d’exploration dans des essais cliniques, avec des résultats encourageants. Outre la prévention de la GVHa, le défi des nouvelles stratégies consiste également à ne pas compromettre l’effet bénéfique de la greffe contre la tumeur ni la reconstitution des défenses anti-infectieuses. Published ahead of print.
Des techniques mini-invasives ont été développées pour pallier les inconvénients de la cystectomie radicale dans les tumeurs urothéliales invasives et non invasives. En dépit de leurs avantages, elles ne permettent pas d’écarter le risque de récidives précoces, même dans des situations où la survenue de telles récidives est moins probable, en l’occurrence chez les patients ≤ pT2N0R0. Ce phénomène pourrait être lié à l’insufflation de gaz durant la chirurgie cœlioscopique. Des données complémentaires sont toutefois souhaitables pour consolider cette hypothèse. Published ahead of print.
L’appellation fait toujours rêver les aficionados du Cabernet Franc. Pourtant, depuis bien plus d’une décade, la poursuite de la corpulence, de l’extraction, du bois, a découragé de nombreux fidèles. Depuis peu, le fruit nous revient, l’équilibre, le croquant, la saveur, bref ce qui fait du vin une boisson qu’on a envie de boire, de partager, d’explorer. Les «jeunes», ces petits nouveaux nous le crient, mais d’autres y étaient déjà revenus ou ne l’avaient même jamais quittée, cette «buvabilité» comme on aime dire aujourd’hui. Plus taiseux, ils laissaient parler, sachant le renouveau en route.
Une étude randomisée internationale de phase III publiée dans la revue The Lancet révèle que le fulvestrant est plus efficace que l’anastrozole chez les femmes souffrant d’un cancer du sein HR+ avancé ou métastasé.
Dans le New England Journal of Medicine, Christine Brown et ses collaborateurs relatent le cas d’un patient souffrant de glioblastomes multifocaux, qui a réagi positivement à un traitement par lymphocytes T modifiés exprimant un récepteur antigénique chimérique (CAR T-cells). Les chercheurs ont constaté une régression de toutes les tumeurs intracrâniennes et spinales, sans effets toxiques.
Dans une récente publication, 4 auteurs belges plaident pour le dépistage de routine des mutations BRCA chez les femmes atteintes d’un cancer de l’ovaire. Tant les mutations somatiques que germinales devraient être recherchées. Des adaptations des recommandations de traitement sont pour cela nécessaires.
Depuis le 1er décembre 2016, des rhétoriciens issus de 11 écoles à travers le pays ont promu leur propre clip vidéo de 30 secondes afin de sensibiliser les plus de 50 ans au programme de dépistage du cancer colorectal. «À court terme, le No-X-Cuse Project a déjà réduit des coûts, permis à certains de ne pas souffrir et même sauvé des vies via les réseaux sociaux», souligne le Dr Luc Colemont, Président de l’association Stop Darmkanker.
Eric Tran et son équipe ont identifié une réponse polyclonale des lymphocytes T CD8+ contre le gène KRAS porteur de la mutation G12D chez une patiente atteinte d’un cancer du côlon métastasé. Le New England Journal of Medicine publie les résultats de leur étude.
Le sunitinib en adjuvant a un effet bénéfique significatif sur la survie sans maladie des patients atteints d’un carcinome à cellules claires du rein locorégional et présentant un haut risque de récidive tumorale après néphrectomie. C’est ce que suggèrent les résultats d’une étude de phase III en double aveugle d’Alain Ravaud et al. publiée dans le New England Journal of Medicine.
[1. Service de Radiothérapie oncologique, CHU-UCL-Namur, site Sainte-Elisabeth, Namur; 2. Namur Research Institute for Life Sciences (NARILIS), Namur; 3. Service de Chirurgie ORL, CHU-UCL-Namur, site Godinne, Yvoir] Le statut ganglionnaire est un facteur pronostique majeur dans les carcinomes épidermoïdes de la tête et du cou. Malgré les techniques d’imagerie actuelles, chez les patients ne présentant pas d’atteinte ganglionnaire clinique et radiologique (stadifiés cN0), le risque de micrométastases occultes est important. Ce risque impose un traitement cervical prophylactique, soit par chirurgie, soit par radiothérapie, impliquant des comorbidités non négligeables, y compris chez des patients réellement indemnes d’envahissement ganglionnaire. La recherche du ganglion sentinelle (GS), geste chirurgical mini-invasif, trouve un intérêt diagnostique grandissant dans les carcinomes épidermoïdes des voies aérodigestives supérieures. Son utilisation, par des équipes médicales expérimentées, est actuellement validée dans les carcinomes épidermoïdes de stade limité cT1-T2 N0 de la cavité buccale et de l’oropharynx, et permet une stadification ganglionnaire aussi fiable et précise que le curage cervical. En cas d’absence d’envahissement métastatique du ou des GS, un évidement cervical peut être évité. Une vigilance est par contre recommandée pour les tumeurs du plancher buccal où la proximité de la tumeur peut parfois masquer le(s) GS. L’application de la technique du GS dans les tumeurs de stade plus avancé, les tumeurs du larynx et de l’hypopharynx, ainsi que dans le domaine de la radiothérapie, reste expérimentale et doit se pratiquer uniquement dans le cadre d’études. Seuls les résultats d’études prospectives multicentriques pourront déterminer la place du GS dans ces indications cliniques. Published ahead of print.
Les leucémies aiguës lymphoblastiques sont les cancers pédiatriques les plus fréquents. Grâce aux progrès thérapeutiques, ces patients obtiennent aujourd’hui une survie globale à 5 ans supérieure à 90%, au prix cependant de multiples phases thérapeutiques s’étalant sur une durée de 2-3 ans...
C’est le résultat d’une collaboration étroite et de longue durée entre 12 laboratoires répartis à travers le monde qu’a présenté Maximilian Witzel (Munich)...
Chez les souris, l’inhibition de la cascade de signalisation de l’interleukine 27 (IL-27) réduit la sévérité de la maladie du greffon contre l’hôte (GVHD pour graft-versus-host disease). Telle est la conclusion de Ludovic Belle et de son équipe à l’issue d’une étude dont les résultats ont été publiés dans la revue Blood. Dans un commentaire à ce sujet, Daniel Fowler et Shoba Amarnath soulignent que cette découverte constitue une base intéressante pour de prochaines études sur la prise en charge de la GVHD.
Une équipe de chercheurs de la VUB a réussi à administrer des cellules qui se reproduisent de façon naturelle dans les tumeurs comme un «vaccin» qui permet de freiner le développement d'une tumeur, a annoncé l'Institut flamand de Biotechnologie. L'étude permet d'envisager de nouveaux moyens de traitement du cancer...
Réduire l’anxiété, soulager la douleur, diminuer l’inconfort… La réalité virtuelle s’invite de plus en plus à l’hôpital pour venir en aide aux équipes soignantes et aux patients. Une nouvelle application, OnComfort, développée par une clinicienne belge, Diane Jooris, est actuellement utilisée et testée aux Cliniques universitaires Saint-Luc à Bruxelles.
La toxicité est le motif principal d’arrêt des traitements à base d’inhibiteurs de kinase chez les patients souffrant de leucémie lymphoïde chronique. Les personnes qui arrêtent de prendre leur traitement à cause des effets toxiques peuvent toutefois réagir correctement à un autre inhibiteur de kinase, et cette réponse peut être durable. C’est ce que suggèrent les résultats d’une étude d’Antony Mato et al. publiée dans Blood.
À court terme (après 12 semaines), la prostatectomie laparoscopique assistée par robot et la prostatectomie radicale rétro-pubienne à ciel ouvert ont des conséquences comparables en termes d’incontinence et de dysfonction sexuelle. Une période de suivi plus longue est nécessaire pour se faire une meilleure idée des conséquences à long terme. C’est ce que suggèrent les résultats d’une étude randomisée contrôlée de phase III publiée dans The Lancet.
Les généralistes ont souvent l’impression de «perdre» leurs patients chez lesquels un diagnostic de cancer est posé, happés par la médecine spécialisée. L’Institut national français du cancer lance une collection d’outils qui leur sont destinés. Ils soulignent les moments clés de l’articulation ville-hôpital dans la prise en charge des patients cancéreux.
L’imagerie par résonance magnétique multi-paramétrique diminue le nombre de biopsies inutiles dans l’approche diagnostique du cancer de la prostate.
Quelle est la traduction d’une absence de réponse à la chimiothérapie néo-adjuvante en termes de pronostic en cas de cancer de la vessie infiltrant le muscle mais cliniquement confiné à l’organe?
Le pronostic et la qualité de vie des hommes souffrant d’un cancer localisé de la prostate varient-ils en fonction de la stratégie thérapeutique choisie? Deux études du ProtecT Study Group publiées dans le New England Journal of Medicine ont tenté de répondre à cette question.
Chez les patients atteints d’un lymphome diffus à grandes cellules B pour qui la TEP est positive après 4 cycles de R-CHOP-14, le passage à la combinaison R-ICE + 90Y-ibritumomab tiuxétan + BEAM + greffe de cellules souches permet d’atteindre un taux de survie comparable à celui obtenu chez les patients traités par R-CHOP-14 pour qui la TEP est négative. C’est la conclusion que Mark Hertzberg et ses collaborateurs tirent de leur étude, dont les résultats ont été publiés dans Haematologica.
Deux études publiées dans Haematologica se sont penchées sur la greffe de cellules souches autologues chez les personnes âgées atteintes d’un myélome multiple nouvellement diagnostiqué.
En cas de cancer du sein à haut risque clinique de récidive, l’ajout du test MammaPrint aux facteurs de risque cliniques et pathologiques traditionnels peut fournir de précieuses informations quant à l’utilité d’une chimiothérapie adjuvante.
Depuis avril 2016, le traitement du cancer par Opdivo® (nivolumab) était remboursé en Belgique uniquement pour le mélanome avancé. Désormais, trois autres types de cancers sont ajoutés à la liste de remboursements: le cancer localement avancé ou métastatique du poumon non à petites cellules (CPNPC), le carcinome des cellules rénales avancé (CCR) et le lymphome hodgkinien classique récidivant ou réfractaire après une greffe de cellules souches autologues et un traitement par brentuximab vedotin.
La maison d’édition Springer a publié récemment le livre ‘Critical Issues in Head and Neck Oncology’. Il synthétise les concepts les plus importants issus du 5e congrès Trends in Head and Neck Oncology qui s’est déroulé à Lisbonne au mois de novembre.
La baisse de la mortalité par cancer du sein à la suite de l’implémentation de la mammographie de dépistage est davantage due à l’amélioration du traitement qu’à la détection précoce par le biais du dépistage mammographique. Tels sont les propos de Gilbert Welch et de ses collaborateurs dans le New England Journal of Medicine.
Les résultats d’une étude de phase III randomisée suggèrent qu’en comparaison avec la combinaison dexaméthasone + soins de soutien, l’association radiothérapie du cerveau entier + dexaméthasone + soins de soutien n’offre qu’un bénéfice clinique minime chez les patients atteints d’un carcinome bronchique non à petites cellules qui présentent des métastases cérébrales. Tels sont les propos de Paula Mulvenna et de ses collaborateurs dans la revue The Lancet.
L’association du daratumumab au lénalidomide et à la dexaméthasone prolonge sensiblement la durée de survie sans progression chez les patients souffrant de myélome multiple récidivant ou réfractaire. Telle est la conclusion d’une équipe de recherche grecque à l’issue d’une étude de phase III dont les résultats ont été publiés dans le New England Journal of Medicine.
Après avoir arrêté votre activité professionnelle en tant que médecin, vous déménagez dans votre maison à l’étranger. Voilà de bien belles perspectives, mais vous êtes inquiet malgré tout: que se passera-t-il si vous décédez à l’étranger? Depuis le mois d’août de l’année dernière, le «droit européen des successions» est entré en vigueur. Ce nouveau règlement a apporté quelques changements, par exemple dans le cas où un Belge déménagerait à l’étranger ou y possèderait une résidence secondaire. Qu’en est-il exactement?
Dans ce nouvel épisode de notre feuilleton épidémio-statistique, nous nous penchons sur un design d’étude particulier: l’essai croisé ou cross over en anglais, dans lequel les sujets reçoivent successivement les différentes modalités de traitement que l’on désire comparer.
Moins connus par chez nous que les grandes maisons champenoises, les Champagne Devaux, situés dans l’Aube, valent sans conteste le détour.
[Laboratoire de transmission du signal moléculaire et cellulaire, Département de Médecine cellulaire et Moléculaire, Leuvens Kankerinstituut, KU Leuven, Campus Gasthuisberg O/N-I] La propagation de cellules cancéreuses aux tissus sains, tels que les os, est un phénomène courant et potentiellement mortel dans différents cancers agressifs, comme les cancers du sein. Cela dit, des travaux de recherche récents sur les ostéocytes ont montré que les hémicanaux de connexine 43 (Cx43), en tant que canaux ioniques endogènes de la famille des connexines, se comportent comme des facteurs antimétastatiques en libérant de l’adénosine triphosphate (ATP) dans le milieu extracellulaire. Ces canaux jouent manifestement un rôle majeur dans l’activité antimétastatique déjà connue des bisphosphonates. Ces médicaments, employés dans le traitement de l’ostéoporose et d’autres maladies osseuses, et utilisés comme thérapie adjuvante dans le cadre du traitement des cancers du sein, peuvent favoriser l’ouverture des hémicanaux de Cx43 et, de ce fait, la libération d’ATP. Ces hémicanaux peuvent aussi être activés par des facteurs physiologiques, comme les stimuli mécaniques engendrés par les mouvements. Les hémicanaux de Cx43 endogènes présents dans les ostéocytes constituent donc une importante cible thérapeutique pour la prévention des métastases osseuses. Published ahead of print.
Améliorer la qualité de vie des patientes souffrant d’un cancer du sein est une des ambitions majeures des oncologues. C’est dans ce sens que Jean-Marc Classe (Institut de Cancérologie de l’Ouest René Gauducheau à Nantes) a recueilli avec son équipe les données de 590 patientes...
Cela semble évident, encore fallait-il le prouver: une radiothérapie pour cancer du sein rend les suites d’une reconstruction mammaire moins confortables.
C’est à l’analyse des données de l’OMS sur la mortalité par cancer du sein que s’est attachée Cécile Pizot (Prevention Research Institute, Lyon), données issues pour la plupart du registre Globocan.
La chimiothérapie adjuvante du cancer du sein n’est pas dénuée d’effets secondaires, notamment la perte de cheveux. Le refroidissement du cuir chevelu fait partie des techniques utilisées pour en réduire l’impact, mais pas aux Etats-Unis où la crainte de voir des métastases se développer au niveau du cuir chevelu est bien réelle...
Le thème de la sexualité devrait être systématiquement évoqué dans le cadre d’une approche thérapeutique du cancer qui se veut aujourd’hui personnalisée. Devrait… car une étude récemment publiée dans The Journal of Sexual Medicine révèle que plus d'un patient sur deux n'a jamais abordé le volet de la sexualité avec un de ses soignants !
Les interactions entre cellules tumorales et ostéoblastes/clastes sont connues depuis longtemps. Il n’est donc pas étonnant qu’une méta-analyse publiée par le EBCTCG en 2015 ait montré une légère amélioration de la survie en cas de cancer du sein chez la femme post-ménopausée qui bénéficiait d’un traitement par bisphosphonate...
Tel est le bénéfice offert par rapport au docétaxel pour les patients ayant un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) de stade IIIB ou IV traités par l'anti-PD-L1 atezolizumab après échec d'une ou deux lignes préalables.
En cas de cancer de la prostate unilatéral localisé, l’hémi-ablation de la prostate par ultrasons focalisés de haute intensité pourrait donner de meilleurs résultats fonctionnels que ceux observés après prostatectomie assistée par robot. Sans affecter l’efficacité sur le plan oncologique.
La campagne Pink Monday, lancée fin septembre par Pink Ribbon, l'association qui lutte contre le cancer du sein, rencontre un franc succès, annonce l'association dans un communiqué mardi. Quelque 196 entreprises ont en effet introduit une demande pour la charte éthique d'une bonne intégration au travail des employées atteintes ou qui ont été atteintes du cancer du sein.
Chez les patients souffrant d’un myélome multiple récidivant et/ou réfractaire, le daratumumab associé au bortézomib et à la dexaméthasone entraîne une survie sans progression significativement plus longue que le bortézomib et la dexaméthasone seuls. C’est ce que suggère une étude randomisée de phase III parue dans le NEJM.
L’immunochimiothérapie avec de la cytarabine hautement dosée, suivie d’une transplantation autologue de cellules souches, devrait être considérée comme le traitement standard pour les patients < 65 ans souffrant d’un lymphome à cellules du manteau. Telle est la conclusion qu’Olivier Hermine et ses collègues ont tirée d’une étude randomisée de phase III à laquelle des centres belges ont également participé. The Lancet en publie les résultats.
«Internet est la première chose que l’homme a créée sans la comprendre. C’est la plus grande expérience en matière d’anarchie jamais réalisée», écrivait Eric-Emmanuel Schmidt. Et pourtant, Internet est devenu, avec ses dérivés (e-mail et médias sociaux), le plus grand moyen de communication à notre époque. Y compris pour les patients souffrant de cancer, qui nous disent des choses que nous ne «comprenons» pas ou que nous «n’entendons» pas. Y a-t-il un remède?
Le CPX-351 qui combine de la cytarabine et de la daunorubicine sous forme liposomale allonge la survie médiane globale de plus de 3,5 mois (9,56 mois contre 5,95 mois, HR=0,69, p=0,005) par rapport à la formulation classique (dite 7+3) chez des patients avec leucémie myéloïde aiguë secondaire, à haut risque donc...
Le placement d’une voie de perfusion centrale n’est pas courant en pédiatrie. A raison? La littérature est relativement silencieuse sur le sujet.
Le traitement de l’hémophilie A par le facteur VIII provoque chez 30% environ des patients une réponse immunitaire qui complique le traitement, car il faut soit induire une tolérance immunitaire (ce qui est coûteux), soit bypasser le facteur VIII avec un risque accru de thrombose. La microencapsulation de ce facteur VIII pourrait éviter la formation d’autoanticorps aussi longtemps que le facteur VIII est encapsulé...
Le traitement de l’hémophilie B par le facteur IX administré 1-3/semaine par voie IV entraîne une grande variabilité des taux avec des pics et des creux d’activité. Maintenir l’activité du facteur IX à un niveau >12% semble réduire le risque de saignement (et notamment les hémarthroses spontanées) et la nécessité de recours à des transfusions. Par ailleurs maintenir les doses les plus basses possibles réduit le risque de formation d’anticorps...
Les CAR T-cells (pour cellules T porteuses d’un récepteur chimérique) sont des lymphocytes T du patient, prélevés puis modifiés génétiquement in vitro de manière à leur faire exprimer un récepteur artificiel, dit chimérique. Ce récepteur est conçu de telle manière que sa partie extracellulaire reconnaisse un antigène tumoral, le plus spécifiquement possible afin d’éviter les effets néfastes sur d’autres organes du patient...
Les crises douloureuses drépanocytaires entraînent une morbidité conséquente. Et ces crises peuvent persister même sous traitement par hydroxyurée, le traitement de référence. Ces crises sont liées à la forme particulière des globules rouges qui, de ce fait, se collent aux cellules des autres lignées sanguines et obstruent ainsi les vaisseaux sanguins tout en diminuant les apports tissulaires en oxygène et en provoquant des douleurs...
Les inhibiteurs de tyrosine kinase (ITK) ont profondément modifié le pronostic des patients avec leucémie myéloïde chronique (LMC). Une majorité de patients obtiennent en effet une rémission moléculaire profonde (RMM). Peut-on pour autant arrêter ou réduire le traitement?
L’intérêt pour les substituts du sang n’est pas récent, notamment lorsque du sang frais n’est pas disponible ou est non souhaitable. Cependant, les substituts développés jusqu’à présent n’ont pas tenu leurs promesses, car malgré une belle affinité pour l’oxygène au niveau pulmonaire, ils ne parviennent pas à transmettre cet oxygène au niveau tissulaire...
