Dans la macroglobulinémie de Waldenström récidivante, l’ibrutinib a montré une activité intéressante. Des chercheurs ont évalué l’intérêt de son ajout au traitement par rituximab chez des patients naïfs de tout traitement et chez des patients récidivants.
Dans la famille des leucémies myéloïdes aiguës (LMA), l’apparition de mutations peut constituer une opportunité dont on ne doit pas manquer de tirer profit. C’est le cas pour celles qui atteignent l’isocitrate déshydrogénase (IDH): une mutation pas si rare…
Les inhibiteurs de points de contrôle immunitaires (anti-PD-1) ont montré leur efficacité dans la prise en charge du lymphome hodgkinien classique réfractaire et/ou récidivant non éligible pour une transplantation hématopoïétique (HCT) autologue. Des recommandations s’avèrent toutefois nécessaires afin de déterminer à quel patient peut s’adresser ce type de traitement.
The Lancet publie les résultats favorables d’une étude de phase II sur l’acalabrutinib en cas de lymphome à cellules du manteau récidivant/réfractaire. Dans un éditorial associé, Prashant Kapoor et Stephen Ansell se réjouissent de ces découvertes prometteuses, tout en soulignant l’importance de poursuivre les recherches concernant la stratégie optimale dans la prise en charge de cette affection.
L’étude SCHOLAR-1, qui a évalué l’évolution des patients souffrant de lymphome à grandes cellules B réfractaire sur la base de 2 essais randomisés approfondis et de 2 bases de données universitaires, met en lumière les mauvais résultats obtenus dans cette population de patients, soulignant ainsi la nécessité de développer des traitements plus efficaces. La revue Blood publie les résultats de cette analyse.
Plusieurs marqueurs liés à la maladie ou à l’hôte ont déjà été proposés pour prédire le résultat du traitement en cas de lymphome hodgkinien récidivant/réfractaire. La revue Blood publie les résultats d’une étude de Moskowitz et al., ainsi qu’un éditorial connexe de Gallamini, qui insistent sur le rôle central de l’évaluation du volume tumoral métabolique par TEP/TDM au FDG.
Dans une étude «en vie réelle», les patients souffrant de leucémie myéloïde chronique qui reçoivent des inhibiteurs de tyrosine kinase ont un excellent pronostic. Un tiers des sujets remplit les conditions nécessaires pour tenter un arrêt du traitement. Tels sont les propos d’Inge Geelen et al. dans la revue Haematologica.
La TEP-TDM est-elle utile pour évaluer la réponse à la chimiothérapie et éventuellement adapter le traitement chez les patients souffrant d’un lymphome hodgkinien avancé? Borchmann et al. se sont penchés sur cette question dans une étude randomisée de phase III, dont les résultats sont publiés dans The Lancet.
La présence de mutations de TP53 est associée à une forme phénotypiquement distincte et très agressive de lymphome à cellules du manteau, qui ne répond pas, ou très peu, aux schémas combinant cytarabine, rituximab et autogreffe de cellules souches. Telle est la conclusion de Christian Eskelund et al. à l’issue d’une étude dont les résultats ont été publiés dans la revue Blood.
Chez les patients souffrant d’un myélome nouvellement diagnostiqué, l’ajout du bortézomib à la combinaison lénalidomide + dexaméthasone semble contribuer à une prolongation significative de la survie globale et sans progression, et ce avec un profil de risque acceptable. C’est ce que suggèrent les résultats d’une étude de phase III publiée dans The Lancet.
Une méta-analyse tend à montrer que les taux de réponse et la qualité de la réponse sont élevés avec les combinaisons contenant du carfilzomib chez les patients dont le myélome multiple (MM) a été nouvellement diagnostiqué.
