Une étude prospective, ouverte, randomisée et multicentrique de phase III publiée dans The Lancet n’est pas parvenue à démontrer que l’exérèse locale est supérieure à l’exérèse totale du mésorectum en cas de carcinome rectal. Les auteurs de cette étude indiquent qu’une meilleure sélection des patients pourrait déboucher sur une meilleure stratégie.
Le cancer colorectal constitue la 2e cause de mortalité par cancer dans notre pays. Les campagnes de dépistage connaissent un succès relatif d’une région à l’autre...
L'ONG «Stop Cancer Côlon» (Stop Darmkanker) s'associe à l'assureur AG Insurance pour sensibiliser les entreprises et employés au cancer du côlon. Grâce à ce partenariat, l'organisation espère enrayer 6.000 cancers du côlon en trois ans.
Une étude ouverte non comparative de phase I/II a démontré le profil de sécurité favorable du nivolumab. La réponse objective durable qui a été constatée est indicatrice de son potentiel dans le traitement du carcinome hépatocellulaire avancé. Ces conclusions ont été publiées par Anthony El-Khoueiry et al. dans le Lancet
La réalisation d’une seule sigmoïdoscopie flexible offre une protection substantielle contre le diagnostic de cancer colorectal et la mortalité qui y est associée. Et cette protection perdure jusqu’à 17 ans. Ces conclusions sont issues d’une étude randomisée contrôlée, publiée récemment dans le Lancet.
D’après une étude randomisée en double aveugle de phase III avec contrôle placebo dont les résultats ont été publiés dans The Lancet, le régorafénib est le seul traitement systémique pour lequel un bénéfice en termes de survie a été démontré chez les patients atteints d’un carcinome hépatocellulaire ayant présenté une progression sous sorafénib.
Selon une étude randomisée de phase III publiée dans The New England Journal of Medicine, le lu-dotatate permet une survie sans progression et une réponse nettement supérieures par rapport à une dose élevée d’octréotide LAR chez les patients souffrant de tumeurs neuroendocrines de l’intestin moyen.
D’après une étude multicentrique de phase III publiée dans The Lancet, la combinaison de gemcitabine et de capécitabine en traitement adjuvant devrait devenir la nouvelle norme thérapeutique après une résection du pancréas pour cause d’adénocarcinome canalaire.
Eric Tran et son équipe ont identifié une réponse polyclonale des lymphocytes T CD8+ contre le gène KRAS porteur de la mutation G12D chez une patiente atteinte d’un cancer du côlon métastasé. Le New England Journal of Medicine publie les résultats de leur étude.
Recherche translationnelle sur les cellules et les tissus, département de Pathologie et d’Imagerie, KU Leuven Le bourgeonnement tumoral (tumor budding) se définit comme la présence de cellules isolées ou de petits amas de maximum 5 cellules se détachant de la tumeur. Il s’agit d’un processus qui s’observe généralement au niveau du front d’invasion, dans 20 à 40% des cancers colorectaux. Ce détachement de cellules tumorales est fortement associé à un envahissement lymphovasculaire, à une atteinte tumorale des ganglions lymphatiques, ainsi qu’à la formation de métastases au niveau de différents organes, et a donc un impact négatif sur le pronostic. Cependant, faute de système d’évaluation universellement accepté, le bourgeonnement tumoral n’a toujours pas été intégré dans le compte rendu anatomopathologique. Le mécanisme par lequel les bourgeons se détachent de la tumeur et acquièrent une motilité accrue reste inconnu. Dans cet article, nous dressons un aperçu des définitions employées, des systèmes d’évaluation proposés et des connaissances actuelles à propos de l’éventuelle pertinence pronostique et du mécanisme biologique à l’origine du bourgeonnement tumoral. Published ahead of print.
Une étude britannique publiée dans The Lancet révèle que les classes sociales inférieures participent nettement moins au dépistage du cancer du côlon, et ce malgré la gratuité du dépistage pour tous. Pour gommer ces différences, il convient de mettre en œuvre une série d’initiatives, la plus efficace étant l’envoi d’une lettre de rappel.