En février 2016, Bayer a reçu l'autorisation de la Commission européenne pour Kovaltry®. Kovaltry® (octocog alfa) est un facteur VIII recombinant non modifié de pleine longueur, utilisé pour le traitement et la prévention des hémorragies chez les patients atteints d'hémophilie A. Il est produit par la technique de l’ADN recombinant sur des cellules de rein de hamster nouveau-né (cellules BHK) dans lesquelles a été introduit le gène du facteur VIII humain. Kovaltry® est préparé sans aucun ajout de protéines d’origine humaine ou animale au cours des processus de culture cellulaire, de purification ou de formulation finale. Kovaltry® est disponible en Belgique depuis le 1er octobre.
Les évolutions majeures de l’oncologie confrontent de plus en plus les soignants, les patients et leurs proches à des contextes de haute incertitude. S’adapter à cette incertitude représente un défi pour chacun d’eux car cela suppose d’en avoir conscience tout en maintenant un certain espoir. Les difficultés de communiquer autour de ces questions difficiles sont présentes tant du côté du soignant que du patient. Dans sa première partie, cet article décrit une étude internationale descriptive promue par un groupe de recherche interuniversitaire qui a mis en lumière les difficultés des médecins à aborder l’incertitude avec les patients atteints d’un cancer. Dans sa seconde partie, cet article décrit un nouveau projet basé sur les résultats de cette étude qui propose aux médecins spécialistes un module de formation visant à les aider à mieux parler d’incertitude et à soutenir l’espoir de leurs patients confrontés à la maladie cancéreuse.
Dans une étude randomisée de phase III conduite auprès de patients adultes souffrant de leucémie lymphoblastique aiguë (LLA) récidivante ou réfractaire, l’inotuzumab ozogamicine s’est avéré prometteur, avec davantage de rémissions complètes et un allongement de la survie sans progression et de la survie totale, comparativement au traitement standard. Les maladies veino-occlusives du foie constituent cependant un effet indésirable important.
L'image traditionnelle du médecin est aujourd’hui en pleine mutation et, même si les patients sont encore largement très satisfaits de celui qui les soigne, la profession dans son ensemble subit de plus en plus souvent des attaques en règle. Il faut dire que les incidents qui entachent le secteur médical sont évidemment du pain bénit pour les journalistes, qui alimentent ainsi le débat sociétal. Cette évolution n’est pas sans une certaine utilité et s’inscrit dans une tendance plus large à poser sur nos «notables» un regard plus critique que par le passé – adieu paternalisme, place aux patients informés et responsabilisés, pourrait-on se dire… Published ahead of print.
Le déclin de la concentration en cellules tumorales circulantes est associé à la survie chez les patients traités par abiratérone ou chimiothérapie pour cancer de la prostate résistant à la castration.
L’administration d’ipilimumab à des patients souffrant de cancers hématologiques récidivants après une transplantation allogénique de cellules souches s’avère faisable et, chez un certain nombre de patients, y compris ceux souffrant de cancers myéloïdes réfractaires, elle entraîne une rémission complète assez durable. C’est ce que suggère l’étude de Matthew Davids et de ses collègues, parue dans le NEJM.
Prendre le volant de la M2 Coupé, digne héritière de la 2002 Turbo, c’est tout bonnement jouissif. Un plaisir sans limite à consommer sans modération…
La justice française a ouvert vendredi une enquête après la mort presque simultanée de trois patients atteints d'un cancer et sous chimiothérapie dans un hôpital de Nantes, a-t-on appris de source judiciaire.
Le géant pharmaceutique suisse Novartis a annoncé le rachat du laboratoire bio-pharmaceutique américain Selexys Pharmaceuticals Corporation. Il se renforce ainsi dans les thérapies contre les maladies du sang.
INCIP (International Network on Cancer, Infertility and Pregnancy), un registre européen de recueil de données sur les relations entre grossesse et cancer soutenu par l’ESGO, a fêté récemment son 10ème anniversaire...
La chimiothérapie adjuvante n’est pas le traitement standard en cas de sarcome des tissus mous car les études sont contradictoires à son propos. Elle fait cependant partie des options envisageables...
La clustérine, une protéine qui joue un rôle dans les phénomènes apoptotiques, est fréquemment surexprimée dans le cancer de la prostate...
Le sunitinib est l’un des traitements de référence du cancer du rein métastatique. Mais des résistances surviennent parfois rapidement, fréquemment médiées par AXL et MET que cible le cabozantinib en plus du VEGFR...
Un patient sur deux récidive après néphrectomie pour cancer du rein locorégional (≥T3 et/ou N1-2). Il est donc logique de tenter un traitement adjuvant...
Ajouter un inhibiteur CDK4/6, le ribociclib en l’occurrence, à l’hormonothérapie (ici le letrozole) améliore la survie sans progression (PFS) de femmes post-ménopausées qui présentaient un cancer du sein de stade avancé avec récepteurs hormonaux positifs.
Après avoir constaté l’intérêt de l’immunothérapie en monothérapie en première ligne d’un NSCLC de stade avancé, la question de l’intérêt de son association à la chimiothérapie se posait tout naturellement.
Après avoir enrôlé 1.225 patients avec NSCLC de stade avancé ou métastatique en progression pour recevoir soit de l’atezolizumab, un inhibiteur de la liaison de PD-L1 aux récepteurs PD-1 et B7.1, administré à la dose de 1.200mg IV Q3W jusqu’à progression, soit du docetaxel 75mg/m2 Q3W, le doute n’est plus permis quant à l’utilité de l’immunothérapie dans cette indication...
Inhiber CTLA4 a fait ses preuves en cas de mélanome métastatique ou de stade avancé. C’est aussi le cas lorsqu’on le propose en adjuvant chez des patients avec mélanome de stade III à haut risque.
Le pembrolizumab se positionne aujourd’hui clairement parmi les traitements de première ligne en cas de cancer du poumon de stade avancé avec forte expression de PD-L1.
On ne dispose que de peu d’options en cas de cancer de l’ovaire récurrent. Fort heureusement, l’inhibition de PARP se précise en tant qu’interlocuteur de premier ordre depuis une première étude qui avait montré l’intérêt de l’olaparib.
Si le crizotinib est le traitement de référence en cas de NSCLC avec réarrangement ALK/EML4, son efficacité est aujourd’hui réduite par l’apparition de nombreuses mutations.
La majorité des cancers de l’ovaire sont diagnostiqués à un stade avancé ou récidivent malgré une bonne réponse initiale et développent ainsi une résistance aux dérivés du platine. L’objectif du traitement étant de prolonger la durée et la qualité de vie, les résultats ne sont pas très encourageants à ce titre, ce qui incite à tenter d’identifier les femmes les plus à même de bénéficier de la chimiothérapie...
Le UK Collaborative Trial of Ovarian Cancer Screening a suivi entre avril 2001 et septembre 2005 un nombre impressionnant de femmes âgées de 50 à 74 ans (n = 202.639) auxquelles a été proposé un dépistage multimodal du cancer de l’ovaire, comprenant notamment le dosage de CA125 (n = 50.640), un dépistage par ultrasons (n = 50.639) ou l’absence de dépistage (n = 101.359)...
Le cancer de l’endomètre, le cancer gynécologique le plus fréquent, est généralement de bon pronostic. Mais on ne dispose que de peu de solutions lorsqu’il récidive ou se présente à un stade avancé. Les chimiothérapies n’ont en effet alors qu’un impact modeste, avec des taux de réponse variant de 4 à 25%, le paclitaxel hebdomadaire obtenant le meilleur taux de contrôle...
Les maladies myéloprolifératives, et en particulier la leucémie myéloïde aiguë, ne sont pas faciles à traiter car elles sont très hétérogènes et impliquent de nombreuses voies de signalisation, dont certaines font seulement l’objet de recherches. Le point sur la situation en 2016, sachant que la vérité d’un jour n’est pas nécessairement celle du lendemain...
Selon les cas, les traitements proposés dans le myélome multiple peuvent avoir pour but de faire disparaître les manifestations de la maladie, de contenir son évolution ou d’en traiter les complications pour assurer la meilleure qualité de vie possible. La question qui se pose est cependant de savoir quels sont les patients à traiter, qu’ils soient symptomatiques ou asymptomatiques. Actuellement, les critères CRAB (hypercalcémie, insuffisance rénale, anémie, lésions osseuses) sont toujours d’actualité en faveur de la chimiothérapie, comme l’est la présence d’une infiltration > 60% par des plasmocytes dans la moelle osseuse, un rapport des chaînes légères > 100 et ≥ 2 lésions > 5mm en IRM. D’autres facteurs qui pourraient intervenir sont à l’étude. Enfin, dans certains cas, une autogreffe peut être nécessaire, tandis que chez le patient asymptomatique et indemne de toute insuffisance rénale ou de lésion osseuse, une simple surveillance peut être proposée. Quel pourrait être l’avenir de ces patients? En particulier en cas de myélome indolent...
Alors que nous sommes encore en train de découvrir le potentiel des biopsies liquides sanguines, un nouveau pas a été franchi avec des biopsies liquides totalement non invasives puisqu'elles se font sur prélèvement de salive.
Le doublet pemetrexed cisplatine est le standard de traitement de première ligne des mésothéliomes pleuraux à un stade avancé. Malheureusement, ce type de cancer touche fréquemment des sujets âgés et/ou trop fragiles pour supporter le cisplatine qui est alors remplacé par le carboplatine. Cette substitution améliore-t-elle véritablement la tolérance et ne se fait-elle pas aux dépends de l'efficacité?
Une équipe française a développé une application (MoovcareTM) pour la surveillance à distance des sujets atteints de cancer du poumon considérés comme à haut risque de récidive.
La question de l’arrêt des inhibiteurs de tyrosine kinase (ITK) n’est pas récente. Motivée par de multiples raisons (poids du traitement, grossesse, coût sociétal à long terme, toxicité, perte d’adhérence thérapeutique,…), elle avait déjà été évoquée avec l’étude STIM1 TFR...
Bien que l’acétate d’abiratérone combiné à une castration médicale favorise la cytoréduction en cas de cancer prostatique localisé à haut risque, on constate souvent une persistance du cancer. C’est la raison pour laquelle on est constamment à la recherche de meilleurs traitements. Eleni Efstathiou et son équipe ont étudié si l’ajout d’enzalutamide à cette combinaison améliorait les résultats.
Charles Catton et son équipe ont étudié l’effet d’un schéma radiothérapeutique raccourci en cas de cancer de la prostate localisé.
Goran Ahlgren a présenté les premiers résultats de l’étude SPCG12, un essai randomisé de phase III sur le docétaxel en traitement adjuvant et la survie après une prostatectomie radicale en cas de cancer prostatique à haut risque.
Hashim Uddin Ahmed a présenté les résultats de l’étude PROMIS, qui visait à évaluer l’exactitude de l’IRM multiparamétrique (IRM MP) et de la biopsie de la prostate par échographie transrectale (TRUS) chez les hommes affichant des taux de PSA élevés.
L’étude RAINBOW, qui comparait le ramucirumab combiné au paclitaxel à un placebo + paclitaxel, a démontré la supériorité de cet agent anti-angiogénique en survie globale, en survie sans progression et en taux de réponse chez les patients avec cancer gastrique de stade avancé. Mais aucun biomarqueur moléculaire n’a pu être mis en évidence...
Cancer de l’ovaire récurrent L’optimisation de l’intervalle sans traitement après chimiothérapie d’induction et avant le traitement de deuxième ligne est l’un des défis majeurs dans le cancer de l’ovaire. C’est le but du traitement de maintenance, avec pour objectif l’amélioration de la survie et le maintien du contrôle des symptômes. C’est dans ce contexte qu’il faut lire les résultats actualisés de l’étude 19 avec l’olaparib en maintenance. Published ahead of print.
Etude académique française de phase II randomisée chez des patients porteurs d’un cancer épidermoïde métastatique de l’œsophage, E-DIS a pour objectif d’évaluer l’intérêt de la poursuite ou non d’un traitement cytotoxique (LV5FU2-CDDPq2w 7j/31, FOLFOX 24j/31) chez des patients non progressifs après 6 semaines de chimiothérapie...
Il existe un fort rationnel pour effectuer une chimiothérapie postopératoire du cancer gastrique après la chimiothérapie pré-opératoire, car en combinant les effets systémiques et locorégionaux des traitements, on pourrait réduire les récurrences à distance et améliorer le pronostic. Cette stratégie est donc actuellement le standard thérapeutique. Mais certaines études suggèrent que l’on pourrait se contenter de la radiochimiothérapie postopératoire, avec le même bénéfice, ce qui a suscité la mise sur pied de CRITICS, une étude de phase III qui portait sur 788 patients...
La claudine 18.2, une protéine de la jonction serrée, est exprimée spécifiquement dans de nombreux cancers dont les cancers gastriques et de la jonction. Déjà présentée à l’ASCO, l’étude présentée par Salah-Eddin Al-Batran (Allemagne) testait l’intérêt d’un anticorps anti-claudine 18.2 (IMAB 362) qui a démontré éliminer les cellules CLDN18.2+, sur 161 patients avec cancer oesogastrique de stade avancé et surexprimant en immunohistochimie (2+/3+ ≥ 40%) la protéine claudine 18.2...
Le traitement systémique de l’hépatocarcinome se limitait jusqu’à présent au sorafenib qui a montré voici 10 ans à présent qu’il améliore la survie de manière significative. Aucune nouvelle molécule ne l’avait surpassé à ce jour avant que le regorafenib ne révèle certaines promesses à travers des études de phase I et II qui ont conduit à programmer un essai de phase III...
Les cancers colorectaux avec forte instabilité microsatellitaire sont associés à un nombre très élevé de mutations et répondent mieux à l’immunothérapie par anti-PD1/PD-L1. Cependant, la majorité des cancers colorectaux (95% environ) ont une stabilité microsatellitaire et ne répondent dès lors pas à l’immunothérapie. Les études précliniques ont cependant suggéré que les inhibiteurs de la voie MEK pourraient sensibiliser les tumeurs à l’immunothérapie car ils activent la présence de cellules immunitaires, en particulier les cellules CD8+, au sein de la tumeur...
Alors que le pic d’incidence du glioblastome se situe à 64 ans, le mode de prise en charge des patients âgés de plus de 70 ans n’est pas clairement défini...
Cinq ans de traitement par un inhibiteur de l’aromatase d’emblée ou après 2-5 ans de traitement par tamoxifène est à présent le standard thérapeutique pour les femmes postménopausées avec cancer du sein hormonosensible de stade précoce. Peut-on aller au-delà? Et proposer un inhibiteur de l’aromatase durant cinq années supplémentaires?
IMAB362 est un anticorps chimérique IgG1 hautement spécifique pour CLDN18.2 logiquement utilisé dans les cancers gastriques car la claudine18.2, une protéine nécessaire à la composition des jonctions serrées, y est surexprimée alors qu’on ne la retrouve pas dans les tissus sains...
Il n’est pas fréquent que des études pédiatriques aient les honneurs de la session plénière de l’ASCO. C’est pourtant ce qui s’est produit avec ANBL0532, une étude du Children’s Oncology Group...
La moitié des patients souffrant d’un cancer avancé de la vessie sont trop fragiles pour recevoir le seul traitement susceptible d’allonger leur survie, à savoir le cisplatine. Dans la mesure où l’on sait que les tumeurs urothéliales métastatiques surexpriment PD-L1, il devenait logique de tenter une nouvelle approche pour les prendre en charge...
La protéine delta-like 3 (DLL3) est une nouvelle cible récemment identifiée dans les cancers du poumon à petites cellules (SCLC) au sein desquels elle est surexprimée dans >80% des cas alors qu’on ne la retrouve pas dans les tissus sains...
Les possibilités thérapeutiques explosent dans le myélome multiple réfractaire ou en récidive, ce que l’on peut comprendre sans grande difficulté si l’on se rappelle que le développement de cette maladie implique de multiples voies...
Après avoir démontré une équivalence pharmacodynamique et pharmacocinétique au trastuzumab original, le MYL-1401O, un biosimilaire, a été comparé à l’Herceptin® dans un essai de phase 3 qui regroupait 500 patientes avec cancer du sein métastatique HER2+, en association avec un taxane en première ligne thérapeutique...
Après avoir recruté via les réseaux sociaux plus de 1.100 patientes avec cancer du sein métastatique, et dont les données histologiques étaient disponibles auprès de leur médecin, une équipe menée par Nikhil Wagle (Dana-Farber) leur a envoyé un kit pour prélèvement salivaire afin d’effectuer une analyse génomique...
Ce sont 15.191 patients souffrant de cancer du poumon (37%), du sein (14%), du côlon (10%), qui se sont prêtés à une analyse sanguine pour déterminer la présence d’ADN tumoral circulant...
Conçu en deux temps, cet essai de phase 2, qui avait inclus 153 femmes avec cancer épithélial de l’ovaire de stade IIB/III pour recevoir après 3-4 cycles d’une chimiothérapie néoadjuvante basée sur un dérivé de platine, du carboplatine IV ou intrapéritonéal ou du cisplatine intrapéritonéal en plus du paclitaxel IV à J1 puis IP à J8, a vite arrêté le bras cisplatine pour manque d’efficacité et excès de toxicité.
La chirurgie seule n’assurait qu’un taux de survie de 8% à 5 ans en cas d’adénocarcinome pancréatique. ESPAC-3 avait cependant montré qu’on pouvait faire beaucoup mieux en ajoutant du 5-FU ou de la gemcitabine. Mais les résultats restaient décevants...
Les traitements ciblés ne sont pas indiqués dans toutes les situations pour lesquelles ils pourraient être prescrits malgré la présence de mutations spécifiques...
Présentés par John van den Bent (Rotterdam), les résultats de l’étude CATNON, réalisée sur 751 patients atteints d’un glioblastome anaplasique, ont montré à quel point la centralisation des études au sein de l’EORTC a du sens quand on se trouve devant un cancer rare.
CALGB/SWOG 80405, qui comparait le bevacizumab et le cetuximab en première ligne métastatique du cancer colorectal en combinaison avec la chimiothérapie, a permis d’identifier 293 tumeurs situées dans le côlon droit (qui dérive de l’intestin antérieur embryonnaire) et 732 au niveau du côlon gauche (qui dérive de l’intestin postérieur embryonnaire), toutes KRAS wt. Cette distinction semble importante...
Ce sont les résultats en survie à 3 ans de KEYNOTE-001 qu’a présentés Caroline Robert (Villejuif).
Dans une méta-analyse de 13.203 patients inclus dans 351 études de phase I présentée par Maria Schwaederle (San Diego), cette dernière a souligné à quel point l’objectif premier de ces études (la recherche de toxicité) était suranné...
Le développement de nouvelles molécules remarquablement actives en cas de myélome multiple pose la question du rôle de l’auto-transplantation concomitante...
Le rôle des soignants – proches ou non – des patients souffrant de cancer est capital. Mais à quel prix en termes de vécu?
La surexpression de FLT3 est fréquente en cas de leucémie aiguë myéloïde (25-30%), les mutations pouvant concerner autant le domaine de duplication interne que le site de la tyrosine kinase. Plusieurs inhibiteurs de cette FLT3 sont en phase III d’investigation, parmi lesquels la midostaurine...
Les mutations portant sur le complexe du facteur d’épissage tendent à être mutuellement exclusives. Certaines sont oncogènes et mènent à des phénotypes différents qui ne concernent pas que l’hématologie tout en posant la question de mécanismes communs et de facteurs de vulnérabilité partagés...
Les patientes souffrant de thrombophilie et/ou d’antécédents thromboemboliques sont à haut risque thrombotique durant la grossesse. Yesim Dargaud à la tête d’une équipe lyonnaise a tenté d’évaluer l’intérêt d’un traitement prophylactique en fonction d’un score de risque validé (Dargaud, Y, et al. Br J Haematol 2009;145:825-35) sur 445 patientes enceintes (dont 26 ont eu plusieurs grossesses durant l’étude)...
L’accident cérébrovasculaire est une complication majeure de la drépanocytose, surtout lorsqu’il atteint l’enfant. Mais il est souvent silencieux (30% des cas) et est à ce titre un risque majeur de récidive ou de survenue d’un AVC symptomatique...