Dans une étude randomisée de phase III conduite auprès de patients adultes souffrant de leucémie lymphoblastique aiguë (LLA) récidivante ou réfractaire, l’inotuzumab ozogamicine s’est avéré prometteur, avec davantage de rémissions complètes et un allongement de la survie sans progression et de la survie totale, comparativement au traitement standard. Les maladies veino-occlusives du foie constituent cependant un effet indésirable important.
L’administration d’ipilimumab à des patients souffrant de cancers hématologiques récidivants après une transplantation allogénique de cellules souches s’avère faisable et, chez un certain nombre de patients, y compris ceux souffrant de cancers myéloïdes réfractaires, elle entraîne une rémission complète assez durable. C’est ce que suggère l’étude de Matthew Davids et de ses collègues, parue dans le NEJM.
L’adjonction de rituximab à une chimiothérapie intensive de courte durée améliore la survie sans événements chez les adultes atteints d’un lymphome de Burkitt. Telle est la conclusion que tirent Vincent Ribrag et ses collègues d’une étude randomisée ouverte de phase III publiée dans The Lancet.
Une étude à grande échelle, dont les résultats ont été publiés dans la revue Blood, évalue le risque de transformation du lymphome de Hodgkin nodulaire à prédominance lymphocytaire (LHNPL) en lymphome diffus à grandes cellules B (LDGCB). Parmi les principaux facteurs de risque de transformation, on retrouve l’exposition à une chimiothérapie antérieure et une atteinte de la rate au moment du diagnostic.
Les agonistes analogues de la GnRH sont actuellement les seuls traitements susceptibles de préserver la fertilité des patientes soumises à une chimiothérapie. Cependant, l’efficacité de ces traitements est fort controversée...
Des mutations hétérozygotes dans le facteur de transcription IKAROS semblent correspondre à une forme autosomique dominante d’immunodéficience commune variable (ICV) qui s’accompagne d’une diminution frappante du nombre de lymphocytes B. C’est en tout cas ce que suggèrent des recherches publiées dans le New England Journal of Medicine.
Le daratumumab administré en monothérapie livre des résultats prometteurs chez des patients atteints d’un myélome multiple réfractaire et ayant déjà subi de lourds traitements antérieurs. Il présente un profil de sécurité favorable dans cette population.
Le romiplostim permet d’obtenir une réponse plaquettaire accrue chez les enfants atteints de thrombocytopénie immune, et ce sans générer de nouveaux problèmes de sécurité. Les études en cours devraient nous en apprendre davantage sur la sécurité et l’efficacité à plus long terme, mais aussi sur la rémission dans cette population.
[1. Institut de Duve, UCL, Bruxelles; 2. Ludwig Institute for Cancer Research, Bruxelles; 3. Service d’Hématologie, Clin. Univ. St-Luc, UCL, Bruxelles] L’activation constitutive de la voie JAK-STAT est observée dans la majorité des syndromes myéloprolifératifs ainsi que dans une proportion significative d’autres néoplasmes hématologiques. Les altérations génétiques sous-jacentes sont de nature hétérogène (mutations ponctuelles, surexpression, rares translocations) et peuvent affecter les divers composants de la voie (récepteur, JAK, STAT, régulateurs négatifs), engendrant une multitude de mécanismes d’activation de la voie. D’un point de vue thérapeutique, cette complexité peut être surmontée par l’exploitation du nombre limité de protéines JAK kinases (JAK1, 2, 3 et TYK2). Les inhibiteurs de JAK sont actuellement utilisés dans le traitement de certains syndromes myéloprolifératifs et sont engagés dans des essais cliniques afin d’élargir leur spectre d’indications. Néanmoins, étant donné le rôle interconnecté des différents membres de la famille des JAK au sein de l’hématopoïèse et l’immunité, le manque de sélectivité de ces inhibiteurs limite fortement leur fenêtre thérapeutique. C’est pourquoi de nouvelles stratégies sont en cours d’investigation. La combinaison synergique d’inhibiteurs de JAK avec d’autres molécules ciblant des effecteurs en aval est une alternative thérapeutique prometteuse. Published ahead of print.
