La cigarette électronique est supérieure au traitement nicotinique de substitution en termes de cessation tabagique prolongée. Les auteurs de l’éditorial relatif à cette étude publiée dans le New England Journal of Medicine attirent toutefois l’attention sur ses possibles effets pervers.
Si la prévalence du tabagisme a beaucoup diminué, elle demeure élevée (40 à 70%) dans la population de sujets infectés par le VIH. Cela est d'autant plus dommage qu'il est désormais démontré que l'arrêt de la cigarette s'accompagne comme chez les personnes non infectées d'une diminution progressive du risque de bon nombre de cancers.
Publiées conjointement dans le Journal of Clinical Oncology et le Clinical Cancer Research qui les ont mises en ligne, les recommandations officielles de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) et de l’American Association for Cancer Research (AACR) sur la cigarette électronique étaient très attendues. Si beaucoup de commentateurs estiment que la montagne a accouché d’une souris, il faut cependant reconnaître à ce ‘policy statement’ sur les ENDS (electronic nicotine delivery system) le mérite de nous offrir une revue scientifique robuste, qui ne verse pas dans le sensationnel et propose des recommandations claires en termes de santé publique.
Onco-Hemato Vol. 19 N° 1
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