L’hémoglobine fœtale (HbF) α2γ2 est le constituant majeur exprimé au cours de la vie fœtale, substituée dans la période périnatale par l’hémoglobine adulte (HbA) α2β2, une substitution qui s’achève normalement vers 6 mois. L’HbA est alors le constituant majeur, l’HbF ne représentant le plus souvent que moins de 1% de l’Hb totale. Cette HbF résiduelle continue cependant à être synthétisée pendant la vie adulte, et des taux très variables ont pu être observés...
S’inspirant de l’expérience pédiatrique, le traitement de la LAL de l’adulte s’intensifie, utilise de plus en plus d’inhibiteurs de tyrosine kinase pour les patients Bcr-Abl1+ et organise de manière plus rationnelle les allogreffes...
Comment prévenir le déclin de la fraction d’éjection du ventricule gauche associé au traitement adjuvant du cancer du sein?
Les antidotes des nouveaux antiocoagulants devraient permettre de gérer sereinement les éventuelles situations d’urgence.
Quelle option choisir en cas de fuite mitrale sévère dans la cardiopathie ischémique?
Il semble bien que ce soit le cas puisque cette façon de faire a donné de meilleurs résultats sur la glycémie, le cholestérol et le poids que les conventionnelles 30 minutes d'exercice physique d'intensité modérée classiquement recommandées.
Coupler le GRS (genetic risk score) au CRS (conventional risk score) permettrait d’affiner la stratégie visant à réduire le taux de LDL-cholestérol.
Jusqu’ici, il n’existait pas d’étude randomisée très robuste démontrant l’intérêt de l’IVUS (intravascular ultrasound) en cas d’implantation d’un stent de seconde génération. Jusqu’ici…
L’étude DAPT a montré que la poursuite d’une double anti-agrégation plaquettaire par thiénopyridine et acide acétyl-salicylique au-delà de 12 mois diminue les complications ischémiques après stenting mais augmente le risque de saignement modéré ou sévère. Il serait donc utile de disposer d’un outil susceptible de déterminer les patients les plus susceptibles de bénéficier d’une telle prolongation.
L’étude PEGASUS TIMI 54 a montré l’intérêt du ticagrélor administré au-delà d’1 an chez les patients qui ont présenté un infarctus du myocarde 1 à 3 ans auparavant. Les données complémentaires présentées à l'AHA concernaient la sécurité.
COSMIC-HF a évalué l’intérêt potentiel d’un nouvel activateur sélectif de la myosine, en l’occurrence l’Omecamtiv Mecarbil (OM) dans l’insuffisance cardiaque.
Connaissez-vous la valeur-cible de pression artérielle systolique associée à une diminution de la morbidité et de la mortalité cardiovasculaires chez les patients non diabétiques?
Kevin Fitzgerald (Alnylam Pharmaceuticals, Cambridge, MA) a présenté à l’AHA les investigations en cours concernant ALN-PCS, brin d’ARN inhibant la synthèse de PCSK9.
Les sessions scientifiques de l’American Heart Association ont été l’occasion de revenir sur EMPA-REG qui a évalué l’empagliflozine dans le diabète de type 2.
L’étude EVISTA a évalué l’efficacité de la varénicline chez les patients qui ont été hospitalisés pour syndrome coronarien aigu.
Pas grand-chose à en croire les résultats de BEAT-HF présentés par Michael K Ong (UCLA, Los Angeles, CA)...
Il est encore trop tôt pour évaluer avec pertinence le risque de cancer de la thyroïde chez les enfants et adolescents exposés à la catastrophe nucléaire de Fukushima. Mais force est de constater que l’incidence actuelle est 30 fois plus importante que celle que l’on constatait avant la catastrophe...
Les récepteurs de la programmed cell death 1 (PD-1) et le ligand de cette protéine (PD-L1) sont impliqués directement dans la réponse immunitaire: exprimée à la surface des lymphocytes T, cette molécule PD-1 se lie à la PD-L1 de manière à rendre la cellule tumorale ‘invisible’ au système immunitaire, en désactivant (ou désarmant) le lymphocyte T CD8+...
Les tumeurs papillaires expriment fréquemment des mutations sur la voie de signalisation des MAP kinases (MAPK). Mais on ne connaissait pas avec précision le mode d’action de ces mutations sur l’agressivité de ces tumeurs...
L’épidémiologie du cancer de la thyroïde a changé, avec une incidence qui a quasi triplé aux Etats-Unis en 30 ans (de 4,9/100.000 en 1975 à 14,3/100.000 en 2009) et une découverte de plus en plus précoce (25% <1cm en 1988, 39% en 2009). De quoi se poser des questions et proposer une prise en charge réfléchie...
L’étude de la Mayo Clinic présentée par Aditi Kumar est monocentrique et rétrospective, mais elle ne manque pas d’intérêt car ces cancers en phase avancée ont une survie globale très courte: 5 mois environ...
Si les mutations BRAF V600E et TERT C228T (telomerase reverse transcriptase) n’affectent que peu le pronostic des cancers thyroïdiens, leur association est explosive...
Evaluating 1st-line treatment strategies for RAS wt mCRC – Satellite symposium Amgen at the 17th World Congress on Gastrointestinal Cancer, Barcelone, 4 juillet 2015 PEAK est l’une des nombreuses études programmées pour évaluer le panitumumab en première ligne métastatique d’un cancer colorectal. Sa qualité lui a permis d’être incluse dans les méta-analyses qui ont démontré une supériorité des anti-EGFR sur le bevacizumab en survie globale et en taux de réponse pour les tumeurs sans mutation RAS. Résumé des données présentées au WCGIC à Barcelone et analyse par le Pr Marc Peeters (UZA). Published ahead of print.
Ce sont les données de 129 enfants âgés de 1 à 3 ans, nés d’une mère atteinte d’un cancer durant sa grossesse, comparées à celles d’un nombre équivalent d’enfants avec les mêmes caractéristiques à la naissance que Frédéric Amant (UZ Leuven) a analysées. Elles lui permettent de conclure en la relative ‘innocuité’ des traitements anticancéreux au cours de la grossesse...
Le cancer du poumon à petites cellules est l’un des plus difficiles à traiter, notamment parce qu’il ne se manifeste le plus souvent qu’au stade métastatique, aucun traitement n’ayant réellement fait la différence depuis l’association etoposide/platine en première ligne et le topotecan en deuxième ligne. Représentant 14% des cancers du poumon, il n‘offre de survie à 5 ans qu’à 6% des patients...
On connaît peu les causes de la maladie de Hodgkin, une maladie très hétérogène aux multiples phénotypes dont les pics d’incidence se situent en fin d’adolescence et après 55 ans. Une équipe du service d’épidémiologie de l’université de Newcastle a tenté d’en savoir plus en analysant les données de 621 enfants âgés de 0 à 24 ans...
Après RADIANT-4, l’autre essai sur le NET présenté en session présidentielle par Philippe Rusznewski (Hôpital Beaujon, Clichy), concernait la plus fréquente de ces tumeurs neuroendocrines, celle de la partie moyenne de l’intestin, une pathologie dont l’incidence augmente encore régulièrement...
Ce sont approximativement 11% des cancers du sein qui touchent la femme âgée de moins de 45 ans, et 6% en dessous de 40 ans, un âge auquel près de 50% des femmes manifestent encore le désir de procréer. Un désir largement compromis par la chimiothérapie que 97% doivent recevoir. C’est dans ce cadre que plusieurs techniques de préservation de la fertilité ont été développées...
EUROCARE-5 a recensé les données de plus de 22 millions de patients européens pour lesquels un diagnostic de cancer a été posé entre 1978 et 2007 et évalué l’évolution au fil du temps de la survie à 5 ans de ces cancers à travers 30 pays européens. La Belgique fait partie des ‘bons élèves’...
Les anti-VEGF et les inhibiteurs de la mTOR sont le traitement de référence du cancer du rein de stade avancé. Mais les résistances font partie du quotidien de ces patients, notamment parce que se développe une voie alternative proangiogénique et proinvasive passant par MET et AXL...
Les métastases cérébrales sont les tumeurs les plus fréquemment rencontrées au niveau du cerveau. Elles concernent aussi près d’un quart des patients, le plus souvent dans le cadre d’un cancer du poumon, du sein ou d’un mélanome. Leur présence signifie généralement un pronostic réduit à quelques mois...
Les thérapies ciblées ont amélioré le pronostic des patients avec cancer du rein métastatique. Mais le bénéfice en survie est encore très limité lorsque les patients ont été lourdement traités avant de passer à ces molécules. C’est dans ce contexte que le nivolumab a été testé dans un essai de phase 3...
L’étude COMBI-v visait à comparer une bithérapie (anti BRAF: dabrafenib + anti-MEK: trametinib) à une monothérapie par un anti-BRAF (vemurafenib) en première ligne de traitement...
Partant du constat que l’everolimus a montré une activité intéressante dans plusieurs types de tumeurs neuroendocrines (NET), y compris en association avec de l’octréotide, et sachant qu’il existe peu d’options pour ces tumeurs en phase métastatique ou avancée, RADIANT-4 a testé cet inhibiteur de la mTOR dans un essai de phase 3...
A Chicago, Carol Aghajanian (New York, Etats-Unis) a présenté les résultats de l’étude Gynecologic Oncology Group 86P (GOG-86P), une étude randomisée de phase II qui a comparé trois nouveaux agents chimiothérapeutiques pour le traitement initial du cancer endométrial de stades III, IVA ou IVB, ou pour le traitement de récidives...
Carien Creutzberg, une chercheuse hollandaise (Leiden, Pays-Bas), a présenté les résultats à 2 ans de l’étude PORTEC-3, sur le plan de la toxicité et de la qualité de vie...
Christian Kurzeder (Palma De Mallorca, Espagne), qui a présenté à Chicago les résultats de l’étude PENELOPE, pense qu’à l’avenir, la présélection par biomarqueurs jouera un rôle important dans la conception des études et dans le développement d’un traitement individualisé ciblé...
Des modèles in vivo ont démontré que le véliparib (un puissant inhibiteur de PARP1 et PARP2) augmente l’activité antitumorale en combinaison avec une chimiothérapie à base de platine. Le véliparib s’est montré cliniquement actif en combinaison avec du carboplatine/paclitaxel en cas de cancer du sein et du poumon...
Iain McNeish (Glasgow, Écosse) a présenté les résultats d’une étude de phase II qui, à l’aide d’une analyse génétique du tissu tumoral, a tenté de prédire quelles patientes souffrant d’un cancer ovarien répondraient bien au rucaparib, un puissant inhibiteur de PARP...
Le gène TP53 est muté dans environ 97% des cancers ovariens séreux de haut grade. Pour la réparation de l’ADN endommagé, les tumeurs présentant la mutation TP53 dépendent d’un mécanisme régulé par la kinase WEE1. L’AZD1775 est un inhibiteur de WEE1. On présume que cette molécule rend les tumeurs présentant la mutation TP53 sensibles aux agents génotoxiques...
L’étude présentée à Chicago par Domenico Lorusso (Rome, Italie) porte sur le même domaine: le cancer endométrial avancé ou récidivant, dont le pronostic reste défavorable, comme l’a souligné Lorusso, qui a également expliqué que le bévacizumab, doté d’un effet anti-angiogénique, s’est montré efficace dans cette indication dans deux études de phase II. Tant en monothérapie qu’en association au carboplatine/paclitaxel, on a observé un effet bénéfique sur le pourcentage de réponse et la survie...
On sait que l’angiogenèse constitue une cible importante en cas de cancer ovarien. Bradley Monk (Phoenix, Etats-Unis) a fait référence à 8 études cliniques de phase III portant sur un traitement anti-VEGF (facteur de croissance de l’endothélium vasculaire). Toutes ces études ont montré une amélioration de la survie sans progression et une seule a suggéré une amélioration de la survie...
1. Augmenter la chimiothérapie en cas de perte d’hétérozygotie? 2. Un pronostic exceptionnel en l’absence d’adénopathie et de perte d’hétérozygotie 3. Tumeur de stade IV: éviter l’irradiation pulmonaire sous conditions
82% des enfants traités pour un sarcome des tissus mous survivent plus de 5 ans. Emily Mueller s’est attachée plus particulièrement à travers la Childhood Cancer Survivor Study à ce que sont devenus les enfants dont le diagnostic a été effectué entre 1970 et 1986...
BRAF est une protéine kinase active sur la voie de signalisation RAS/RAF/MEK/ERK de la croissance cellulaire. Les mutations de cette voie, en particulier la mutation V600E, sont oncogéniques. Le dabrafenib, un anti-BRAF muté, a montré son efficacité en cas de mélanome de stade avancé à la dose de 150mg/j par voie orale chez l’adulte...
Des troubles cognitifs sont quasi systématiquement retrouvés après chimiothérapie pour leucémie lymphocytaire aiguë. L’incidence d’une atteinte sévère des fonctions exécutives est 8 fois plus importante après chimiothérapie. Quant à en connaître les raisons précises, les données manquent (doses administrées, taux des biomarqueurs tels que l’homocystéine…), ce que l’équipe du St Jude Children’s Hospital menée par Yin Ting Cheung a tenté d’appréhender sur 213 enfants évaluables traités avec le protocole classique de chimiothérapie dans son institution...
Hu14.18-IL2, une protéine de fusion génétiquement ingéniérée pour lier l’IL-2 à l’anticorps monoclonal hu14.18, est ce que l’on appelle une immunocytokine. Elle semble plus efficace sur les métastases hépatiques dans les études précliniques que l’association de l’anticorps monoclonal à l’IL-2...
Le ceritinib est un puissant inhibiteur d’ALK chez l’adulte avec cancer du poumon non à petites cellules avec translocation ALK. C’est donc par analogie qu’il a été testé chez l’enfant dans plusieurs pathologies pédiatriques malignes exprimant une anomalie ALK...
Le pronostic des patients avec leucémie lymphoblastique aiguë à cellules B à très haut risque est loin d’être excellent comme en témoigne la DFS mesurée à 70% environ à 4 ans. Il semble donc logique chez ces patients d’intensifier la chimiothérapie post-induction...
Le rhabdomyosarcome, qui est la tumeur pédiatrique des tissus mous la plus fréquente, n’offre qu’un taux de survie <30% au stade métastatique. Dans ce cadre, les résultats d’ARST0431 ont suscité un certain intérêt...
Le risque de méningiome après radiothérapie crânienne s’élève à 3,3% après 25 ans et est d’autant plus élevé que la dose irradiée est plus importante. Quant au risque vital, il n’a été évalué que dans de petites études, raison pour laquelle la CCSS (Childhood Cancer Survivor Study), étude rétrospective portant sur 20.720 enfants survivant plus de 5 ans d’un cancer diagnostiqué entre 1970 et 1986, a étudié la question...
Le sarcome synovial est le deuxième sarcome des tissus mous en termes de fréquence chez l’enfant. Il est généralement considéré comme plus chimiosensible que les autres sarcomes des tissus mous non-rhabdomyosarcomes (NRSTS) mais il n’a pas de traitement de référence...
Les blastomes pleuropulmonaires sont rares. Et donc mal connus. Un registre américain a cependant permis de constater que dans la forme pulmonaire isolée (48% des cas), la survie à 5 ans atteint 39%...
Lors de l’ASCO, Michel Birrer a présenté les résultats d’une analyse rétrospective de candidats biomarqueurs tumoraux prédictifs de l’efficacité, dans l’étude GOG-0218, dans le but de trouver un lien entre les biomarqueurs et la survie sans progression ou la survie globale.
L’association chimiothérapie-imatinib assure au moins une survie équivalente à la greffe de cellules souches en cas de leucémie lymphocytaire aiguë Ph+. C’est donc logiquement que l’hypothèse a été émise d’une amélioration subséquente du pronostic lorsque la chimiothérapie est associée à un inhibiteur de la tyrosine kinase BCL-ABL de seconde génération, le dasatinib en l’occurrence...
L’histiocytose à cellules de Langerhans, qui se marque par l’accumulation de cellules dendritiques CD207+ pathologiques qui entraîne une destruction tissulaire (os, peau), se manifeste le plus souvent chez le jeune enfant sous deux formes...
Si l’intensification de la chimiothérapie a amélioré la DFS des enfants avec leucémie myéloïde aiguë, c’est cependant aux dépens d’une augmentation de la mortalité liée à la toxicité, une mortalité qui a malgré tout pu diminuer en affinant les soins supportifs...
Une nouvelle voie thérapeutique?
Il semble en tout cas associé à un risque accru d’événement ischémique ou thrombotique.
Les cliniciens, investigateurs de l’étude SIRFLOX, soulignent l’importance de l’amélioration de la survie sans progression des tumeurs hépatiques de 7,9 mois chez les patients atteints de cancer colorectal métastatique (mCRC) inopérable traités en première ligne avec les SIR-Spheres®, microsphères en résine marquées à l’yttrium-90, associées à une chimiothérapie...
L’étude TROG 03.06/VCOG PR 01-03 – résumée sous l’acronyme TOAD (Timing Of Androgen Deprivation therapy in prostate cancer patients with a rising PSA) – apporte des éléments de réponse.
Le GETUG a évalué l’intérêt à cet égard d’un traitement complémentaire de privation androgénique de courte durée.
Les recommandations du Prostate Cancer Working Group 2 (PCWG2) de 2008 concernant le cancer de la prostate résistant à la castration ont été peaufinées.
C’est bien entendu la question du traitement de première ligne qui a servi de toile de fond au débat présenté à l’occasion du symposium satellite organisé par Amgen. Les conclusions émises par l’ensemble des experts présents (Jean-Yves Douillard, Volker Heinemann, Tim Price, Fernando Rivera) vont toutes dans le sens de la méta-analyse présentée par Volker Heinemann...
Il y a eu peu d’informations sur CALGB 80203, malgré la présence d’Alan Venook qui, au grand dam de Jean-Yves Douillard et de beaucoup d’autres, s’est contenté de rappeler les sous-études dont les résultats ont été présentés jusqu’ici dans divers congrès...
La recherche d’une mutation RAS doit faire partie de l’examen de routine d’un cancer colorectal. Ce qui semble bien compris de la part des oncologues, mais pas de tous les praticiens concernés si l’on en croit une enquête menée par Annemarie Boleij (Nimègue, Pays-Bas)...
Les données issues de la récente réunion de consensus de l’ESMO ont été présentées pour la première fois et ont apporté beaucoup d’éléments nouveaux et importants...
Les inhibiteurs du récepteur de l’EGFR et les inhibiteurs du VEGF en combinaison avec une chimiothérapie sont une option de première ligne en cas de cancer colorectal métastatique sans mutation RAS. Ils ont été comparés directement dans une étude de phase II (PEAK, qui comparait panitumumab et bevacizumab) et deux études de phase III...
Les mutations RAS ne sont pas les seules à grever le pronostic des patients avec cancer colorectal métastatique. C’est également le cas, dans une large mesure, des mutations BRAF...
Les mutations BRAF V600 surviennent dans 5-10% des cancers colorectaux et en grèvent très fortement le pronostic...
ABCSG 18, qui avait enrôlé 3.425 femmes post-ménopausées pour recevoir en adjuvant du denosumab ou un placebo, a montré une réduction significative du risque d’événements squelettiques...
La plupart des femmes dont le cancer du sein est opérable préfèrent une chirurgie conservatrice. Cependant, 20 à 40% d’entre elles présentent des marges positives sur la pièce opératoire, ce qui nécessite le plus souvent une ré-intervention. Peut-on éviter cet écueil souvent difficile à encaisser sur le plan psychologique?
Les métastases osseuses sont un site habituel de récurrence à distance, ce qui a justifié la prescription de bisphosphonates en adjuvant. Sont-ils à mettre tous sur le même pied?
ADAPT HER2+/HR+ avait pour objectif l’évaluation de l’efficacité du T-DM1 en traitement adjuvant d’un cancer du sein HER2+ et hormonopositif après avoir randomisé 130 femmes selon 3 bras...
Après avoir enrôlé 352 femmes post-ménopausées avec cancer du sein localement avancé ou métastatique ER et/ou PR+ HER2+/- non résécable pour recevoir du létrozole 2,5mg avec ou sans bevacizumab, l’essai CALGB 40503 a montré que l’ajout de bevacizumab allonge la PFS (20 mois contre 16; HR = 0,75; p = 0,016) avec un bénéfice constant dans tous les sous-groupes...