L’acalabrutinib, un inhibiteur sélectif de la BTK, présenterait un profil d’innocuité et d’efficacité prometteur chez les patients souffrant de leucémie lymphoïde chronique (LLC) récidivante, y compris chez les porteurs d’une délétion du chromosome 17p13.1. C’est du moins ce que suggère une étude de phase I-II multicentrique non contrôlée dont les résultats ont été publiés dans le NEJM.
Outre l’inhibition sélective de la BTK, celle de la protéine BCL-2 constitue également une approche prometteuse pour les patients souffrant de leucémie lymphoïde chronique (LLC). Tels sont les propos d’Andrew Roberts et de ses collaborateurs dans le NEJM.
La présence d’une maladie résiduelle minimale, telle que déterminée au moyen du nombre de transcripts porteurs d’une mutation de NPM1, livre des informations pronostiques intéressantes, indépendantes des autres facteurs de risque. Tels sont les propos d’Ivey et de ses collaborateurs dans le NEJM.
L’utilisation d’un inhibiteur de l’ALK de génération suivante permet d’annihiler la résistance à un agent de première génération. C’est ce qu’ont constaté Alice Shaw et ses collaborateurs chez une patiente atteinte d’un carcinome bronchique non à petites cellules avec réarrangement ALK de stade métastatique. Le NEJM publie les résultats de cette étude.
Chez les patients souffrant de leucémie lymphoïde chronique (LLC) qui n’ont reçu aucun traitement préalable, l’ibrutinib se montre supérieur au chlorambucil à la fois en termes de survie sans progression, de survie globale, de réponse thérapeutique et d’amélioration des paramètres hématologiques. Telle est la conclusion d’une étude américaine dont les résultats ont été publiés dans le NEJM.
Il est crucial de garder à l’esprit que le risque de tumeur solide secondaire est accru chez les personnes ayant survécu à un lymphome hodgkinien. C’est ce que Michael Schaapveld et ses collègues ont écrit dans le New England Journal of Medicine, sur la base d’une étude néerlandaise.
L’administration de globuline antithymocytes n’a aucun effet sur la survie, mais réduit significativement le risque de maladie du greffon contre l’hôte (GVHD pour Graft-Versus-Host Disease) chronique après une allogreffe. C’est ce que suggèrent les résultats d’une étude publiée dans le NEJM.
L’azacitidine peut être une option thérapeutique importante chez les personnes âgées avec un nouveau diagnostic de leucémie myéloïde aiguë (LMA). Telle est la conclusion d’une étude randomisée multicentrique de phase III menée par un groupe de recherche international, dont les résultats ont été publiés dans Blood.
Les patients souffrant d’un lymphome hodgkinien à un stade précoce et ayant un résultat de PET-scan négatif au bout de 3 cycles de doxorubicine/bléomycine/vinblastine et dacarbazine (ABVD) ont un très bon pronostic, qu’ils subissent une radiothérapie complémentaire ou non. C’est ce que suggère une étude britannique parue dans The New England Journal of Medicine.
Il semble que l’ordre d’acquisition des mutations JAK2 et TET2 a une influence sur l’évolution clinique, la réponse au traitement, la biologie des cellules souches et des cellules progénitrices ainsi que sur l’évolution clonale chez les patients souffrant d’une néoplasie myéloproliférative. C’est ce que suggère une étude conduite par Christina Ortmann et ses collègues, parue dans le NEJM.
Chez les patients souffrant d’un myélome multiple récidivant, l’ajout de carfilzomib au traitement par lénalidomide et dexaméthasone entraîne une amélioration significative de la survie sans progression, avec un profil risques/bénéfices favorable. Ceci ressort d’une analyse intermédiaire d’une étude multicentrique, randomisée, de phase III, dont les résultats ont été publiés dans le NEJM.
