Dans The Lancet, Krishansu Tewari et ses collaborateurs présentent leurs conclusions à l’issue d’une étude randomisée ouverte de phase III. Ces données apportent une preuve de concept pour l’efficacité et l’innocuité de la thérapie anti-angiogénique dans le traitement du cancer avancé du col de l’utérus.
En comparaison avec un placebo, le niraparib prolonge sensiblement la survie sans progression chez les patientes victimes d’une récidive de cancer de l’ovaire sensible au platine. Telle est la conclusion de Mansoor Mirza et de ses collaborateurs à l’issue d’une étude de phase III randomisée dont les résultats ont été publiés dans le New England Journal of Medicine.
Le cédiranib administré par voie orale conjointement à une chimiothérapie et poursuivi par après en traitement d’entretien a un effet bénéfique sur la survie sans progression des femmes souffrant d’un cancer ovarien récidivant sensible au platine. Ce traitement engendre toutefois davantage d’effets toxiques. Telles sont les conclusions d’une étude de phase III randomisée en double aveugle contrôlée par placebo parue dans The Lancet.
L’administration de paclitaxel toutes les semaines versus toutes les 3 semaines n’allonge pas la survie sans progression chez les femmes souffrant d’un cancer ovarien. C’est ce que John Chan et ses collègues ont conclu d’une étude prospective parue dans The New England Journal of Medicine.
Devant un risque de maladie veineuse thromboembolique que l’on estime doublé après chirurgie carcinologique par rapport à une chirurgie non-carcinologique, une prophylaxie pharmacologique est recommandée par la plupart des sociétés scientifiques, mais avec des durées différentes et en subdivisant le risque de manière différente. Cependant, la faible incidence de ces thromboses veineuses a pour beaucoup remis en cause le bénéfice d’une prolongation de la prévention...
Une étude du Cancer Genome Atlas Research Network, dont les résultats ont été publiés dans le NEJM, révèle que les carcinomes à cellules rénales de type 1 et 2 sont différents sur les plans clinique et biochimique, et que les tumeurs de type 2 peuvent être classées en au moins 3 sous-catégories sur base de leurs caractéristiques moléculaires et phénotypiques.
Lors d’un symposium satellite à l’occasion du Belgian Breast Meeting, le Dr Luc Dirix (Sint-Augustinus, Wilrijk - Iridium Cancer Network) a réalisé une présentation sur le cancer de l’ovaire et son traitement à l’aide d’olaparib (Lynparza®). NS Approval ID 941303 Revision date 12/2015Cliquez ici pour les informations essentielles et le prix de Lynparza®
Le dépistage du papillomavirus humain (HPV) et la vaccination anti-HPV chez les enfants et adolescentes sont remis en question. Le dépistage et la prévention des pathologies en lien avec le HPV pourraient être envisagés à un âge nettement plus précoce mais une analyse coûts/bénéfices fait défaut, de même que des résultats de vaccination au sein d’une population mineure. Dans le cadre de notre étude, nous avons étudié la transmission verticale mère-enfant du HPV, répertorié les infections génitales à HPV de génotype spécifique (dont la fréquence s’est révélée étonnamment élevée) ainsi que les lésions cervicales chez les adolescentes, et confirmé les premiers effets prometteurs des programmes de vaccination anti-HPV en Belgique. L’approche relative à la lutte et à la prévention du HPV est remise en cause. La sous-estimation du risque d’infection et de la prévalence du HPV à fort potentiel oncogène constitue un risque. Les programmes de dépistage et de prévention du cancer du col de l’utérus doivent être adaptés en fonction de l’âge, du comportement sexuel et d’autres facteurs de risque en vue d’une prévention optimale. Published ahead of print.
Les médicaments ont un rôle essentiel dans le traitement du carcinome épithélial de l’ovaire. L’association de carboplatine et de paclitaxel, avec ou sans bévacizumab, constitue le traitement standard après l’établissement d’un diagnostic de maladie avancée, tandis que chez les patientes qui ont une maladie locale, il est indiqué d’administrer 3 à 6 cycles de carboplatine et de paclitaxel. En cas de rechute, la chimiothérapie joue également un rôle important dans l’amélioration de la survie sans maladie et de la survie globale. Les études randomisées nous donnent un aperçu de l’intérêt des médicaments dans diverses situations et des possibilités offertes par les médicaments de demain. Published ahead of print.
Une dame de 52 ans, connue pour un adénocarcinome ductal invasif multifocal au sein gauche ayant nécessité une mastectomie avec curage axillaire et chimiothérapie adjuvante à l'âge de 48 ans, se présente en raison d'une douleur persistante au niveau de la fosse gauche. SII connu, par ailleurs aucun antécédent familial, médical ou chirurgical particulier.