Bien que non planifiée, une analyse des données de NeoSphere à 5 ans a été réalisée. Cette étude de phase II, qui comportait 4 bras (docetaxel avec pertuzumab ou avec trastuzumab ou avec les deux, ou l’association pertuzumab + trastuzumab sans docetaxel) et qui a été menée chez 417 patientes atteintes d’un cancer du sein HER2+ opérable, soit de plus de 2cm, soit localement avancé ou inflammatoire, sans traitement préalable, a confirmé ce qui avait été constaté précédemment...
Ajouter le rituximab, un anti-CD20, à la chimiothérapie ainsi qu’en maintenance améliore de manière significative la survie sans progression et la survie globale des patients avec lymphome non-hodgkinien indolent...
La leucémie lymphocytaire chronique est une maladie orpheline pour laquelle le standard thérapeutique combine la bendamustine au rituximab. Mais la rechute est la règle...
La myélofibrose est rare, et souvent mal supportée par les patients qui en souffrent, car la thrombocytopénie et l’anémie qu’elle entraîne nécessitent de fréquentes transfusions. Le risque de décès et de transformation leucémique est aussi très important tandis que la splénomégalie est souvent mal vécue...
Le mismatch repair (MMR) ou réparation des mésappariements de l’ADN est un mécanisme de surveillance de l’ADN destiné à réparer ses erreurs lorsqu’un brin a été nouvellement synthétisé et éviter ainsi qu’une information erronée ne soit transmise. Les cellules cancéreuses contiennent ainsi des dizaines de mutations somatiques. Mais lorsque le système MMR est déficient, le nombre de mutations peut dépasser 1.000...
Les cancers de la cavité buccale sont liés essentiellement (plus de 90% des cas) à la consommation d’alcool et au tabagisme. Bien que curables chirurgicalement à un stade précoce, ils récidivent facilement, notamment parce qu’ils diffusent dans les voies lymphatiques. Ce qui a posé la question d’une dissection ganglionnaire préventive...
L’hépatocarcinome de stade avancé est la seconde cause de décès par cancer dans le monde. Le sorafenib est aujourd’hui le seul traitement qui ait permis un avantage en survie, mais il n’est pas énorme, car cette survie ne dépasse généralement pas 11 mois...
Après avoir enrôlé 3.104 femmes (1.552 dans chaque groupe) avec cancer canalaire du sein in situ bénéficiant d’une tumorectomie avec marge claire et radiothérapie pour recevoir durant 5 ans soit de l’anastrozole 1mg/j, soit du tamoxifène 20mg/j, NSABP B-35, une étude mise sur pied par le NHI américain, a montré un léger bénéfice en survie sans récidive dans le groupe des femmes sous anastrozole âgées de plus de 60 ans...
CTLA-4 et PD-1 sont deux voies distinctes de contre-régulation de l’immunité antitumorale. Il semble donc logique de combiner un blocage de ces deux voies...
De nombreuses femmes avec cancer du sein hormonodépendant rechutent pendant ou après un traitement hormonal adjuvant, ce qui a justifié la recherche de produits susceptibles d’inhiber cette résistance endocrinienne...
Le cancer de la prostate de stade avancé est de mauvais pronostic. Le cancer localisé à haut risque également. Dans la mesure où une chimiothérapie par docetaxel a démontré son efficacité dans les cancers métastatiques hormonorésistants, la question s’est posée de connaître son potentiel en cas de cancer hormonosensible...
Le ganglion sentinelle est un facteur prédictif et pronostique important en cas de mélanome de plus de 1mm d’épaisseur. Faut-il pour autant procéder systématiquement à une dissection ganglionnaire complète en cas de positivité?
Le refrain est connu. Mais il préoccupe. Au stade avancé, ce cancer n’offre qu’une survie médiane de courte durée en première ligne (13 mois) avec des options thérapeutiques limitées pour la seconde ligne...
Les patients souffrant d’un cancer bronchique non à petites cellules non épidermoïde en progression après traitement comprenant un dérivé du platine ne survivent en moyenne que 8 à 10,4 mois. Comme la protéine PD-L1 est souvent surexprimée dans ce type de cancer, l’option anti-PD-1 s’est rapidement dégagée au point de faire l’objet d’un essai de phase 3...
Les sarcomes des tissus mous sont rares et difficiles à traiter, les traitements au-delà de la deuxième ligne étant quasi inexistants. En cas de sarcome métastatique, la survie dépasse rarement un an...
On ne guérit pas d’un myélome. Du moins pas encore. Et en cas de rechute après traitement par inhibiteur du protéasome ou par IMiD, les options thérapeutiques sont très réduites. Avec la découverte de l’importance de l’expression du CD38 dans les cellules myélomateuses, un certain espoir est né du blocage de cette protéine...
Plus de 80% des enfants qui ont présenté un cancer avant l’âge de 21 ans sont encore en vie 5 ans après. Mais ils ne sont pas hors danger pour autant car 18% d’entre eux décéderont endéans les 30 ans...
Des premiers résultats concernant la mutation acquise T790M qui confère une résistance aux inhibiteurs de tyrosine-kinase sont encourageants et laissent espérer qu'un jour le statut mutationnel pourra peut-être s'effectuer de façon totalement non-invasive.
L'étude multicentrique internationale ASSESS, présentée en session ESMO-IASLC Best Abstracts, répond à la question avec la comparaison des résultats obtenus par examen de tissu ou de cellules provenant de la tumeur elle-même et par examen sanguin.
La question est d'importance puisque nous avons à notre disposition des armes spécifiques à offrir aux patients porteurs de telles mutations.
On voudrait le croire puisque les inhibiteurs des tyrosine-kinases ont avec un bel ensemble montré leur aptitude à prolonger la survie chez les sujets avec cancer non à petites cellules à un stade avancé avec mutation activatrice de l'EGFR, mais dans la réalité ce n'est pas toujours le cas.
Au cours du dernier congrès de l’ESMO (European Society for Medical Oncology), le Pr Charles Ryan (San Francisco) a présenté l’analyse finale de l’étude COU-AA-302, y compris les chiffres définitifs sur le plan de la survie. Dans cette étude en double aveugle de phase III, de l’acétate d’abiratérone (Zytiga®) a été administré à des patients souffrant d’un cancer prostatique métastasé, résistant à la castration, n’ayant préalablement pas encore reçu de chimiothérapie...
De nouveaux outils sont en cours d’investigation. Ils visent entre autres à contrecarrer les résistances observées avec le crizotinib.
Les anti-EGFR de première génération ont des limites. L’afatinib vise à les pallier. Ses indications tendent à se préciser.
Les données actuelles suggèrent que le denosumab améliore la survie des patients ayant une atteinte avec métastases osseuses. On ignore si cet effet est à attribuer à une action anticancéreuse directe ou à une diminition de l’incidence des événements squelettiques.
Les mutations T790M représentent 60% des mutations EGFR retrouvées dans les NSCLC. Ce qui signifie qu’elles ne sont pas les seules et a justifié la recherche d’autres EGFR-TKI.
D’après la communication de Karin Hellgren, Stockholm, Suède Les risques oncologiques liés à l’utilisation des anti-TNF sont bien connus en cas de polyarthrite rhumatoïde. En revanche, il est loin d’en être de même lorsque ces agents sont prescrits en cas de spondylarthropathies (arthrite psoriasique, spondylarthrite ankylosante et autres spondylarthrites). Cette situation est d’autant plus dommageable que ces deux types de rhumatismes inflammatoires ne touchent pas préférentiellement des sujets de même âge ni de même sexe...
D’après la communication de Munther Khamashta, Londres, Royaume-Uni Le sifalimumab est un anticorps monoclonal entièrement humain qui se lie à la majorité des interférons alpha et les neutralise, empêchant ainsi l’activation du complexe récepteur des interférons de type 1 que l’on trouve dans de très nombreuses cellules, notamment les cellules dendritiques, les cellules B et T et les monocytes...
D’après la communication en session plénière d’Iris Markusse, Leyden, Pays-Bas L’étude BeSt a comparé sur 508 sujets atteints de PR 4 stratégies poursuivant un même objectif de contrôle serré, attesté par un DAS 28 ≤ 2,4...
D’après le poster Late Breaking présenté par Harald Vonkeman, Enschede, Pays-Bas Telle est la conclusion à tirer d’une étude néerlandaise multicentrique randomisée ayant concerné 817 sujets sous traitement par anti-TNF depuis au moins 1 an et dont la polyarthrite rhumatoïde (PR) était en faible activité depuis 6 mois ou plus (DAS28 < 3,2 à au moins deux reprises)...
D’après les communications de Noortje van Herwaarden, Nijmegen, Pays-Bas, et de Judith Haschka, Erlangen, Allemagne Deux études randomisées ont évalué l’impact de la diminution des doses d’anti-TNF sur la probabilité d’une reprise évolutive chez des patients en faible activité (DRESS) ou en rémission (RETRO)...
Optimizing treatment benefits with MKIs: understanding who and when to treat – Satellite symposium Bayer au congrès de l’ESMO – 28 septembre 2014 Le rôle majeur de l’environnement tumoral est à présent bien établi, au même titre que le dialogue intercellulaire, ce qui a conduit au développement des thérapies ciblées. Le sorafenib est l’une de celles-ci. Il a été investigué avec succès dans l’hépatocarcinome, le cancer du rein métastatique et, plus récemment, dans le cancer thyroïdien différencié résistant au radio-iode. Le point sur cette pathologie difficile. Published ahead of print.
L’insuffisance en vitamine D est loin d’être une exception puisque l’OMS fait état d’un milliard de personnes sous les taux recommandés. Il est donc logique que l’on retrouve nombre d’asthmatiques dans le lot, d’autant qu’ils partagent plusieurs facteurs de risque avec l’insuffisance en vitamine D: l’obésité, l’habitat urbain, le manque d’exercice… Faut-il les supplémenter? Ebauche de réponse avec Atul Gupta (Londres) dans le cadre du congrès européen de pneumologie à Munich.
L'immunothérapie et les traitements spécifiques des mutations BRAF ont considérablement amélioré le pronostic du mélanome métastatique. Mais des progrès peuvent encore être réalisés comme en témoignent les 3 études que résume le Dr Evandro de Azambuja (Institut Bordet) qui présidait la session consacrée au mélanome.
L'étude présentée par le Pr Jean-Pascal Machiels (Institut Roi Albert II, UCL) a fait état d'un bénéfice en survie sans progression avec l'afatinib dans les cancers tête et cou en récidive ou métastatiques mais ne montre qu'un maigre avantage en temps: 2,5 mois contre 1,7 mois. Quelle est la pertinence d'un tel résultat?
La cachexie du cancer est une conséquence multifactorielle de la maladie. Se manifestant surtout par une perte de poids et de masse maigre, c’est sur ces deux ‘marqueurs’ que se focalisent les études. Dans la mesure où la ghréline est un facteur de croissance produit au niveau de l’estomac qui régule l’appétit, le poids et l’importance de la masse maigre, il semblait logique d’explorer cette voie.
La formule se veut interpellante. Elle a le mérite de refléter la réalité quotidienne des obstétriciens et des pédiatres: un enfant né d’une mère qui a bénéficié d’une chimiothérapie durant la grossesse (à partir du deuxième trimestre) ne court pas plus de risques sur le plan cognitif ou cardiaque qu’un enfant sans antécédents d’exposition à la chimiothérapie.
La résection chirurgicale constitue le traitement de première intention des cancers bronchiques non à petites cellules (NSCLC) localisés. Mais elle n’en guérit que 40%. En 2004, l’étude IALT (International Adjuvant Lung Cancer Trial) avait montré qu’une chimiothérapie à base de cisplatine apportait un bénéfice absolu en survie de 5% et au prix d’effets secondaires non négligeables. De plus, 50% des patients ne peuvent jamais avoir de chimiothérapie adjuvante ou recevoir le traitement prévu. La place pour d’autres approches adjuvantes existe donc... Sans résultats à ce jour.
Les cancers de la tête et du cou en phase métastatique sont bien des maladies orphelines, car très rares. Ils n’en méritent pas moins une attention particulière, notamment parce qu’ils sont en augmentation constante, mais aussi parce que leur pronostic est sombre (3-6 mois de survie après échec d’un traitement par dérivé du platine) et les symptômes sévères.
Les inhibiteurs de la tyrosine kinase (TKI) de l’EGFR sont incontestablement le traitement de première ligne des patients avec NSCLC métastatique porteurs d’une mutation EGFR. Mais quasi tous développent une ‘résistance acquise’ après une période plus ou moins longue de réponse.
L’étude CLEOPATRA, un essai de phase III contrôlé comparant la combinaison pertuzumab + bithérapie par docétaxel + trastuzumab à cette même bithérapie + placebo, chez 808 patientes atteintes d’un cancer du sein métastatique ou localement récidivant non résécable HER2+, avait montré dans une analyse intermédiaire non prévue au protocole un gain de survie sans progression radiologique (gain absolu de 6,3 mois) et de survie globale (HR=0,62). Mais ces résultats étaient purement spéculatifs et difficilement appréciables car la médiane de survie globale n’était pas atteinte au moment de la 2ème analyse intermédiaire...
L’étude est modeste, puisqu’elle n’a inclus que 69 femmes avec cancer du col en rechute. Mais elle a néanmoins séduit le comité scientifique de l’ESMO...
Point besoin d’insister sur les conséquences des CINV (chemotherapy-induced nausea and vomiting): elles entraînent un risque de déshydratation et de troubles électrolytiques, d’anorexie et d’«oublis thérapeutiques»…, un risque que courent 85% des patients qui ne sont pas traités en cas de chimiothérapie hautement cytotoxique.
Postulant le bénéfice de combiner un inhibiteur de MEK à un inhibiteur de BRAF chez les patients avec mélanome de stade avancé et mutation BRAF, Grant MacArthur (Melbourne) a conduit une étude de phase 3 comparant la combinaison vemurafenib 960mg BID/j + cobimetinib 60mg/j 3semaines/4 (n=79) au vemurafenib en monothérapie (n=128) auprès de patients avec mélanome avancé non encore traités.
«Le principe de l'immunothérapie des cancers est simple, puisqu’il s’agit de relâcher les freins (checkpoints ou points de contrôle) du système immunitaire pour qu'il lâche ses troupes destructrices, notamment les lymphocytes T, sur les cellules cancéreuses. Mais le danger est de créer un embrasement du système, et de voir surgir des effets indésirables de type immunitaire», explique Jeffrey Weber (Tampa, Floride) en préambule...
«Le vemurafenib a considérablement amélioré le pronostic des patients souffrant de mélanome de stade avancé avec mutation BRAF, ce qui représente environ 40% des cas», rappelle le Pr Caroline Robert (Villejuif). Peut-on mieux?
C’est une session spécifique qui a été consacrée à la e-cigarette devant le succès croissant de ce mode d’absorption de la nicotine. Est-ce pour autant aussi ‘safe’ que d’aucuns veulent le faire croire?
La prévalence de l’asthme augmente d’année en année, en particulier lorsqu’un parent ou un membre de la fratrie a développé un asthme avant l’âge de 10 ans. Si l’on sait que l’environnement maternel joue un rôle capital en la matière, certaines études animales laissent entendre que les facteurs environnementaux impliquant le père, avant la conception, sont aussi à prendre en considération. Un phénomène peu étudié chez l’homme...
Le syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) est une forme très sévère de défaillance pulmonaire aiguë, consécutive à une altération de la perméabilité capillaire. D’origine multiple (pneumonie, sepsis), il est une cause majeure d’insuffisance respiratoire aiguë, avec une mortalité qui peut atteindre 40-60%, le plus souvent en état de défaillance multiorganique.
Les conséquences psychologiques d’une maladie (stigmatisation, désocialisation, infériorisation…) ont souvent tendance à en aggraver les symptômes. Pour l’asthme, il s’agit par exemple de difficultés d’expression par dysfonction des cordes vocales avec difficultés d’arriver au bout d’une phrase sans essoufflement...
L’inflammation et la néoangiogenèse jouent un rôle clé dans la pathogenèse du cancer du poumon. Parallèlement, de nombreux essais préliminaires ont montré que la température de l’air exhalé est l’expression de cette inflammation des voies aériennes et d’une augmentation de la vascularisation. Ce qui a conduit certains auteurs à formuler l’hypothèse de la mesure de cette température en tant que moyen diagnostique ou de dépistage de maladies pulmonaires chroniques.
Asthme et wheezing sont deux phénotypes différents d’une même maladie chez l’enfant. Sans compter qu’il pourrait exister d’autres phénotypes au sein de chaque groupe...
Les antituberculeux de première intention (rifampicine, pyrazinamide, ethambutol, isoniazide) ne sont pas toujours bien supportés sur le plan digestif, raison pour laquelle l’OMS conseille de les prendre après le repas en cas de nausées ou de vomissements. Mais on ne connaît pas l’impact de l’alimentation sur la pharmacocinétique de ces drogues en début de traitement, un fait capital quand on sait que le risque de résistance s’accroît avec la chute des taux plasmatiques...
Faut-il surveiller ou traiter par chimiothérapie les séminomes de stade I? La question semble toujours d’actualité même si l'on sait que l’invasion du rete testis et un volume tumoral > 4cm sont des indices prédictifs de rechute en cas de surveillance après chirurgie...
Le traitement standard du cancer du rein non à cellules claires métastatique n’est pas réellement défini alors que deux molécules ont démontré leur efficacité: le temsirolimus et le sunitinib...
Les cancers surrénaliens sont rares mais très agressifs, avec une survie à 5 ans qui va de 16 à 44%, essentiellement grâce à la chirurgie. Lorsque la tumeur n’est pas résécable, le mitotane est le seul produit autorisé par la FDA. Mais il n’assure qu’un modeste impact sur la survie...
Aikou Okamoto (Jikei, Japon) a décrit les résultats d’une étude de phase III randomisée qui a comparé une association de paclitaxel et de carboplatine avec une association d’irinotécan et de cisplatine pour le traitement de première intention du carcinome de l’ovaire à cellules claires.
Le nivolumab, un inhibiteur IgG4 complètement humanisé de PD1, un des points de contrôle de la réaction immunitaire antitumorale, a démontré une activité en cas de cancer du rein métastatique, tout comme l’ipilimumab, un anti-CTLA4. Il paraît donc logique de les associer car ils agissent à des niveaux différents de l’immunité de la cellule tumorale...
Les inhibiteurs de BRAF améliorent la survie chez les patients avec mélanome métastatique exprimant la mutation BRAF V600. Mais la réponse est très variable...
Les résistances aux inhibiteurs de BRAF sont liées à plusieurs mécanismes, dont l’hétérogénéité du statut mutationnel et du micro-environnement tumoral...
L’étude du génome humain par le GWAS (Genome Wide Association Study) a permis notamment d’identifier des variations génétiques associées au risque de développer un cancer du rein. Peut-il identifier des prédicteurs de réponse thérapeutique en cas de cancer du rein métastatique?
Plusieurs études ont montré que la majorité des patients avec mélanome métastatique avec mutation BRAF traités par un inhibiteur BRAF obtiennent une réponse métabolique visible en FDG-PET...
Takashi Onda (Sagamihara, Japon) a utilisé les premières données d’une étude destinée à comparer la survie entre une chirurgie après traitement néoadjuvant et une chirurgie de debulking suivie d’une chimiothérapie, afin d’évaluer le caractère invasif des deux interventions.
Coordonné par l’EORTC en collaboration avec le GETUG et les NCRI, NCIC et AUO, l’essai 30994 a été réalisé parce que les cancers musculo-invasifs de la vessie ont un taux de survie qui atteint à peine 50% 5 ans après la cystectomie...
Le carcinome rénal à cellules claires est le plus fréquent et le plus agressif des cancers du rein. «Comme beaucoup d’autres cancers, son incidence est en augmentation constante, ce qui est préoccupant, car 30% environ de ces cancers au stade localisé rechutent après chirurgie», signale Bernard Escudier...
MET est l’une des cibles émergentes en oncologie, et plus particulièrement en uro-oncologie, «notamment parce que les taux de MET urinaire soluble sont élevés dans les carcinomes urothéliaux et corrélés au stade de la maladie», signale Andrea Apolo (New York)...