La thérapie par cellules T CD19-CAR s’avère faisable et sûre, et induit un effet antileucémique puissant chez les enfants et les jeunes adultes souffrant d’une leucémie lymphoblastique aiguë à précurseurs B (B-ALL) résistante à la chimiothérapie. C’est ce qu’ont écrit Daniel Lee et ses collègues dans The Lancet.
En dépit du potentiel curatif de l’allogreffe dans le myélome multiple et de la réduction de la mortalité liée à la transplantation grâce au conditionnement réduit, les taux de maladie du greffon contre l’hôte aiguë et chronique et de rechute restent élevés. On ne sait pas encore très bien si les transplantations non myéloablatives sont plus efficaces que les transplantations autologues. Les nouvelles drogues et les stratégies de maintenance qui suivent l’autogreffe peuvent également retarder la nécessité d’une allogreffe. Published ahead of print.
Ni la dacarbazine, ni la bléomycine ne peuvent être simplement retirées du schéma ABVD chez les patients atteints de lymphome de Hodgkin à un stade précoce. Ce schéma reste donc le traitement de référence chez ces patients.
Deux publications parues dans le NEJM se penchent sur l’hématopoïèse clonale. Siddharta Jaiswal et ses collègues décrivent l’hématopoïèse clonale liée à l’âge comme un phénomène fréquent et associé à un risque accru de cancers hématologiques et de décès. Selon Giulio Genovese et ses collègues, ces risques augmentent en présence de mutations somatiques.
La thérapie à base de lymphocytes T «armés» d’un récepteur antigénique chimérique dirigé contre CD19 se révèle efficace dans le traitement de la leucémie aiguë lymphoblastique récidivante et réfractaire. Ce type de thérapie s’accompagne d’un taux de rémission élevé, y compris pour les patients chez qui la greffe de cellules souches a échoué. C’est ce que suggèrent les résultats d’une étude parue dans le NEJM.
Les enfants et les jeunes atteints d’un cancer hématologique ont la même probabilité de survie après avoir subi une greffe de 1 ou de 2 sangs de cordon ombilical. Toutefois, la greffe d’un sang de cordon est associée à une meilleure récupération plaquettaire et à un risque inférieur de réaction du greffon contre l’hôte.
Dans la pratique clinique, la TEP-TDM devrait être considérée comme la nouvelle norme pour l’évaluation de la réponse thérapeutique en cas de lymphome folliculaire. Telles sont les conclusions de Judith Trotman et de ses collaborateurs dans The Lancet Haematology.
[1. Service d’Hématologie et Oncologie Pédiatrique, Clin Univ St-Luc, Bruxelles; 2. Service de Cardiologie Pédiatrique, Clin Univ St-Luc, Bruxelles.] Les avancées thérapeutiques en oncologie pédiatrique permettent à un nombre important d’enfants d’être guéris et d’atteindre l’âge adulte. Cependant, les chimiothérapies utilisées et la radiothérapie sont potentiellement toxiques et contribuent à une morbidité voire une mortalité significative au long cours. Ces patients traités en pédiatrie vont en plus bénéficier de transfusions multiples durant leurs traitements. Quel est l’impact de la surcharge en fer secondaire aux transfusions chez les survivants d’un cancer pédiatrique alors qu’on en connaît la toxicité multi-organique chez les patients poly-transfusés comme les thalassémiques? Cette revue résume brièvement la physiopathologie de la surcharge en fer ainsi que les méthodes dont nous disposons pour l’évaluer. Actuellement, peu d’études ont été réalisées sur la prévalence de la surcharge en fer et son rôle potentiel dans les dysfonctionnements hépatiques et cardiaques tardifs dans cette population. Les conclusions seront exposées en partant d’une étude effectuée dans notre institution. La nécessité d’un traitement de chélation chez ces patients est également discutée. Published ahead of print.