[1. Service de Gynécologie-Obstétrique, CHwapi, Tournai. 2. Service d’Anatomopathologie, CHwapi, Tournai] Le cancer primitif de la trompe de Fallope est le plus rare des cancers gynécologiques. Il représente 0,1 à 1,8% des néoplasies gynécologiques. C’est un cancer de la femme ménopausée. Le diagnostic préopératoire est rare car les signes cliniques ne sont pas caractéristiques (hydrorrhée, métrorragie, douleur pelvienne). Le diagnostic est souvent opératoire – sur l’aspect macroscopique de la trompe: augmentée de volume, allongée, tendue, avec parfois une paroi tubaire parsemée de granulations néoplasiques – ou histologique. Un gynécologue n’est confronté en moyenne pas plus d’une fois dans sa carrière à cette pathologie (1). Cette rareté du cancer tubaire, comparée à la fréquence des pathologies ovariennes et utérines, explique sa méconnaissance clinique et/ou radiologique. La stadification chirurgicale complète est indispensable pour une bonne prise en charge. Les recommandations sont identiques à celles des tumeurs épithéliales invasives de l’ovaire (2). Published ahead of print.
Dans les années '90, un traitement amaigrissant contenant de l'acide aristolochique a été mis en cause en Belgique, après que des cas d'insuffisance rénale aient été diagnostiqués chez des utilisatrices. Depuis, les études scientifiques se sont multipliées et il a été établi que cette substance est un puissant toxique pour les reins, responsable aussi de cancers des voies urinaires.
Les femmes souffrant d’un carcinome ovarien de haut grade et porteuses d’une mutation du gène BRCA2 (et non d’une déficience du gène BRCA1) présentent une meilleure survie et sont plus sensibles à la chimiothérapie que les patientes porteuses du gène BRCA de type sauvage. Telle est la conclusion d’une équipe de recherche internationale dans la revue JAMA.
Les tumeurs de Brenner sont des tumeurs ovariennes rares qui se développent à partir de l’épithélium transitionnel de l’ovaire. Elles représentent 2% de l’ensemble des tumeurs ovariennes. Seuls 2% des tumeurs de Brenner sont malignes. Ce cas décrit une femme post-ménopausée de 52 ans qui a consulté pour une douleur au bas-ventre droit et un gonflement de l’abdomen. L’échographie et la tomodensitométrie de l’abdomen ont révélé une masse de 14cm de diamètre au niveau de l’ovaire droit. Lors de l’examen histopathologique, le diagnostic d’une tumeur de Brenner maligne a été posé. La tumeur étant au stade pT1a après la chirurgie de réduction tumorale, il n’a pas été nécessaire d’entamer une chimiothérapie adjuvante.
Le syndrome de (pseudo-)Meigs est caractérisé par une triade associant une tumeur solide bénigne de l’ovaire, de l’ascite et un épanchement pleural avec disparition complète de la symptomatologie après exérèse chirurgicale. Nous décrivons un cas de syndrome pseudo-Meigs où la tumeur bénigne est un goitre ovarien.
Lors du congrès annuel du VVOG (Vlaamse Vereniging voor Obstetrie en Gynaecologie), le Professeur Ignace Vergote (oncologie gynécologique et président de l’Institut du cancer de l’UZ Leuven) s’est penché sur le rôle du bevacizumab (Avastin®) dans le traitement du cancer de l’ovaire et a commenté quelques études cliniques importantes portant sur cet inhibiteur du VEGF (facteur de croissance de l’endothélium vasculaire).
Président du groupe OncoGF qui, au sein du GGOLFB, prend en charge tout ce qui concerne l'oncologie gynécologique, Jean Squifflet (UCL) nous fait part de la philosophie du GGOLFB et de ses projets.
D’après une étude de phase II, un traitement de consolidation à base d’olaparib prolonge significativement la survie sans progression chez des femmes souffrant d’un cancer de l’ovaire de haut grade récidivant et sensible au platine. Les analyses intermédiaires ne montrent toutefois aucun avantage en termes de survie globale. Tels sont les propos d’une équipe de recherche internationale dans le New England Journal of Medicine.
Depuis 15 ans, aucun nouveau traitement capable d’apporter un bénéfice clinique significatif aux patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire de stade avancé n’avait pu être identifié. La donne vient de changer avec l’enregistrement récent du bevacizumab en première ligne des stades avancés (FIGO IIIb-IV) du cancer de l’ovaire.
Les tests HPV après prélèvement par la patiente d’un échantillon vaginal ont une valeur prédictive positive moins bonne que celle de la cytologie conventionnelle (frottis de dépistage). Toutefois, ce test peut constituer une alternative intéressante pour le dépistage des stades préliminaires du cancer du col de l’utérus dans les pays ou régions où une infrastructure limitée compromet l’efficacité des programmes de dépistage cytologique.
Les tumeurs des cordons sexuels avec tubes annulaires (SCTAT pour sex cord tumors with annular tubules) sont un sous-type rare des tumeurs du stroma du cordon sexuel ovarien. Sur le plan histologique, elles se situent entre les tumeurs à cellules de la granulosa (TCG) et les tumeurs à cellules de Sertoli. Dans un tiers des cas, elles sont associées au syndrome de Peutz-Jeghers. La rareté de cette pathologie impose une individualisation, basée sur des preuves scientifiques limitées. Voici le cas d’une patiente de 27 ans atteinte d’une SCTAT.
Onco-Hemato Vol. 19 N° 1
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