ASPECCT, la première étude de phase III comparative entre le panitumumab et le cetuximab en cas de cancer colorectal métastatique réfractaire à la chimiothérapie, a inclus dans son protocole la recherche de biomarqueurs sur base de ‘biopsies liquides’. Parmi celles-ci, l’analyse de la fréquence d’une mutation ponctuelle S492R sur la partie externe du récepteur au EGFR...
Avec pour objectif l’appréciation de l’activité et de la sécurité du bevacizumab associé à de la capecitabine et de la radiothérapie avec ou sans oxaliplatine avant chirurgie en cas de cancer du rectum localement avancé, une équipe louvaniste menée par Gabriela Chiritescu a enrôlé 84 patients pour lesquels elle a évalué la pCR...
Fruit de l’encapsulation de l’irinotecan dans un nanoliposome permettant une longue durée d’exposition du produit actif, MM-398 (nal-IRI) a démontré une activité clinique en monothérapie dans des essais de phase II en cas de cancer du pancréas métastatique après échec d’un schéma comprenant de la gemcitabine. Il a été testé auprès de 417 patients en progression dans une étude ouverte à 3 bras...
Les thérapies moléculaires sont de peu d’efficacité en cas d’hépatocarcinome, à l’exception – notable – du sorafenib en première ligne métastatique (mais pas en adjuvant) et de nouvelles thérapies (regorafenib, tivantinib, cabozantinib) en deuxième ligne...
La survie à 5 ans des cancers de l’œsophage non opérés n’atteint que 26% (voire même 13% pour les adénocarcinomes), quels que soient les schémas de chimiothérapie adoptés. Dans la mesure où ces tumeurs surexpriment EGFR dans 60-80% des cas et que ce taux est corrélé avec le pronostic en cas de cancer de l’œsophage de stade avancé, il paraissait logique d’expérimenter un anti-EGFR dans cette indication...
C’est le cancer thyroïdien le plus fréquent (85% des cas en moyenne) et répondant généralement bien à l’iode radioactif ou à la chirurgie, sauf dans 5 à 15% des cas pour lesquels on ne disposait d’aucun traitement avant 2013, qui a souligné le potentiel du sorafenib. Avec le lenvatinib, un inhibiteur oral des tyrosine kinase qui bloque VEGFR1, FGFR 1-4, PFGFR-β, KIT et RET, on dispose à présent d’une deuxième arme.
La perte d’activité ovarienne est une complication fréquente de la chimiothérapie, ce qui engendre des conséquences psychologiques non négligeables chez la femme en âge de procréer...
Le pronostic des patients avec leucémie lymphocytaire chronique (CLL) ou petit lymphome lymphocytaire (SLL) qui ont une durée de réponse courte, sont âgés (>65 ans) ou porteurs de la del(17p), est péjoratif et les options thérapeutiques limitées hormis, dans une certaine mesure, l’ofatumumab...
Les conséquences des cancers de l’oropharynx liés au HPV sont redoutables et nécessitent très souvent un recours à la radiothérapie par modulation d’intensité au prix cependant d’effets secondaires tels qu’hypothyroïdie, xérostomie, accidents vasculaires cérébraux. Ce qui a fait naître l’idée d’en réduire l’intensité....
Les patientes avec cancer du sein métastatique osseux sont à risque majeur de fracture, compression ou nécessité de recours à une radiothérapie ou une chirurgie antalgique...
Les proches soignants des patients souffrant de cancer consacrent dans certains cas jusqu'à 8 heures par jour à ces soins. Le stress psychologique que cela occasionne se traduit fréquemment par une altération de leur état de santé. C’est dans ce contexte que sont nés les services de soins palliatifs...
L’olaparib, une inhibiteur PARP, et le cediranib, un agent anti-angiogénique, ont tous deux montré une activité en monothérapie en cas de cancer ovarien épithélial. Les études précliniques ayant suggéré qu’ils pouvaient avoir un effet synergique, il était logique d’analyser le potentiel de cette combinaison en cas de cancer de l’ovaire récurrent sensible au platine.
Malgré les progrès de la génomique, la chimiothérapie reste le traitement de choix en deuxième ligne métastatique des NSCLC, aucun traitement n’ayant montré depuis 10 ans de supériorité sur les 3 agents approuvés pour le moment: docétaxel, erlotinib et pemetrexed qui permettent une survie médiane de 7 à 9 mois.
«Nous avons tous envie de répondre par la négative, de manière intuitive, à cette question», répond Amy Pickar Abernethy (Duke University), «dans la mesure où il s’agit d’un traitement chronique dont les résultats ne se mesurent qu’après plusieurs années.» Mais la réponse n’est pas aussi dichotomique...
ALTTO (Adjuvant Lapatinib and/or Trastuzumab Treatment Optimisation), présentée par Edith Perez (Jacksonville) est un essai en adjuvant dans le cancer du sein HER2+ qui avait pour but de comparer 4 bras thérapeutiques...
Ils étaient attendus. Ils ont fait le buzz… Les résultats de l’essai CALGB/SWOG 80405 soutenu financièrement par les autorités de santé américaines ont renvoyé les deux produits dos à dos pour le traitement de première ligne des cancers colorectaux métastatiques avec KRAS sauvage pour les codons 12 et 13.
Le traitement endocrinien standard chez la femme préménopausée avec cancer du sein positif pour les récepteurs hormonaux n’est pas encore réellement défini. C’est le tamoxifène qui est actuellement proposé en première intention pour une période de 5 ans, accompagné en cas de risque élevé d’une suppression ovarienne. En post-ménopause, la situation est plus claire depuis l’avènement des inhibiteurs de l’aromatase. Peut-on les proposer aussi en préménopause si on envisage une suppression ovarienne?
L’hormonothérapie est le traitement standard du cancer de la prostate de stade avancé depuis 1950, un dogme qui pourrait être profondément modifié par CHAARTED (ChemoHormonal therapy versus Androgen Ablation Randomized Trial for Extensive Disease in prostate cancer) qui a étudié la pertinence de proposer une chimiothérapie, le docétaxel en l’occurrence, dès le début du traitement de déprivation andogénique.
Le nivolumab est un anti-PD-1 qui a montré une belle activité en monothérapie dans le mélanome de stade avancé. Dans la mesure où son niveau d’action est différent de l’ipilimumab (un anti-CTLA4), l’hypothèse de la complémentarité de ces deux classes thérapeutiques a rapidement été formulée...
Les traitements reposant sur l'immunothérapie ont pour but de rompre la tolérance de l'organisme vis-à-vis du mélanome et de favoriser la destruction de la tumeur par les cellules du système immunitaire. Nouvelle stratégie d'immunothérapie, les anti-PD-1 (pour Programmed cell Death 1) bloquent un frein physiologique du système immunitaire, à savoir le récepteur PD-1 présent à la surface des lymphocytes T activés et qui constitue un ‘verrou’ à la réponse immune dirigée contre les cellules tumorales...
L’incidence du mélanome de stade III ne cesse de progresser. Difficile à traiter, il bénéficie cependant d’un traitement chirurgical, mais avec un taux très élevé de rechutes à 5 ans...
Chez les patients de stade clinique <T3aN0M0 traités initialement par chirurgie ou radiothérapie présentant une récidive biochimique, une hormonothérapie immédiate offre peu ou pas de bénéfice en survie par rapport à une hormonothérapie instaurée au moment de la progression clinique ou 2 ans après la survenue de la récidive biochimique.
La synovite pigmentée villonodulaire est une tumeur synoviale rare articulaire et des tendons...
Le NLST (National Lung Screening Trial) américain qui avait inclus 53.454 participants âgés de 55-74 ans, fumeurs ou ex-fumeurs (≤15 ans) à raison de 30 paquets-années, avait montré que le dépistage par scan à faible dose une fois par an durant 3 ans, réduit la mortalité par cancer du poumon de 30% par rapport au dépistage radiographique classique...
L’obésité est un facteur de mauvais pronostic en cas de cancer du sein de stade précoce. Mais l’université d’Oxford, avec une équipe menée par Hongchao Pan, a voulu creuser le sujet...
Voici 10 ans que les mutations de l’EGFR ont été identifiées en cas de cancer bronchique non à petites cellules (NSCLC), ce qui a conduit au développement d’inhibiteurs de tyrosine kinase spécifiques. Mais des résistances secondaires sont rapidement apparues...
Avec 1,67 million de diagnostics en 2012, et 522.000 décès de par le monde, le cancer du sein est une préoccupation au quotidien, d’autant plus marquée que près de 25% de ces cancers sont diagnostiqués au stade métastatique ou sont en progression...
La protéine KRAS joue un rôle primordial dans la régulation du cycle cellulaire, notamment par les voies de signalisation d’aval: RAF/MEK/ERK++ et Pi3K/AKT/mTOR. Elle peut être dérégulée via l’activation de récepteurs tyrosine kinase (EGFR) ou les mutations du gène RAS (KRAS)...
«Le Breast International Group (BIG) est la plus large plateforme existante en matière de cancer du sein», signale Martine Piccart (Institut Bordet). Il est à la base de nombreuses études qui ont fait ou font toujours loi aujourd’hui: HERA, ALTTO, APHINITY…
«L’identification de gènes candidats a conduit à la validation de nouvelles cibles moléculaires, ce qui ne peut être réellement utile que si l’on identifie parallèlement des biomarqueurs pour optimiser les réponses», souligne Paul Workman (Institute of Cancer Research, Londres).
Nous disposions déjà à ce sujet des données du German Breast Group (GEPAR SIXTO, ASCO 2013), selon lesquelles le recours au carboplatine dans le cadre d’un schéma de chimiothérapie néoadjuvante standard augmente le taux de RPC en cas de CSTN...
Selon une étude réalisée à Leuven (M. Vanoppen), les patientes obèses (IMC ≥ 30) obtiennent, en chiffres absolus, un moins bon taux de RPC (ypT0/is ypN0) après chimiothérapie néoadjuvante. Cette conclusion ne tient toutefois pas compte du sous-type de cancer du sein...
EZH2 est une histone méthyltransférase du groupe Polycomb (PcG) qui appartient au groupe répresseur Polycomb 2 (PRC2) et induit la triméthylation de la lysine 27 de l’histone 3 (H3K27), la fermeture de la chromatine et l’extinction des gènes. Elle médie ainsi la répression transcriptionnelle. Son gène, surrégulé dans les cellules B du centre germinatif, est fortement exprimé dans les lymphomes diffus à larges cellules B (DLBCL) et dans les lymphomes folliculaires, avec une augmentation de son activité en présence de certaines mutations que l’on retrouve fréquemment dans ces deux pathologies...
Les patients présentant des comorbidités avec leur leucémie lymphoïde chronique (LLC) sont mal représentés dans les études cliniques. Si la chimio-immunothérapie est le traitement de première ligne chez les patients avec LLC en bonne forme physique, cela n’a pas été formellement confirmé après 65 ans ou en cas de comorbidités telles que le diabète, l’hypertension, les coronaropathies, la BPCO, les hyperlipidémies, l’insuffisance rénale, les problèmes musculo-squelettiques,…
L’hepcidine joue un rôle clé dans l’homéostasie du fer. Cette hormone hyposidérémiante est produite par le foie et agit en bloquant le relargage du fer via la ferroportine au niveau du pool basal des entérocytes, limitant ainsi l’absorption intestinale du fer alimentaire et au niveau des macrophages, limitant alors leur recyclage du fer. En d’autres termes, toute élévation d’hepcidine sérique a pour conséquence une diminution du fer sérique...
Depuis le début des années 90, il est question de l’effet pronostique favorable de la présence péritumorale d’un mécanisme de défense antitumorale efficace...
La littérature ne contient aucune preuve univoque du lien entre HIT et risque de cancer du sein. Gennari et al. ont réalisé une méta-analyse de 19 études de population disponibles incluant chaque type de HIT (citrate de clomifène, analogues des gonadotrophines et FIV).
Plus de 50% des patientes sous IA souffrent d’arthralgies, ces douleurs constituant le principal obstacle à l’observance de la thérapie...
Cette étude présentée par le Professeur Jack Cuzick (UK) confirme que les inhibiteurs de l’aromatase (IA) administrés par voie orale protègent contre l’apparition du cancer du sein ER+.
La question de l’efficacité des bisphosphonates en tant que traitement adjuvant du cancer du sein fait débat. Les résultats contradictoires des différentes études en la matière, difficiles à comparer entre eux, ne permettent pas d’aboutir à des conclusions fiables. C’est pourquoi il n’y a actuellement aucune indication pour cette stratégie préventive...
Le double blocage du récepteur HER2 à l’aide de L et T en situation néoadjuvante, combiné à un traitement hebdomadaire par paclitaxel (80mg/m2) pendant 12 semaines, augmente les chances d’obtenir une réponse pathologique complète (RPC = absence de cellules tumorales invasives au niveau du sein/de l’aisselle) par rapport à un blocage simple (à l’aide de L ou T)...
Les schémas classiques de chimiothérapie adjuvante par anthracyclines (A) sont toujours associés à l’administration de cyclophosphamide (C) et souvent de 5-fluorouracile (5-FU) (AC/EC ou FEC/FAC)...
Un essai randomisé réalisé en Inde (présenté par R. Badwe), mené sur 350 femmes atteintes d’un cancer du sein métastatique primitif et présentant une réponse tumorale objective après 6 cures de chimiothérapie, a démontré, après 17 mois de traitement environ, un meilleur contrôle local dans 82% des cas...
La combinaison melphalan, prednisone et thalidomide (MPT) est un des deux traitements standard du myélome multiple nouvellement diagnostiqué depuis que l’ajout de thalidomide à la combinaison MP a montré un avantage statistiquement significatif en survie globale (OS) et en survie sans progression (PFS) par rapport à MP...
Les cellules souches hématopoïétiques s’adaptent à la demande en restant quiescentes ou en proliférant avec pour étape ultime l’apoptose, la différenciation ou l’auto-régénération. La balance entre ces divers états est donc capitale pour assurer l’homéostasie hématopoïétique, raison pour laquelle les cellules quiescentes se sont réfugiées dans des niches, notamment au niveau péri-artériolaire...
TP53 est un anti-oncogène dont les mutations sont associées au développement de tumeurs. Et ces mutations se rencontrent fréquemment en cas de leucémie myéloïde aiguë (t-AML) et de syndrome myélodysplasique (t-MDS) induits par une chimio- et/ou une radiothérapie. De plus, les porteurs de ces mutations, associées souvent à d’autres anomalies (délétions) des chromosomes 5 et 7, répondent moins bien à la chimiothérapie et les rémissions à long terme sont rares...
Jesper Eriksen (Odense, Danemark) a présenté les conclusions de l’étude de phase III DAHANCA 19, au cours de laquelle l’ajout de zalutumumab, un inhibiteur de l’EGFR, à la radiothérapie n’a apporté aucun avantage supplémentaire chez des patients atteints d’un carcinome épidermoïde de la tête ou du cou.
Jonathan Ledermann (Londres, Royaume-Uni) a présenté les résultats d’une étude de phase III au cours de laquelle une chimiothérapie a été administrée avec ou sans cédiranib, un inhibiteur du VEGFR2, à des patientes atteintes d’un cancer ovarien récidivant sensible au platine.
Robert Coleman (Sheffield, Royaume-Uni) a communiqué les résultats finaux de l’étude AZURE - BIG 01/04. Au total, 3.360 patientes atteintes d’un cancer du sein de stade II/III ont reçu un traitement standard avec ou sans adjonction de zolédronate pendant cinq ans.
Harry de Koning (Rotterdam) et ses collaborateurs du groupe CISNET «poumon» ont utilisé les données issues des deux plus grandes études randomisées sur le dépistage du cancer du poumon dans le but d’en déduire les avantages et les inconvénients...
Jean-Charles Soria (Villejuif, France) a commenté les conclusions d’une étude de l’EORTC, intitulée DLT-TARGETT, sur le dosage et la détermination de la toxicité dose-limitante des nouveaux médicaments ciblés...
Peter Van Loo (Cambridge et Leuven) a effectué un dépistage systématique des délétions homozygotes dans 2.137 tumeurs primitives et identifié ainsi 24 nouveaux candidats suppresseurs de tumeur...
Rowan Chlebowski (Los Angeles) a étudié l’influence potentielle de l’association estrogènes/médroxyprogestérone en substitution hormonale après la ménopause sur l’incidence du cancer de l’endomètre.
Francesco Sclafani (Royal Marsden Hospital, Royaume-Uni) a présenté les résultats de l’étude EXPERT-C, dans laquelle le cétuximab a été testé dans le cadre du cancer du rectum avancé à haut risque. Il a surtout attiré l’attention sur l’influence du gène TP53 sur l’effet du traitement par cétuximab...
Priscilla Brastianos (Harvard, Boston) s’est demandé si les métastases cérébrales présentent un profil génétique différent de celui de la tumeur primitive à partir de laquelle elles se sont développées. Elle a pu constater que c’est effectivement le cas et que chaque tumeur et chaque métastase connaissent une évolution génétique ramifiée.
La majorité des tumeurs utilisent le TGF-β pour échapper au système immunitaire. Les vaccins composés de cellules tumorales génétiquement modifiées peuvent aider l’organisme à forger une réponse immunitaire visant la destruction de cellules tumorales.
Le statut mutationnel KRAS peut-il prédire une chimiorésistance en cas de NSCLC de stade avancé? Pour y répondre, une équipe franco-italienne menée par Marianna Macerelli (Udine et Villejuif) a effectué une analyse rétrospective des patients avec NSCLC de stade IIIB-IV suivis à l’Institut Gustave-Roussy entre juin 2009 et juin 2012 qui avaient un traitement à base de platine et pour lesquels on disposait du statut mutationnel KRAS et EGFR.
Les cellules cancéreuses peuvent exprimer des antigènes spécifiques favorisés par certaines mutations, antigènes qui, logiquement, peuvent entraîner des réponses immunitaires. La surrégulation de PD-L1 (programmed cell death 1 ligand 1), une protéine transmembranaire, dans le microenvironnement permet aux cellules cancéreuses d’échapper à leur destruction par les cellules T. Inhiber cette PD-1 ou son ligand ainsi que l’interaction entre la PD-L1 et la protéine B7.1 pourrait restaurer l’activité antitumorale des cellules T.
Les inhibiteurs de tyrosine kinase de l’EGFR sont recommandés en traitement de première ligne des NSCLC avec mutation EGFR. Mais la plupart des patients développent une résistance après 10-11 mois, une seconde mutation portant sur T790M étant détectée chez 60% de ces patients...
The revolution in personalised healthcare: towards improved outcomes in oncology. Symposium satellite organisé par les laboratoires AstraZeneca dans le cadre de l’European Cancer Congress (Amsterdam, 27 septembre 2013) Le cancer du poumon n’est pas un cancer facile, surtout en phase métastatique. Une situation en passe de résolution avec l’apparition des traitements basés non plus sur l’histologie de la tumeur mais sur une sélection moléculaire. Bien que le nombre d’options thérapeutiques pour les patients atteints d’un cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC) de stade avancé se soit accru au cours de la dernière décennie, le pronostic demeure sombre, d’où la nécessité de disposer d’autres traitements. Résumé de la présentation de Frances Shepherd (Toronto). NS Approval ID 77816 Revision date 10/2013
C'est en activant les cellules tumorales porteuses du HLA de classe I que les plaquettes favorisent le développement d'un cancer...
L'ERSPC (European Randomized Study of Screening for Prostate Cancer) avait suggéré que le screening par PSA du cancer de la prostate réduit la mortalité de ce cancer. Mais ce screening peut provoquer beaucoup de tort estime un équipe française...
Le profilage moléculaire, ou recherche systématique d'un certain nombre de mutations au sein de cancers de site primitif inconnu, permet d'identifier des cibles thérapeutiques possibles dans 77% des cas...
Reprenant les données de 20 études impliquant plus de 1,9 millions de patients avec cancer du sein ou du côlon, Kirstin De Bruijn (Rotterdam) a pu calculer que la présence d'un diabète augmente de 23% le risque de développer un cancer du sein...
La radiothérapie hyperfractionnée des cancers de la tête et du cou améliore le pronostic par rapport à la radiothérapie fractionnée classique...