[1. Médecin spécialiste en formation, UGent ; Radiologie, UZ Gent. 2. Radiologie, UZ Gent] En dépit de sa très faible sensibilité en termes de détection des lésions ostéolytiques, la radiographie conventionnelle est toujours utilisée pour explorer le squelette des patients atteints d’un myélome multiple (MM). À l’heure actuelle, l’imagerie par résonance magnétique (IRM) constitue néanmoins la technique la plus efficace pour la détection des anomalies de la moelle osseuse. Le nombre de lésions observées dans le cadre d’une IRM du corps entier (IRM CE) est positivement corrélé avec le taux de survie. C’est pourquoi le système de classification de Durie et Salmon inclut désormais un examen IRM. Cette méthode d’exploration anatomique de la moelle osseuse est très sensible mais présente néanmoins quelques limites, principalement en cas d’infiltration diffuse de la moelle osseuse. Dans ce cas, il peut s’avérer utile de combiner une IRM conventionnelle avec des techniques fonctionnelles telles qu’une IRM dynamique de contraste (IRM DCE), permettant d’évaluer la vascularisation, et une IRM de diffusion (IRM DWI), permettant d’évaluer la cellularité. Combiner ces trois techniques d’IRM (IRM conventionnelle, DCE et DWI) permet d’observer, en un seul examen, différents aspects de l’infiltration tumorale de la moelle osseuse, à savoir l’étendue, la vascularisation et la cellularité. Ces informations sont importantes pour pouvoir poser le diagnostic de MM, mais aussi pour le suivi et le pronostic des patients. Les résultats préliminaires de recherches en cours plaident également en faveur d’une application potentielle de ces trois techniques pour l’évaluation de la progression d’une gammapathie monoclonale de signification indéterminée (MGUS) ou d’un myélome indolent (SMM) vers un MM. Published ahead of print.
Des mutations du gène SF3B1 semblent fréquentes chez les patients souffrant de syndromes myélodysplasiques. Telles sont les conclusions de chercheurs britanniques dans le New England Journal of Medicine. Ils espérent qu’à l’avenir, le dépistage de ces mutations à l’aide d’un simple test sanguin pourra faciliter le diagnostic de cette affection.
Les lymphocytes T autologues qui, une fois génétiquement modifiés, expriment un récepteur antigénique chimérique spécifique de CD19 (CART19) ont la capacité de se multiplier in vivo et de rester présents et actifs dans le sang pendant plusieurs mois, ce qui permet un contrôle prolongé de la tumeur chez les patients souffrant de néoplasmes à lymphocytes B récidivants ou réfractaires.
Des chercheurs américains sont parvenus à la conclusion que le ponatinib est extrêmement actif chez les patients souffrant d’une leucémie Ph-positive qui ont déjà reçu un lourd traitement et développé une résistance aux inhibiteurs de tyrosine kinase. Leurs résultats ont été publiés dans le New England Journal of Medicine.
Les auteurs d’une vaste étude prospective randomisée menée auprès de patients atteints de polycythémie vraie concluent que les taux de mortalité cardiovasculaire et de thrombose sévère dans le groupe de sujets dont le taux d’hématocrite a pu être maintenu en dessous de 45% ont été nettement inférieurs à ceux observés dans le groupe des patients dont le taux d’hématocrite était compris entre 45 et 50%. Le NEJM publie les résultats de leurs travaux.
La transfusion thérapeutique de thrombocytes pourrait devenir un nouveau standard de soins dans les cas de thrombopénie après une transplantation autologue de cellules souches. Chez les patients atteints de leucémie myéloïde aiguë (LMA), la transfusion prophylactique reste la norme, d’après une publication de Hannes Wandt et al. dans le Lancet.
La leucémie aiguë lymphoblastique à cellules T (LAL-T) est un cancer hématologique agressif résultant de la transformation des lymphocytes T en cellules malignes. Chaque année, une LAL-T est diagnostiquée chez environ 5 enfants sur un million et 2 à 5 adultes sur un million.