Les traitements du cancer de l'ovaire évoluent grâce aux apports de plusieurs études positives, notamment avec des agents anti-angiogéniques. Le Pr Ignace Vergote nous explique les tenants et aboutissants de 3 essais.
L’irradiation mammaire interne ne semblait pas offrir d’avantage majeur en survie globale et sans progression. Mais l’essai qui l’avait affirmé comportait des techniques assez anciennes...
Philippe Autier (Vice-Président, Population, à l’International Prevention Research Institute, Lyon) le confirme: le dépistage du cancer colorectal par détection de sang occulte et réalisation d’une colonoscopie donne des résultats.
Etude multicentrique randomisée de phase 2 comparant en deuxième ligne métastatique après progression sous chimiothérapie à base d’oxaliplatine + bevacizumab deux schémas FOLFIRI avec bevacizumab ou panitumumab, SPIRITT n’a pu constater de différence en PFS ni en survie globale chez les 182 patients KRAS sauvage enrôlés.
La place de l'oxaliplatine en adjuvant dans le cancer rectal de stade avancé fait encore débat, raison pour laquelle une équipe anglaise a comparé l'administration de 6 cycles capecitabine - oxaliplatine à l'absence de traitement chez 113 patients avec cancer rectal localement avancé après chirurgie R0.
La résection radicale est le facteur pronostique le plus important de contrôle local du cancer du rectum. Mais une étude rétrospective néerlandaise vient de relancer le débat sur l’intérêt de la radiothérapie peropératoire chez des patients avec marge circonférentielle microscopiquement envahie.
MGN1703 est une petite molécule reconnue par le récepteur TLR9 exprimé dans les cellules dendritiques plasmacytoïdes et les lymphocytes B, jouant ainsi sur l’immunité adaptative. Elle a été testée en maintenance d’un cancer colorectal métastatique...
VELOUR, dont les résultats ont été publiés dans le Journal of Clinical Oncology en 2012, avait prévu une analyse des résultats chez les patients de 65 ans ou plus...
Chris Verslype, hépatologue à la KU Leuven, a présenté un exposé au cours duquel il mettait en adéquation des cas cliniques avec les nouvelles recommandations ESMO/ESDO pour ce qui concerne l'hépatocarcinome. Il présente ici un résumé de ces recommandations.
La gastrectomie D2 fait partie à présent des recommandations américaines et européennes en cas de cancer gastrique opérable. Faut-il une chimiothérapie adjuvante?
Le traitement PRRT (Peptide Receptor Radionuclide Therapy) est une forme de traitement moléculaire ciblé réalisé avec un petit peptide (un analogue de la somatostatine similaire à l’octreotide) couplé à un radionucléide émettant des radiations bêta...
MPACT évaluant l’intérêt de l’association Nab-Paclitaxel + gemcitabine versus gemcitabine seule dans le cancer du pancréas avancé avait été présentée à l’ASCO GI (Abstract#LBA148). Ce sont les résultats en analyse multivariée qui ont été présentés par Josep Tabernero sur les facteurs pronostiques les plus importants en termes de PFS et de survie globale...
On connaît l’implication de VEGF et de son récepteur de type 2 dans l’angiogenèse du cancer gastrique. Le ramucirumab, un anticorps dirigé contre le récepteur 2 du VEGF, a dès lors été logiquement testé dans cette indication en monothérapie de 2ème ligne...
PAM4, une mucine pancréatique spécifique des adénocarcinomes canalaires, semble être une cible thérapeutique intéressante…
Sofie Van Binnebeek (qui se présente elle-même) a été sélectionnée dans les ‘best abstracts’ relatifs aux tumeurs neuro-endocrines. Elle résume ici le travail de l'équipe de la KU Leuven sur la meilleure technique diagnostique des métastases de ces NET.
Une étude prospective multicentrique française, sous l’égide de l’AGEO (Association des Gastro-Entérologues Oncologues) a évalué le FOLFIRINOX chez 77 patients présentant un adénocarcinome pancréatique localement avancé non résécable...
Les essais cliniques sur les biomarqueurs ont «cartonné» durant l’ASCO, en cancer colorectal comme dans d’autres cancers...
Lorsque se développent des anticorps anti-facteur de croissance, les cancers de la tête et du cou ont un pronostic extrêmement réservé. Le Pr Jean-Pascal Machiels a présenté en session orale les résultats potentiels d'un nouveau vaccin. Résumé.
5 à 15% des cancers thyroïdiens deviennent réfractaires à l’iode radioactif. Ces cancers ont une survie médiane réduite à 2,5-3,5 ans après de multiples complications...
Avec aTTom, c’est le devenir à long terme des patientes ayant bénéficié de 10 ans de traitement par tamoxifène qui a été évalué...
Il n’existe pas à ce jour de traitement systémique efficace du mélanome de l’uvée...
Le nivolumab est un anticorps IgG4 complètement humanisé du récepteur PD-1, qui, dans les études préliminaires, a montré un effet intéressant sur le mélanome, le NSCLC et le cancer du rein...
Le papillomavirus humain est la cause d’un nombre grandissant de cancers oropharyngés, et la crainte des patients avec cancer oropharyngé HPV+ de contaminer leur conjoint est bien réelle...
Le pazopanib, un inhibiteur multi-kinase administré par voie orale à la dose de 800mg/j pendant 24 mois pour cancer ovarien avancé sans progression après chimiothérapie de première ligne (n=940), permet une amélioration de 33% de la PFS...
L’expérimentation animale a montré que l’administration de GM-CSF, un facteur de croissance granulocytaire, améliore le blocage du CTLA-4 par l’ipilimumab...
Première étude comparative directe entre deux schémas, FOLFIRI + cetuximab versus FOLFIRI + bevacizumab, en première ligne métastatique des cancers colorectaux KRAS wt, FIRE3 a montré une supériorité du cetuximab en survie globale...
Bien que l’angiogenèse soit un phénomène primordial dans le glioblastome, l’ajout de bevacizumab au traitement classique ne permet ni d’allonger la survie globale, ni la survie sans progression...
Historiquement, le standard de traitement du NSCLC par radiothérapie est limité à 60-63Gy pour des raisons de toxicité...
L'équipe de la KU Leuven a présenté un poster sur la meilleure manière de gérer le regorafenib en cas de cancer colorectal métastatique. Résumé par le Pr Eric Van Cutsem.
La survie moyenne en cas de mélanome métastatique de stade avancé est de 10-14 mois...
Le cancer du col est le plus fréquent des cancers gynécologiques en Inde. Il engendre également une mortalité supérieure à celle du cancer du sein. C’est dans ce cadre qu’une campagne d’instruction de travailleurs de la santé a été menée...
Le fitness est un marqueur pronostique puissant du risque cardiovasculaire et de la survie dans la population générale. Mais on connaît peu de choses de son intérêt prédicteur de l’incidence du cancer et de son efficacité sur les conséquences d’un cancer...
Le lymphome à larges cellules B est le plus habituel des lymphomes non hodgkiniens. Agressif, il est cependant curable grâce à la chimiothérapie, mais le risque de rechute est réel et une surveillance post-thérapeutique est nécessaire...
Le traitement classique du séminome de stade 1 est l’orchidectomie suivie d’une surveillance. Est-ce suffisant?
L’ 'intelligence' des cellules cancéreuses leur permet d’éviter les réactions immunitaires de rejet en exprimant certaines protéines dont la PD-L1...
L’angiogenèse est l’une des composantes du cancer du col de stade avancé, qui tue encore 4000 femmes chaque année aux Etats-Unis...
«C’est la plus grande distinction accordée par l’ASCO. Et elle a été décernée cette année au Pr Martine Piccart (Institut Bordet) pour sa contribution exceptionnelle au monde de l’oncologie en général et du cancer du sein en particulier», annonçait Sandra Swain, présidente de l’ASCO.
La testostérone est connue pour réduire la masse grasse et augmenter la masse maigre...
Les varicocèles provoquent un hypogonadisme d'apparition tardive. Faut-il opérer?
RHYME, un registre multicentrique (25 centres dans 6 pays européens) portant sur 999 hommes avec hypogonadisme clinique, a montré qu'une perte d'érection est présente chez 81,0% d'entre eux...
En cas de priapisme réfractaire à l'aspiration ou à l'instillation d'un alpha-agoniste, voire à une chirurgie de shunt, l'implantation immédiate (en moyenne après 171 heures) d'une prothèse pénienne offre des résultats significativement meilleurs...
Les urologues allemands sont partagés quant au traitement à proposer en cas de dysfonction érectile après prostatectomie 'nerve-sparing'...
Sur 155 patients (dont 40% de diabétiques) avec dysfonction érectile, le traitement par onde de choc extracorporelle de faible intensité (LI-ESWT) donne des résultats intéressants...
C'est un remarquable travail d'évaluation de la gradation PULS qu'a effectué une équipe multicentrique qui a montré une parfaite concordance des constatations entre les divers intervenants...
Chez le rat, l'hypertension artérielle se traduit par une réduction de 38% de la concentration en spermatozoïdes, une concentration qui se normalise après traitement par enalapril...
La production de spermatozoïdes compétents nécessite le remplacement des histones liées à l'ADN par des protamines...
Le rapport régime riche en graisses - obésité ne fait plus de doutes. Mais ce que l'on sait moins...
CONFIRM avait montré un effet-dose avec le fulvestrant qui, administré à la posologie de 500mg, améliore le délai jusqu’à progression de 6,5 mois versus 5,5 mois pour le bras 250mg (HR = 0,80; p = 0,006). Lors de cette première analyse, les données en survie globale n’étaient pas matures, mais montraient une tendance favorable...
HERA, PHARE et NSABP-31 actualisés et quelques résultats marquants en translationnel...
Il existe une légère augmentation du risque de myélodysplasie ou de leucémie myéloïde aiguë après cancer du sein, surtout en cas de schéma AC (0,27% à 8 ans dans les essais NSABP) et en cas de radiothérapie ou utilisation de CSF après tumorectomie...
Quelles nouvelles données en traitement locorégional? Six chapitres pour réduire les imprécisions.
Trois essais sous la loupe...
Très attendue, la présentation des résultats à long terme de l’étude ATLAS (Adjuvant Tamoxifen Longer Against Shorter), comparant 5 ans à 10 ans de tamoxifène en adjuvant, relance le débat de la durée optimale du traitement par hormonothérapie...
Compte rendu d’une session de M-S Doutre, B Milpied, E Collet lors des Journées Dermatologiques de Paris 2012 Les pustuloses palmo-plantaires (PPP) correspondent à différentes entités d’évolution le plus souvent chronique, entraînant généralement un retentissement socioprofessionnel important. Leur classification est mal définie, reposant pour certains sur des arguments cliniques, pour d’autres sur des critères anatomo-pathologiques. Leur traitement est difficile, devant prendre en compte les facteurs associés, dont essentiellement le tabagisme. Pour classifier au mieux les PPP, il faut analyser leur aspect et leur topographie (extrémité digitales, centre de la main ou éminence thénar, entièreté de la voûte plantaire ou points d’appui uniquement), puis rechercher des signes associés dermatologiques (psoriasis), muqueux, systémiques (fièvre, manifestations ostéo-articulaires). Il est également nécessaire de préciser le terrain sous-jacent (antécédents personnels ou familiaux de psoriasis, intoxication tabagique) et les traitements en cours. Published ahead of print.
Faire la distinction entre lithiase urique et lithiase calcique? Possible au CT scan.
La néphrolithotomie percutanée minimale invasive (MPCNL) est une modalité thérapeutique de plus en plus communément utilisée pour traiter les lithiases rénales...
Une enquête européenne sur l'usage de l'urétéroscope flexible (fURS) a montré que les recommandations de l'EAU ne sont pas suivies quant aux indications de la technique...
Une néphrectomie partielle est possible en cas de tumeur rénale de plus de 7cm… mais pas sans casse!
Une équipe de Rotterdam a randomisé 42.376 hommes âgés de 55 à 74 ans pour bénéficier soit d'un dépistage (n=21.210, pour lesquels un taux de PSA ≥3mg/ml impliquait une biopsie), soit d'un suivi classique (n=21.166) pour un cancer de la prostate...
De quelques manifestations cutanées qui conduisent au thorax… Un résumé d’une session clinique présentée au cours des Journées Dermatologiques de Paris*. * Les illustrations proviennent de clichés pris durant la session avec l’accord du service de presse des Journées Dermatologiques de Paris (11-15 décembre 2012).
Quoi de neuf en biologie du cancer du sein? Nouvelles voies d’activation, nouvelles cibles, nouveaux agents prometteurs...
«2012 a été une année particulièrement riche en publications sur le séquençage (883 pour le cancer du sein!)», constate Christine Desmedt (Institut Bordet, Bruxelles). «Elles nous ont appris non seulement que les mutations sont loin d’être un fait isolé, mais aussi que certaines mutations peuvent être regroupées car elles agissent sur la même voie d’activation.» Reste à faire le tri des essais présentés à San Antonio, susceptibles d’avoir des implications pour le futur.
L'expectative armée est une alternative sécuritaire en cas de masse rénale de moins de 4cm de diamètre chez le patient âgé et/ou avec comorbidités...
La chimiothérapie néoadjuvante à base de cisplatine est le standard thérapeutique en cas de cancer de la vessie non musculo-invasif, avec un taux de réponse de l’ordre de 30%...
La dysfonction érectile post-prostatectomie n’est pas facile à traiter…
Second prix des Best Abstracts en oncologie au 28th Annual EAU Congress, le papier de Prasanna Sooriakumaran (Un. Karolinska, Stockholm) ne manque pas d’interpeller…
Une équipe mixte anglo-suédoise a pu démontrer l’intérêt du screening du cancer de la prostate après s’être basée sur les données de 9.952 hommes invités à bénéficier tous les 2 ans d’un dosage du PSA, comparés à 9.952 contrôles…
S’il existe des index de qualité de vie en dermatologie, leur intérêt pour la sexualité n’est que marginal. Ainsi, le DLQI (Dermatology Life Quality Index) ne comporte qu’un item, fort vague à ce sujet, avec la question: «Votre problème de peau a-t-il rendu difficiles vos relations avec votre conjoint, vos amis proches ou votre famille?» Quant au Skindex, seul un des 30 items pose clairement la question: «Mon problème de peau perturbe ma vie sexuelle.» Ce qui implique la nécessité d’être direct et, surtout, de (se) poser la question de savoir comment faire pour que cela change. Le point avec les Prs Bruno Halioua (dermatologie, Paris) et Sylvain Mimoun (andrologue, psychologue et psychosomaticien à l’hôpital Cochin, Paris) à l’occasion des Journées Dermatologiques de Paris le 12 décembre 2012.
Comme l’a précisé Saro Armenian (Duarte, Etats-Unis), l’insuffisance cardiaque est une cause majeure de morbi-mortalité après transplantation de cellules hématopoïétiques puisqu’elle est associée à un taux de survie à 5 ans inférieur à 50%. Le risque d’apparition d’insuffisance cardiaque est corrélé à l’exposition aux anthracyclines combinée à l’irradiation de la cage thoracique avant la transplantation ainsi qu’à la présence de facteurs de risque tels que l’hypertension, le diabète et une dyslipidémie. Le conditionnement pré-greffe ne semble pas en cause.
La tyrosine kinase de Bruton joue un rôle important dans la prolifération et la survie des cellules B, en particulier dans la leucémie lymphoïde chronique. L’ibrutinib est un inhibiteur de cette tyrosine kinase administré par voie orale. Il a été évalué dans une étude de phase Ib/II dont les résultats ont été présentés par John Byrd (Columbus, Etats-Unis) (1). «Le traitement actuel de la leucémie lymphoïde chronique chez les sujets âgés laisse à désirer en termes de réponse, de durée de rémission et de tolérance. De nouveaux traitements sont donc souhaitables», a précisé J. Byrd.
Meletios Dimopoulos (Athènes, Grèce) a précisé que si les nouveaux agents tels que le lénalidomide et le bortézomib sont effectivement à l’origine de progrès majeurs dans le myélome multiple, les patients qui y deviennent réfractaires gardent toutefois un pronostic réservé. De nouvelles avancées sont donc souhaitables.
Si des progrès importants ont été réalisés dans le traitement de la leucémie myéloïde chronique, certains patients présentent des mutations qui les rendent non répondeurs aux traitements les plus récents. Parmi elles figure la mutation T315I, capable d’entraver la liaison des inhibiteurs de la tyrosine kinase à leur site d’action. Le ponatinib est un nouvel inhibiteur de la tyrosine kinase destiné à surmonter la résistance induite par cette mutation. Il serait également utile pour contrecarrer l’effet d’autres mutations. Il pourrait avoir un effet thérapeutique, mais serait également en mesure de prévenir la survenue de résistances.
L’infection à Chlamydia trachomatis (CT) est l’infection sexuellement transmissible bactérienne la plus fréquente chez la femme et la première cause de stérilité tubaire. C’est aussi la première cause d’urétrite non gonococcique chez l’homme. S’il est reconnu que la plupart des femmes infectées sont asymptomatiques, la prévalence de l’infection chez des hommes asymptomatiques est assez mal évaluée...
Le Dr Caroline Robert (Institut Gustave Roussy) fait le point sur les nouveautés en matière de prise en charge du mélanome.
Deux études, PHARE et HERA, présentées en session présidentielle lors du récent congrès de l’ESMO, ont fait l’actualité et permis de répondre à une question fondamentale quant à la durée optimale de traitement par trastuzumab.
[Cancer de la prostate métastatique résistant à la castration – D’après un symposium satellite organisé par les laboratoires Janssen au cours de l’ESMO] On observe une explosion des possibilités thérapeutiques dans le cancer de la prostate résistant à la castration. Leur apparition nécessite dès lors une discussion au cas par cas, qui ne peut se produire que dans le cadre d’une concertation multidisciplinaire. Fil rouge du symposium satellite organisé par les laboratoires Janssen au cours de l’ESMO, il était aussi celui de la réunion organisée par ce même laboratoire devant un parterre belgo-néerlandais rassemblant toutes les spécialités concernées. Résumé des sessions, assorti des commentaires des Prs Gerhardt Attard (Londres) et Bertrand Tombal (UCL).
Alan Ramsay (Londres) a constaté que le lénalidomide peut aider à prévenir les déficits immunitaires des lymphocytes T en cas de leucémie lymphoïde chronique (1).
Filip Callewaert (Ablynx SA, Gand) a présenté les résultats favorables en termes d’efficacité et d’innocuité du nanobody ALX-0681 chez des babouins souffrant de purpura thrombotique thrombocytopénique acquis.
[The place of probiotics in the management of Helicobacter pylori infection. Satellite symposium Biocodex at the UEGW 2012, Amsterdam, 22 octobre 2012] Helicobacter pylori (Hp) est l’agent causal de nombreuses pathologies gastriques. Il joue également un rôle important dans la genèse des cancers gastriques. Ceci a conduit à réviser le traitement de la maladie ulcéreuse, désormais considérée comme une maladie infectieuse, tout en posant d’une façon plus générale la question de l’éradication de cette bactérie...
Bert van der Reijden (Nimègue) a constaté que GFI1 (growth factor independence 1) est essentiel au développement de la leucémie aiguë myéloïde avec translocation t(8;21).
Le séquençage du génome complet de cellules médullaires en cas de myélome multiple montre que cette maladie est extrêmement hétérogène en termes de biologie moléculaire. Outre les cellules de myélome qui prolifèrent de manière clonale, il existe toujours de petites populations de cellules présentant des mutations sous-clonales.
Le Pr Pierre Deprez a présidé la session "épidémiologie, détection et traitement des cancers gastriques débutants". Au cours de cette session multidisciplinaire, il a précisé le rôle de l'endoscopiste dans la prise en charge des cancers gastriques superficiels. Dans cette interview, il livre les indications de la résection mais aussi les limites de la technique endoscopique (mucosectomie et mucosectomie avec dissection sous-muqueuse).
Au cours d’une session dédiée à l’approche multidisciplinaire de l’obésité morbide, le Pr Guy Boeckxstaens a présenté des résultats interpellants sur les complications de la chirurgie bariatrique. Parmi ceux-ci, la fréquence du dumping syndrome, qui est une complication redoutable et rarement diagnostiquée. Comment le reconnaître et comment le traiter?
Ce n'est plus vraiment un scoop, il n'existe pas UN mais DES cancers du poumon: le Pr Johan Vansteenkiste fait le point sur les nouveautés dans le traitement du NSCLC à un stade avancé...
Dans le cadre d'une réunion de la European Society of Digestive Oncology, les experts ont redéfini la place des biomarqueurs en oncologie digestive. Résumé et perspectives de cette réunion qui rassemblait le gratin européen de la discipline par le Pr Eric Van Cutsem (Digestive Oncology Unit, UZ Leuven).
Le Pr Paul Germonpré fait le point sur les nouveautés dans le traitement du NSCLC à un stade avancé.
Lukas Van Oudenhove travaille à l'UZ Leuven et est psychiatre. L'UEG vient pourtant de lui décerner le Rising Star Award, un prix qu'elle décerne annuellement à 8 scientifiques dont les travaux cliniques apparaissent particulièrement prometteurs. Lukas Van Oudenhove est psychiatre disions-nous, mais il oeuvre au sein de l'importante unité de recherche translationnelle en affections gastro-intestinales. Ceci explique partiellement cela... Ses travaux portent notamment sur l'influence de certains symptômes psychiatriques sur la perception des symptômes gastro-intestinaux.
Marc Benninga est intervenu au cours d’une session consacrée aux désordres gastro-intestinaux fonctionnels. Il y a de nouveau abordé un sujet qui lui tient à cœur: l’hypnothérapie. Cette technique semble donner des résultats remarquables chez l'enfant souffrant de douleurs abdominales fonctionnelles. Quel est le rationnel de cette prise en charge thérapeutique, et quelles en sont les implications?
Au cours d'une session dédiée aux nouvelles approches du traitement des maladies inflammatoires intestinales, le Pr Denis Franchimont s'est penché sur les nouvelles formulations des stéroïdes et des 5ASA. Dans cette interview, il nous présente également quelques approches novatrices visant la migration cellulaire ou reposant sur les thérapies cellulaires.
Le Pr Edouard Louis a co-présidé une session dédiée aux facteurs environnementaux impliqués dans la pathogenèse des maladies inflammatoires. Dans cette interview, il revient sur les facteurs non infectieux les plus pertinents et plus particulièrement sur les facteurs alimentaires, les médicaments et l'ensoleillement.
L’obésité est un problème d’importance croissante dans nos pays industrialisés comme dans les pays en voie de développement. A l’heure actuelle, le seul traitement efficace de cette maladie métabolique est de nature chirurgicale. Les interventions visent soit la réduction du volume gastrique (chirurgie restrictive) soit la malabsorption des aliments (chirurgie de bypass). Comme la maladie est chronique, des interventions répétées sont souvent nécessaires. Le Pr Jacques Devière aborde la place des techniques endoscopiques qui offrent d’intéressantes perspectives également dans le traitement des patients diabétiques de type 2.
Kim De Keersmaecker (Vlaams Instituut voor Biotechnologie et KU Leuven) a réussi à démontrer, par séquençage de l’exome, la présence de mutations ribosomales en cas de leucémie aiguë à cellules T.
Les mécanismes intracellulaires de la résistance à la castration sont multiples: surexpression des récepteurs aux androgènes (AR), modifications de ces récepteurs, augmentation du co-activateur (GTF), activation parallèle du complexe ligand/AR/co-activateur, augmentation des enzymes de la biosynthèse des androgènes… Ce qui ne signifie pas qu’une fois la résistance acquise, l’hormonothérapie n’a plus de place. Bien au contraire, comme nous l’apprend l’essai COU-AA-302 avec l’acétate d’abiratérone.
Raphaël Ceccaldi (Paris) a présenté un mécanisme qui expliquerait l’insuffisance médullaire observée dans la maladie de Fanconi, à savoir une surexpression des gènes codant pour les protéines p53 et p21 (1).
Les résultats de l'étude EMILIA montrent que l'anticorps conjugué trastuzumab-emtansine (T-DM1) majore significativement la survie sans progression et la survie globale chez des femmes atteintes de cancer du sein HER2+ déjà traitées par trastuzumab et taxanes. Ce traitement apparaît en outre moins toxique qu'un traitement par lapatinib et capécitabine.
De nouveaux produits sont récemment apparus dans le traitement du cancer colorectal métastatique. A titre d’exemple, on pourrait citer les anticorps monoclonaux anti-VEGF, les VEGF-trap, ou encore les produits ciblant l’EGFR. On ne peut que se réjouir de l’élargissement de l’arsenal thérapeutique, cependant, celui-ci n’est pas sans poser quelques problèmes. En particulier, on ne dispose pas de facteurs prédictifs de la réponse, d’où l’apparition de résistances.
ARADES est le premier essai réalisé chez l’homme avec une nouvelle molécule, l’ODM-201. Il concernait des cas de cancer de la prostate résistant à la castration en progression.
Dans un travail prospectif sur le séquençage des patientes françaises avec cancer du sein, Monica Arnedos (Institut Gustave Roussy, Villejuif) a pu démontrer qu’il est possible d’effectuer ce vaste travail qui passait par plusieurs étapes destinées à déterminer le meilleur traitement ciblé en fonction du profil génomique...
HERA a été construit sur plusieurs bras, dont l’un concernait l’intérêt du traitement par trastuzumab durant deux ans.
Il apparaît que les outils dont on dispose actuellement, tels que l’imagerie par résonance magnétique ou les scanners, sont insuffisamment prédictifs du devenir clinique des patients. Il y a donc un besoin réel pour de nouveaux marqueurs de la réponse clinique. Le Dr Alain Hendlisz de l’Institut Bordet évoque ici l'intérêt de recourir à des marqueurs métaboliques de la réponse au traitement, en l'occurrence le FDG-PET réalisé 14-21 jours après l’instauration d'un traitement.
Les patients ne connaissent pas les facteurs de risque d’un cancer. Ce n’est pas un scoop. On ne va donc pas s’appesantir sur le sujet, même si la majorité placent malgré tout le tabagisme au premier rang du risque.
Neo-ALTTO avait montré que l’association lapatinib + trastuzumab en plus du paclitaxel offre un taux de réponses pathologiques complètes significativement supérieur (51,3%) à l’administration de l’un (24,7%) ou de l’autre (29,5%) avec le paclitaxel...
Premier inhibiteur ALK, le crizotinib a démontré une activité clinique remarquable sur les NSCLC de stade avancé avec translocation ALK. PROFILE, présentée par Alice Shaw, avait pour but de comparer l’efficacité du crizotinib (n=173) à celle d’une chimiothérapie (docetaxel, n=72 et pemetrexed, n=99) en deuxième ligne métastatique.
Présentée par le Pr Eric Van Cutsem (UZ Leuven), l’actualisation des résultats de CORRECT, dont les résultats intermédiaires avaient été présentés à l’ASCO, confirme le bénéfice de cet inhibiteur multikinase chez les patients atteints de cancer colorectal ayant déjà bénéficié de plusieurs lignes thérapeutiques.
Reprenant le devenir de 129.987 personnes qui avaient répondu à une enquête du Kaiser Permanente entre 1978 et 1985, Arthur Klatzky (Californie) a montré que le risque de cancer par rapport aux abstinents s’élève de 17% pour les ex-alcooliques...
A l’heure des traitements personnalisés en oncologie, près d’un tiers des patients interrogés pour l’enquête ‘Getting Personal’ présentée par Sabine Tejpar (UZ Leuven) ne sont pas au courant de cette possibilité.
C’est par un rappel de l’intérêt de combiner un inhibiteur de BRAF (ici le dabrafenib) et un inhibiteur de MEK (le trametinib) dans le mélanome métastatique avec mutation BRAF V600 que Georgina Long (North Sidney, Australie) justifie la réalisation de cet essai de phase II présenté en Proffered Paper Session.
Dans un essai de phase I avec escalade de dose pour un inhibiteur de MEK (GDC-0903) administré en continu ou 21j/28 en combinaison avec le vemurafenib, Rene Gonzalez (Un. Colorado) et al. ont pu constater un haut taux de réponse.
La session à laquelle participait le Pr Bertrand Tombal était dédiée aux cancers résistant à la castration et plus particulièrement aux patients ne présentant pas, ou alors une seule, de métastase identifiée, càd les patients dits oligométastatiques. La question est d'importance car techniquement, on ne dispose pas de solution pour ces patients. En effet, les études ayant évalué le docétaxel s'étaient intéressées aux patients métastatiques, tandis que les études qui ont suivi ont été réalisées dans un contexte de post-chimiothérapie. Que peut-on faire avec ces patients? Le Pr Tombal donne quelques éléments de réponse.
Les premiers essais avec le sorafenib en cas de NSCLC en monothérapie en deuxième et troisième ligne métastatique du NSCLC étaient prometteurs...
Premier essai clinique visant à évaluer le gefitinib en seconde ligne métastatique du cancer gastro-œsophagien, l’étude a comparé sur 450 patients équitablement répartis l’administration de gefitinib 500mg od au placebo après progression sous chimiothérapie.
Une analys exploratoire de MISSION a été réalisée afin de voir dans quelle mesure le statut EGFR et le statut KRAS peuvent influencer le pronostic du traitement par sorafenib du NSCLC de stade avancé en 3ème ou 4ème ligne.
Seuls ou combinés, la thérapie comportementale cognitive et l’exercice physique peuvent avoir un effet bénéfique cliniquement significatif sur les symptômes urinaires et ménopausiques chez les patientes souffrant de ménopause induite par le traitement.
Associer le bevacizumab à la chimiothérapie est le standard thérapeutique de première et de deuxième ligne du cancer du côlon en phase métastatique, l’adjonction de bevacizumab permettant une amélioration significative de la PFS et de la survie globale...
Bien que séduisant, notamment dans des essais précliniques, le concept du traitement de maintenance par le bevacizumab n’avait jamais été réellement exploré. «Et pourtant, lorsqu’on analyse les essais observationnels non randomisés, tels que BRiTE et ARIES, force est de constater que ce sont les patients qui ont continué le bevacizumab associé à la chimiothérapie après progression qui ont obtenu les meilleurs résultats en survie globale», remarque Thierry André (Villejuif).
La perifosine est un alkylophospholipide interférant avec la membrane cellulaire et perturbant les voies de signalisation AKT, MAPK, JNK. Elle inhibe aussi la voie du NF-κB et augmente l’effet antitumoral du fluorouracile et serait synergique avec la capécitabine comme l’a montré une petite étude de phase II randomisée portant sur 38 patients avec cancer colorectal métastatique en 2ème ou 3ème ligne.
Le regorafenib, un inhibiteur multicible de la tyrosine-kinase a démontré sa supériorité face au placebo en troisième ligne et au-delà (le bénéfice observé en termes de survie globale est statistiquement significatif et représente une réduction du risque de décès de 23%), chez des patients en échec des différentes options thérapeutiques disponibles comme l'a démontré l’étude CORRECT déjà présentée à l'ASCO. Une analyse en sous-groupe a ici été proposée par Alberto Sobrero.
Outre l’intérêt du bevacizumab dans toutes les situations de cancer colorectal métastatique, TML confirme également que continuer le bevacizumab après progression est aujourd’hui une option thérapeutique à envisager après échec du traitement de première ligne associant chimiothérapie et bevacizumab, indépendamment du statut KRAS.
Présentant en session plénière les nouvelles molécules testées dans le cancer du côlon métastatique, Eric Van Cutsem n'a évoqué qu'un seul agent cytotoxique digne d'intérêt au travers de l'essai 10040030 (Kentaro-Yamazaki et al., ECCO-ESMO 2012) qui évaluait l'ajout de TAS-102 (association de trifluorothymidine et d'un inhibiteur de la thymidine phosphorylase) aux meilleurs soins supportifs chez les patients avec CCRm résistants à la chimiothérapie. La survie globale médiane est passée de 6,6 mois à 9 mois (HR:0,56; p=0,0011) sans bénéfice dans la population KRAS sauvage contrairement à ce qui avait été constaté pour la survie sans progression.
Christof Vulsteke (KU Leuven) a dévoilé les résultats de la plus grande étude réalisée à ce jour sur l’impact de la variabilité génétique sur les effets secondaires de la chimiothérapie FEC dans le cadre du cancer du sein. Ainsi, les variations du gène ABCC1/MRP1, en particulier, se révèlent fortement associées à une toxicité hématologique sévère de la chimiothérapie FEC.
Présentées en session plénière par Josep Tabernero, ces cibles sont multiples...
Sorafenib, vatalanib, linifanib, cediranib, axitinib, dovitinib et sunitinib sont des inhibiteurs de certains récepteurs à activité tyrosine-kinase, dont principalement VEGF-R et PDGF-R. En inhibant l’activité de ces récepteurs, ces agents bloquent la voie de signalisation intracellulaire RAS/MAPK et jouent ainsi un rôle important dans la régulation de la prolifération, de la survie, de la différenciation et de la migration cellulaire, ainsi que de l’angiogenèse.
Dans l’étude COBALT, le chirurgien pouvait exciser une tumeur mammaire localisée sur la base d’une palpation ou d’une échographie réalisée pendant l’intervention. Avec l’échographie peropératoire, le pourcentage de marges de résection positives a été nettement inférieur à celui obtenu avec la localisation sur la base de la palpation (3,3 contre 15,9%) (p < 0,05).
Les conférences de presse de l’ASCO ont un énorme avantage sur les autres sources d’information: elles mettent en évidence les progrès que l’ASCO souhaite pointer tout en évitant la subjectivité du rapporteur dans le choix des sujets. Sans compter l’avantage incomparable de pouvoir rencontrer en face-à-face les présentateurs et auteurs principaux des études sélectionnées...
L’association de chimiothérapie par schéma ABVD (doxorubicine, bléomycine, vinblastine, dacarbazine) et de radiothérapie est considérée comme un standard de traitement dans le lymphome hodgkinien de stade limité. Cette stratégie permet de contrôler la maladie, mais expose le patient à des complications à long terme liées à la radiothérapie, plus particulièrement à des atteintes cardiovasculaires et à des cancers secondaires.
L’efficacité toujours plus grande des traitements contre le cancer du sein pose la question de l’utilité du dépistage. Dans son étude, Rianne de Gelder (Rotterdam) constate que tant le dépistage que l’amélioration des traitements contribuent à la baisse de la mortalité par cancer du sein.
La présentation réalisée par Christian Jackisch (Offenbach, Allemagne) a été élue meilleur abstract de l’EBCC. Il y a dévoilé les résultats de l’étude HannaH, qui a démontré que l’administration sous-cutanée de trastuzumab et l’injection intraveineuse de trastuzumab ont une efficacité comparable dans le cadre du cancer du sein HER2-positif (1).
Après avoir randomisé 364 patients selon deux bras: chirurgie métastatique seule ou la séquence FOLFOX4 - chirurgie - FOLFOX4, l’essai EORTC40983 avait montré une bonne compliance à la chimiothérapie péri-opératoire sans toxicité inattendue...
Aucun essai n’a comparé de manière randomisée la chimiothérapie avec ou sans chirurgie de la tumeur primitive en cas de métastases non résécables...
Compte tenu de l’allongement de la survie des patients suivis pour un cancer colorectal métastatique, la question du traitement de maintenance s’était déjà posée avec les chimiothérapies classiques. Elle continue avec les thérapies ciblées...
Dans le domaine des inhibiteurs du VEGF-A, la deuxième molécule après le bevacizumab à avoir démontré une efficacité est l’aflibercept, une protéine de fusion (VEGF-trap) qui bloque les isoformes VEGF-A, VEGF-B et le PIGF (25-26)...
FOLFOX4 en péri-opératoire améliore la PFS par rapport à la chirurgie seule des métastases hépatiques (28), tandis que FOLFIRI n’apporte rien de plus (29). Peut-on faire du séquentiel pour améliorer le bénéfice?
Le regorafenib, un inhibiteur multikinase oral avec actions anti-angiogénique, antiproliférative et anti-stromale (16), a montré en phase I un taux élevé (74%) de contrôle de la maladie pour une PFS médiane de 107 jours (17).
Les oncologues attendaient avec impatience les résultats de l’étude TML (18). Et ils n’ont pas été déçus puisqu’ils ont permis de confirmer qu’après une première chimiothérapie avec bevacizumab jusqu’à progression, puis en association à une deuxième ligne de chimiothérapie, il est bénéfique de poursuivre le bevacizumab plutôt que de l’interrompre.
Les survies globale et sans progression sont de très courte durée en cas de cancer colorectal métastatique, ce qui a justifié la recherche de nouvelles voies d’abord...
Toujours en réponse à la situation d’échec aux différentes chimiothérapies usuelles, l’association cetuximab-brivanib a également été testée (23)...
Le dépistage représenterait le meilleur moyen pour réduire l’incidence du cancer prostatique avancé. Cependant, on sait que dépister en masse coûte cher et rapporte parfois peu. Deux Danois se proposent de changer ce paradigme.
Susan O’Brien (Houston, Etats-Unis) a présenté des données actualisées d’une étude de phase Ib/II évaluant un inhibiteur de la tyrosine kinase de Bruton, le PCI-32765, administré par voie orale dans le traitement de la leucémie lymphocytique chronique récidivante ou réfractaire (1). Le traitement était administré par cycles de 28 jours, à la dose de 420mg ou 840mg/jour jusqu’à progression. Septante-deux pour cent des malades présentaient au moins un facteur moléculaire de mauvais pronostic...
La douleur est un souci majeur tant pour les patients que pour les médecins. Malheureusement, beaucoup de patients avec des métastases osseuses souffrent...
Les cancers hématologiques à cellules B sont fréquemment résistants aux traitements conventionnels et plusieurs voies sont explorées afin de remédier à cette situation. Parmi celles-ci figure celle des cellules T génétiquement traitées pour exprimer des récepteurs antigéniques chimériques ou CARS («chimeric antigen receptors») capables d’aider les cellules T à reconnaître des cibles spécifiques associées aux cellules tumorales, comme la protéine de surface CD19, et de s’y fixer.
Le cancer prostatique a fait l’objet de très nombreuses communications lors de l’ESMO à Stockholm. La fréquence de ce cancer le justifie, mais les traitements disponibles aujourd’hui agissant surtout sur les métastases expliquent aussi cette place de choix.
S’attaquer au microenvironnement de la tumeur semble constituer la cible privilégiée actuellement...
Au cours de la conférence intitulée The Gut Microbiota in the Pathogenesis of Obesity qu’il a donnée en tant qu’orateur invité lors de la session du BeSPGHAN (Belgian Group of Pediatric Gastroenterology, Hepatology and Nutrition) à l’occasion de la Belgian Week of Gastroenterology 2012, le Professeur Cani (Université Catholique de Louvain) a commenté des données issues des principales études expérimentales au sujet de la flore intestinale dans le contexte du diabète de type 2 et de l’obésité. En voici un résumé.
Des données antérieures ont montré que la transplantation de cellules souches du sang périphérique provenant d’un donneur apparenté améliore la prise de la greffe, diminue les taux de récidive et augmente la survie par rapport à la transplantation de cellules souches de moelle osseuse. Cette approche comporte toutefois un risque accru de maladie du greffon contre l’hôte, aiguë ou chronique. Bien que la transplantation de cellules souches du sang périphérique provenant d’un donneur non apparenté est de plus en plus répandue, on ne disposait pas jusqu’ici de données prospectives ayant comparé cette approche avec la transplantation de cellules souches de moelle osseuse.
Le gemtuzumab est un anticorps monoclonal dirigé contre le CD33, antigène présent sur 90% des blastes chez les patients atteints de leucémie myéloïde aiguë. Il a été évalué, avec des résultats contradictoires, dans des études de phase III au cours desquelles il était administré en perfusion unique associée à la chimiothérapie chez des patients jeunes (1, 2). Par ailleurs, des études de phase II menées chez des patients présentant une première récidive ont montré que le gemtuzumab administré à une dose de 9mg/m2 est associé à une toxicité hématologique et hépatique élevée.
Bien que présent, le risque de cancer du côlon en cas de maladie de Crohn pourrait être moins important que l’on ne pense, notamment parce que l’on connaît de mieux en mieux l’influence d’une proctocolectomie appropriée sur l’incidence (et la mortalité) du cancer du côlon, parce que les programmes de dépistage et de surveillance endoscopique sont mieux déterminés et parce qu’une chimioprévention existe. «Mais pour que ces mesures soient optimales, il faut mieux les intégrer dans la pratique quotidienne», explique Denis Franchimont (ULB). Résumé.