Six cycles de BEACOPP (Besc) fortement dosés, suivis d’une radiothérapie guidée par PET-scan se révèlent plus efficaces et moins nocifs que huit cycles de la même chimiothérapie. Telle est la conclusion d’une équipe de recherche internationale, dans le cadre d’une étude ouverte randomisée de non-infériorité dont The Lancet a publié les résultats.
Aux Cliniques Saint-Luc, la première greffe a été réalisée en 1974, il y a presque 40 ans. Depuis, plus de 2.000 procédures d’auto- ou d’allogreffes de cellules souches hématopoïétiques ont été opérées. Au cours du symposium anniversaire orchestré par le Pr Cedric Hermans, qui dirige le Service d’Hématologie adulte, Frédéric Baron (ULg) a présenté les principaux challenges posés par les allogreffes de cellules souches hématopoïétiques chez le patient âgé.
L’injection sous-cutanée de bortézomib chez des patients souffrant d’un myélome multiple récidivant semble aussi efficace et plus sûre que le mode d’administration standard par voie intraveineuse. C’est ce que suggère une étude randomisée de phase III publiée dans The Lancet Oncology.
Le traitement standard du lymphome de Hodgkin aux stades I et II consiste actuellement en 3 ou 4 cures de chimiothérapie (ABVD), suivies d’une radiothérapie minimale. Pour l’instant, il n’y a aucune raison de ne plus avoir recours à l’irradiation. Au contraire, sans elle, les résultats seraient probablement moins bons. C’est ce que suggère une étude publiée récemment dans l’International Journal of Radiation Oncology.
La prise continue de ruxolitinib est associée à une réduction nette et durable de la splénomégalie et des symptômes liés à la myélofibrose, avec une amélioration de la fonctionnalité et de la qualité de vie, et provoque moins d’effets toxiques que le meilleur traitement actuellement disponible. Son éventuelle influence sur la survie globale n’a pas encore été démontrée.
Le myélome multiple est une affection maligne qui touche les plasmocytes. Une complication importante du myélome est l’anémie. Pratiquement tous les patients en souffrent au cours de la maladie. Les principales caractéristiques de l’anémie du myélome sont les suivantes: globules rouges normochromes et normocytaires, hyposidérémie et taux de ferritine sérique normaux à élevés...
Le traitement BEACOPP a permis un meilleur contrôle initial de la tumeur que l’ABVD dans une cohorte de patients souffrant d’un lymphome de Hodgkin avancé. Cependant, le résultat clinique à long terme n’était pas significativement différent entre les deux groupes. Telles sont les conclusions de chercheurs italiens dans le New England Journal of Medicine.
Principal effet secondaire non hématologique du traitement à base de thalidomide et de bortezomib pour le myélome mutiple, la neuropathie périphérique (NP) peut cependant être contrôlée. A condition d’y être attentif et de proposer une prévention efficace et un traitement adapté à la qualité de vie des patients. Le point avec le Pr Michel Delforge (Hématologie, KU Leuven).
Chez les personnes atteintes d’un lymphome de Hodgkin, la chimiothérapie seule donne de meilleurs résultats que la combinaison chimio + radiothérapie en termes de survie globale car, à long terme, elle entraîne moins de décès par d’autres causes. Tels sont les propos de Ralph Meyer et de ses collaborateurs dans le New England Journal of Medicine.
Après l’échec du traitement d’induction, les enfants souffrant d’une leucémie à cellules T réagissent mieux à l’allogreffe de cellules souches qu’à la chimiothérapie, tandis que ceux atteints d’une leucémie à précurseurs de cellules B semblent mieux réagir à la chimiothérapie. C’est ce qui ressort d’une étude américaine publiée dans le New England Journal of Medicine.
Onco-Hemato Vol. 19 N° 1
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