L’endoscopie, diagnostique et thérapeutique, a connu des avancées majeures au cours de ces dernières années. Elle occupe dès lors une place prépondérante dans l’approche de la pancréatite aiguë et de ses complications. Les données présentées à la Belgian Week ont par ailleurs permis de revoir certains concepts, parfois bien ancrés, concernant la pancréatite chronique et de prendre connaissance de l’initiative prise par le Belgian Pancreatic Club en matière de cancer du pancréas. Explications et commentaires des Prs Pierre Deprez (Cliniques Universitaires Saint-Luc, Bruxelles) et Olivier Le Moine (Hôpital Erasme, Bruxelles).
Invitée lors de la session du BeSPGHAN (Belgian Group of Pediatric Gastroenterology, Hepatology and Nutrition), le Pr Veereman a entamé sa conférence sur l’IBD et les probiotiques par le constat suivant: «Outre le génome humain, le microbiome a également démontré sa grande importance dans la manière dont nous réagissons à certaines maladies, d’une part, et dans la survenue de certaines affections, d’autre part. La manière dont nos cellules interagissent avec les bactéries endogènes serait responsable d’une certaine dysbiose et aurait une influence cruciale sur le développement de l’inflammation. Il s’agit ici d’une donnée plurifactorielle, dans laquelle la colonisation, les vaccinations et les infections subies à un jeune âge peuvent jouer un rôle. N’oublions pas non plus le concept actuel, selon lequel plusieurs facteurs nécessaires doivent être présents dans une certaine combinaison et un certain ordre pour créer le risque de développer une certaine maladie.»
«Nous pouvons considérer le consortium entre l’hôte et la flore intestinale comme une sorte de super-organisme, ayant potentiellement une influence importante sur notre santé.» C’est ainsi que le Dr Vael, conférencier invité, a commencé son exposé intitulé Asthma and the intestinal microbiota, au cours de la session du BeSPGHAN (Belgian Group of Pediatric Gastroenterology, Hepatology and Nutrition). Il s’intéresse tout particulièrement à la relation entre la flore intestinale et l’immunité de l’hôte.
On ne reviendra pas ici sur l’action de ces agents anti-ostéoporotiques sur la densité minérale osseuse, «même si cette prévention est capitale en cas de chimiothérapie ou de traitement endocrinien», rappelle Véronique Cocquyt (UZ Gent). «Mais on peut se poser la question de savoir, à la suite de plusieurs études préliminaires, s’ils sont capables de prévenir le risque de récurrence en cas de cancer du sein au stade précoce.»
Rappelant que plusieurs posters ont été présentés sur le testing de HER2, Martine Piccart (Institut Bordet) soulignait cependant une différence entre ces divers tests, Oncotype DX® ne donnant que 67% de concordance avec IHC/FISH (55), alors que TargetPrint® assure 95% de concordance (56). Par ailleurs, il y a toujours intérêt à retester en cas de tumeur métastatique: 16% des tumeurs HER2- devenant +, 6% des tumeurs HER2+ étant négatives en phase métastatique (57).
«Alors qu’ils représentent 85% des cancers du sein, les cancers HER2- n’ont généré que peu de présentations», remarque Hans Wildiers (KU Leuven). «Ce qui n’a pas empêché qu’elles nous aient apporté des informations utiles.»
L’âge est le premier facteur de risque de cancer de sein, faut-il le rappeler. Cependant, si les traitements ont largement réduit le risque de décès par cancer du sein, ce constat est moins manifeste après 75 ans...
RESORT, étude randomisée de phase III, a comparé deux schémas d’utilisation du rituximab, en l’occurrence en maintenance ou en retraitement au moment de la progression, chez 384 patients ayant un lymphome folliculaire à faible charge tumorale, asymptomatique, non traité auparavant (1). Tous ces patients ont été traités par rituximab durant quatre semaines et les 274 sujets qui ont présenté une réponse complète ou partielle ont été randomisés en deux groupes, les uns recevant une dose unique de rituximab tous les trois mois (n = 140), les autres quatre doses hebdomadaires au moment de la progression (n = 134). Les résultats présentés par Brad Kahl montrent un taux de réponse complète ou partielle initiale de 71% pour l’ensemble des malades.
Un patient cirrhotique sur deux développe des varices oesophagiennes ou gastriques. Le taux de mortalité liée aux saignements de ces varices oscille entre 15 et 20% à six semaines. Le traitement de la phase aiguë et les mesures préventives sont déterminants.
C’est un thème (trop) peu souvent évoqué qu’a abordé Martine Berlière (Clin. Univ. St-Luc, UCL), car le cancer de la femme jeune est un cancer relativement rare...
Les facteurs génétiques jouent un rôle important dans la pathogénie du carcinome hépatocellulaire. Ils sont complexes mais sont de mieux en mieux circonscrits, ce qui permet d’en évaluer la valeur pronostique. Plusieurs techniques d’imagerie peuvent être envisagées pour la stadification. Elles contribuent à définir l’approche thérapeutique. Des pistes sont explorées afin de recourir à la transplantation chez un nombre accru de malades, mais elles suscitent diverses questions. Le sorafénib constitue la pierre angulaire dans le traitement du stade avancé.
On considère souvent que les patients cirrhotiques sont exposés à un risque accru de saignements. Des données récentes mettent à mal ce concept. Elles montrent qu’en cas de cirrhose, l’anormalité des tests de coagulation conventionnels n’est pas forcément révélatrice d’un trouble de l’hémostase. Par ailleurs, l’équilibre précaire entre les facteurs coagulants et anticoagulants peut faire pencher la balance tant vers le saignement que vers la thrombose.
Traditionnellement présentée par le Pr Jacques De Grève (VUB), la partie fondamentale des informations présentées à San Antonio a marqué par sa variété et les nombreuses perspectives ouvertes. Il s’agit essentiellement de nouvelles perspectives dans le cancer du sein triple négatif et sa génétique, de progrès dans la compréhension de la résistance endocrine avec pour finalité la recherche de nouveaux traitements, du rôle de plus en plus manifeste de HER3, du rôle que l’on redécouvre à propos du micro-environnement (stroma, macrophages,…) dans le développement des résistances et leur possible identification en tant que cible thérapeutique, et de l’importance de l’analyse du génome dans l’identification de nouvelles cibles.
Chris Parker (Surrey, UK) a communiqué les résultats d’une étude clinique de phase III menée chez des patients atteints d’un cancer de la prostate résistant à la castration et porteurs de métastases osseuses symptomatiques (1). Les patients participant à l’étude avaient au moins deux métastases osseuses et ne présentaient aucune métastase viscérale...
Emiel Rutgers (Amsterdam) a présenté un aperçu de la situation actuelle de l’étude MINDACT (1), qui examine la valeur clinique ajoutée de la détermination d’un profil d’expression génique (MammaPrint®, sur la base de 70 gènes) pour la sélection de patientes atteintes d’un cancer du sein avec zéro à trois ganglions lymphatiques et entrant en ligne de compte pour une thérapie adjuvante...
Eric Van Cutsem (Leuven) a commenté les résultats d’une étude de phase I/II avec le BIBF1120, un inhibiteur du récepteur des facteurs VEGF, PDGF et FGF (1). L’étude a été effectuée auprès de 126 patients atteints d’un cancer colorectal métastasé. Les sujets ont été traités soit avec le BIBF1120 en tant que traitement de première ligne en combinaison avec mFOLFOX6, soit par bévacizumab en combinaison avec mFOLFOX6.
Jaap Bonjer (Amsterdam) a présenté les résultats de l’étude COLOR II, une étude de non-infériorité randomisée comparant la chirurgie laparoscopique et la chirurgie à ciel ouvert en vue de la résection radicale d’un cancer du rectum non invasif chez 1.044 patients (1)...
Jean Bourhis (Villejuif, France) a discuté les données d’une analyse combinant les résultats de deux études de phase III concernant la radiothérapie en cas de cancer de la tête et du cou (1). Les études dites «Gortec» ont été menées chez des patients atteints d’un épithélioma à cellules pavimenteuses non métastasé, à progression locale, de stade III ou IV. Les tumeurs étaient inopérables ou n’ont pas été opérées...
Josep Taberno (Barcelone, Espagne) a analysé les résultats des sous-groupes de l’étude VELOUR (1). L’étude VELOUR, une étude de phase III contrôlée contre placebo, comprenait l’administration d’aflibercept associé au FOLFIRI dans le traitement des patients atteints d’un cancer colorectal métastasé précédemment traité. L’aflibercept est un inhibiteur de toutes les isoformes humaines des facteurs VEGF-A, VEGF-B et PlGF (facteur de croissance placentaire)...
José Baselga (Boston, E-U) a fait état des résultats de l’étude BOLERO 2 (1), une étude de phase III menée auprès de 724 femmes postménopausées atteintes d’un cancer du sein avancé positif aux récepteurs estrogéniques et HER2-négatif. Les patientes ne réagissaient plus aux inhibiteurs de l’aromatase anastrozole et létrozole. Elles avaient auparavant toutes été traitées par tamoxifène (48%), fulvestrant (16%) et chimiothérapie (68%)...
Les nouveaux résultats de l’étude OCEANS ont été rendus publics par Carol Aghajanian (New York) lors du congrès (1). Cette étude de phase III en double aveugle et contrôlée contre placebo a testé la chimiothérapie avec ou sans bévacizumab chez des patientes sensibles à la chimiothérapie à base de dérivés de platine et ayant présenté une récidive d’un cancer épithélial de l’ovaire ou des trompes de Fallope ou d’un cancer péritonéal primaire...
L’exposé de Frederic Amant (Louvain) sur les conséquences cognitives et cardiaques de l’exposition prénatale à la chimiothérapie chez des enfants de 18 mois ou plus n’a pas manqué d’attirer l’attention des médias. Les résultats communiqués provenaient d’une étude internationale à laquelle ont participé des centres de Louvain, Nimègue et Prague et se rapportaient à 70 enfants âgés de plus de 18 mois.
Mark Middleton (Oxford, UK) a communiqué les résultats d’une étude en double aveugle et contrôlée contre placebo menée auprès de 346 patients atteints d’un mélanome métastasé de stade III ou IV (1). Plus de 90% des patients avaient atteint le stade IV. Les sujets ont été traités soit par 20mg ou 40mg de véliparib avec du témozolomide, soit par un placebo avec du témozolomide...
Martina Bebin (Birmingham, Alabama) a présenté les résultats de l’étude EXIST 1, une étude de phase III en double aveugle et contrôlée contre placebo menée auprès de 117 patients atteints d’une sclérose tubéreuse et d’astrocytomes sous-épendymaires à cellules géantes (SEGA)...
Peter Hoskin (Northwood, UK) a communiqué les résultats de l’étude RIB, une étude de phase III menée auprès de 470 patients présentant des douleurs osseuses localisées dues à des métastases osseuses (1), qui ont été traités soit par une seule dose locale de radiothérapie à 8Gy, soit par une infusion à 6mg d’ibandronate, un bisphosphonate. L’ensemble des patients n’avaient reçu auparavant, pendant au moins six mois, aucun traitement par bisphosphonates...
Richard Sullivan (Londres) a évoqué un numéro récent de The Lancet Oncology sur les soins abordables contre le cancer dans les pays à hauts revenus (1, 2). Il s’est penché sur l’importance de fournir des soins abordables en respectant les desiderata des patients et de leur famille, et en répondant à l’obligation de soigner, tout en maîtrisant les coûts sans cesse croissants...
Fréquente dans nos pays, la leucémie lymphoïde chronique à cellules B est caractérisée par une hétérogénéité clinique et biologique. Son évolution comprend de fréquentes récidives et le développement de résistances au traitement. Les événements moléculaires qui régissent ces récidives et la survenue de ces résistances sont mal compris. Recourant au séquençage à l’échelle du génome entier, Anna Schuh (Oxford, Royaume-Uni) s’est attachée à étudier les profils moléculaires de patients en récidive et à évaluer la corrélation entre ces profils moléculaires et l’évolution clinique (3). Ceci avec la perspective de mettre sur pied une approche thérapeutique personnalisée…
La myélofibrose primitive, pour laquelle il n’existait jusqu’ici aucun traitement efficace, est associée à une dérégulation de la voie de signalisation JAK-STAT. Celle-ci constitue une cible thérapeutique potentielle, comme en témoigne le développement du ruxolitinib, inhibiteur sélectif de JAK1 et JAK2. L’étude COMFORT-1, dont les résultats ont été présentés par Srdan Verstovsek (Houston, Etats-Unis), a eu pour objectif de déterminer l’efficacité et la sécurité de cette molécule, comparée avec le placebo, chez des patients ayant une myélofibrose primitive…
Les patients qui présentent un lymphome du manteau ont, dans 60% des cas, plus de 60 ans et ne sont généralement pas candidats à un traitement par cytarabine à haute dose avec transplantation autologue de cellules souches. Le traitement de type R-CHOP est considéré comme un standard chez ces patients, mais le pourcentage de rémission complète qu’il procure est faible, tandis que les récidives sont fréquentes. La survie globale est de 3 à 5 ans. L’étude européenne présentée par Hanneke Kluin-Nelemans (Groningen, Pays-Bas) avait pour objectif de déterminer si un traitement de maintenance par rituximab après différents schémas d’induction permet d’accroître la durée de la rémission et la survie globale…
Les études d’association à l’échelle du génome entier permettent également d’identifier de nouvelles molécules régulatrices des voies de signalisation de l’hématopoïèse. Comme l’a montré Ana Cvejic (Cambridge, Royaume-Uni), cette approche a révélé l’importance du Rho Guanine Nucleotide Exchange Factor (GEF)3, ou ARHGEF3, dans l’érythropoïèse.
L’arrivée de nouveaux agents amène à s’interroger sur la place de l’autogreffe dans le traitement de première ligne du myélome multiple chez le sujet jeune. Antonio Palumbo (Turin, Italie) a, dans une étude prospective et randomisée, comparé une chimiothérapie conventionnelle associée au lénalidomide (melphalan - prednisone - lénalidomide, MPR) avec melphalan à dose élevée (200mg/m2, MEL 200) et autogreffe chez des patients ayant un myélome multiple nouvellement diagnostiqué et âgés de moins de 65 ans (5). Les patients (n = 402) ont tous reçu du lénalidomide et de la dexaméthasone à faible dose comme schéma d’induction. Ils ont ensuite été randomisés en deux groupes, les uns étant traités par schéma MPR, les autres par melphalan 200mg/m2 et autogreffe. Le critère principal d’évaluation était la survie sans progression.
L’atteinte génétique en cause dans la leucémie à tricholeucocytes est mal connue. L’étude présentée par Enrico Tiacci (Perugia, Italie) avait pour objectif d’apporter quelques éléments de réponse à cette question. Les investigateurs ont recherché les mutations associées à la leucémie à tricholeucocytes en réalisant en parallèle le séquençage de l’exome complet de tricholeucocytes provenant d’un malade et de mononucléaires normaux (6)...
Amit Oza (Toronto, Canada) a présenté les résultats d’une étude clinique de phase II sur le ridaforolimus, un inhibiteur de mTOR (mammalian target of rapamycin), chez des patientes atteintes de cancer de l’endomètre avancé (1)...
Lors d’une session orale consacrée à l’oncologie gynécologique, l’accent a principalement été mis sur le cancer de l’ovaire. Parmi les intervenants, figurait notamment notre compatriote le Pr Ignace Vergote.
Si l’ASH retient chaque année un certain nombre d’études susceptibles de modifier la pratique, la session conjointe de l’ASCO et de l’ASH dans le cadre du meeting annuel de l’ASCO a pour objectif de préciser leur intérêt après publication. Résumé.
Après l’intérêt démontré de la switch maintenance où l’on débute un nouveau médicament avant progression, juste après le traitement d’induction, le débat était lancé sur l’intérêt potentiel de la ‘maintenance de continuation’ où l’on poursuit un des deux médicaments donnés en induction...
Comme toujours, les présentations consacrées au cancer du sein ont fait le plein lors du congrès de l’ASCO. Voici un résumé de la session orale relative au cancer du sein triple négatif, aux traitements cytotoxiques et à la thérapie locale. IIième PARTIE.
Comme toujours, les présentations consacrées au cancer du sein ont fait le plein lors du congrès de l’ASCO. Voici un résumé de la session orale relative au cancer du sein triple négatif, aux traitements cytotoxiques et à la thérapie locale. Première partie.
Environ 40-60% des mélanomes métastatiques sont porteurs d’une mutation de BRAF, principalement la mutation V600E, qui devient dès lors une cible d’autant plus logique qu’elle accélère la prolifération cellulaire...
La survie des enfants avec leucémie lymphoblastique aiguë (LLA) a été considérablement améliorée ces 30 dernières années. «Mais elle est encore largement perfectible», souligne Eric Larsen (Maine Medical Center, Portland, USA). Le méthotrexate qui bloque la capacité des cellules leucémiques à utiliser l’acide folique, conduisant à l’apoptose, est une composante essentielle du traitement des LLA de l’enfant, même si on ne connaît pas encore la meilleure manière de l’administrer. Ce constat a suscité…
Le Lung Cancer Mutation Consortium (LCMC) mis sur pied par le NCI américain sous la direction de Mark Kris (Memorial Sloan-Kettering Cancer Centre, New York) est une étude prospective extrêmement intéressante dans ses objectifs qui étaient, d’une part, de rechercher sur 2 ans dans les tumeurs de plus de 1.000 patients avec cancer bronchique non à petites cellules de stade avancé (IIIB/IV) les mutations KRAS, EGFR, HER2, BRAF, PIK3CA, AKT1, MEK1 et NRAS par séquençage multiple et les réarrangements d’ALK et amplifications de MET par FISH et, d’autre part…
Le neuroblastome est un cancer rare qui se développe à partir du tissu nerveux sympathique, mais c’est la tumeur solide extracrânienne la plus fréquente chez l’enfant et elle est responsable de près de 15% des décès par cancer chez l’enfant...
Les GIST, bien que rares (ils surviennent chez 10 personnes/million/an) sont les plus fréquents des sarcomes digestifs. Leur pronostic est très variable selon qu’ils sont à faible ou à haut risque...
Lors du congrès de l’ASCO, deux sessions orales ont été consacrées au cancer pulmonaire: l’une au cancer pulmonaire local et régional, au traitement adjuvant et au cancer pulmonaire à petites cellules, et l’autre au cancer pulmonaire avancé et métastatique. Nous résumons ici cette deuxième session.
Lors du récent congrès de l’ASCO, l’une des présentations orales était entièrement dévolue aux cancers génito-urinaires, à l’exclusion du cancer de la prostate.
Paul Goss (General Massachussetts Hospital Cancer Centre) a présenté les premiers résultats de MAP.3, une étude de prévention du cancer du sein avec l’exemestane, parallèlement à sa publication dans le New England Journal of Medicine (6). Pour comprendre l’intérêt de l’ASCO pour cette étude, il faut savoir que l’indication du traitement prophylactique du cancer du sein est reconnue aux Etats-Unis pour le tamoxifene et le raloxifene. Cependant…
Une session orale était consacrée au cancer du sein positif aux récepteurs HER2 ou aux récepteurs aux estrogènes. Plusieurs intervenants se sont exprimés sur l’adjonction d’un inhibiteur des récepteurs HER2 et EGFR aux traitements existants contre le cancer HER2-positif. L’hormonothérapie figurait également parmi les thèmes développés, avec de nouvelles données relatives à un inhibiteur de l’aromatase et deux études sur l’importance de l’observance thérapeutique en cas de traitement hormonal. Une étude de plus petite envergure a quant à elle testé une nouvelle stratégie basée sur l’inhibition de FGFR1 (fibroblast growth factor receptor 1).
«Une récidive de GIST a pu être évitée chez un certain nombre de patients avec un traitement par imatinib pendant un an après la chirurgie. Mais cela semble encore insuffisant chez un certain nombre d’autres patients. Il était donc logique que l’on propose un traitement de plus longue durée…
Onco-Hemato Vol. 19 N° 1
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