D’après une étude publiée dans le NEJM, l’absence d’expression de CDX2 est caractéristique d’un sous-groupe de patients atteints d’un cancer du côlon de stade II à haut risque chez qui la chimiothérapie s’avère bénéfique.
Servier a annoncé le 26 février 2016 que le Comité des Médicaments à Usage Humain (CHMP) de l’Agence Européenne du Médicament (EMA) a émis un avis favorable, en recommandant Lonsurf® (trifluridine/tipiracil), connu sous le nom de TAS-102, dans le traitement des patients adultes atteints d’un cancer colorectal métastatique (CCRm) ayant antérieurement bénéficié des thérapies disponibles incluant une chimiothérapie à base de fluoropyrimidine, d’oxaliplatine et d’irinotécan, un traitement par anti-VEGF et un traitement par anti-EGFR ou considérés comme non éligibles à de tels traitements.
Associé à du fluorouracile et à de l’acide folique, l’irinotécan nanoliposomal prolonge la survie avec un profil d’innocuité acceptable lorsqu’il est administré à des patients souffrant d’un adénocarcinome canalaire métastatique du pancréas qui ont reçu un traitement préalable à base de gemcitabine. Tels sont les propos d’Andrea Wang-Gillam et de ses collaborateurs dans The Lancet.
L’association FOLFOXIRI-bévacizumab donne de meilleurs résultats que l’association FOLFIRI-bévacizumab chez les patients atteints d’un cancer colorectal métastasé. Toutefois, elle est associée à davantage d’effets secondaires. Telles sont les conclusions de Fotios Loupakis et ses collègues publiées dans the New England Journal of Medicine.
[1. Service de Radiothérapie, UZ Brussel, VUB. 2. Service de Gastroentérologie, UZ Brussel, VUB] Les patients atteints d’un carcinome rectal localement avancé (stade T3-T4) sont soumis à une radiothérapie préopératoire durant 5 semaines, en vue de réduire le risque de récidive locale et de faciliter l’ablation chirurgicale de la tumeur. L’administration concomitante de chimiothérapie durant la radiothérapie est considérée comme le traitement standard, mais n’a pas d’effet avéré sur la survie ou l’incidence de métastases. De plus, cette approche est associée à des effets secondaires aigus et tardifs importants. Afin de réduire la toxicité, on recourt désormais à une radiothérapie avec modulation d’intensité et guidée par l’image (IMRT-IGRT) grâce à un système de tomothérapie dans le cadre de la radiothérapie préopératoire des carcinomes rectaux de stade T3-T4. En modifiant constamment l’intensité du rayonnement (IMRT), les tissus sains environnants peuvent être épargnés autant que possible; le guidage par image (IGRT) permet quant à lui de définir chaque jour la position exacte du patient et de la tumeur. Par ailleurs, il est de plus en plus souvent recommandé d’appliquer un rayonnement de haute précision aux métastases chez les patients atteints d’un cancer colorectal qui n’entrent pas en ligne de compte pour une intervention chirurgicale et/ou une chimiothérapie. Le système VERO, technique innovante de «tracking», permet ainsi de suivre des métastases en mouvement pendant la respiration avec le faisceau d’irradiation. Published ahead of print.
Ces dernières décennies ont été le théâtre de progrès énormes dans le traitement du cancer rectal. Sur la base de données probantes recueillies ces dernières années, la chimioradiothérapie (CRT) préopératoire avant résection complète du mésorectum est devenue le traitement de référence des patients atteints d’un cancer rectal localisé à un stade avancé...
Le schéma FOLFIRINOX permet une survie plus longue, mais il entraîne davantage de toxicité que la gemcitabine chez les patients souffrant d’un cancer pancréatique métastasé. Comme l’ont écrit des chercheurs dans le New England Journal of Medicine, il s’agit donc d’une option thérapeutique pour les patients qui sont encore en bon état général.
Moyennant un schéma adapté, et notamment une réduction des doses initiales de chimiothérapie, les patients âgés et fragiles peuvent certainement participer à des études randomisées contrôlées. C’est la conclusion que tirent Matthew Seymour et ses collègues de l’étude MRC FOCUS2, dont les résultats sont parus dans The Lancet.
Chez les personnes génétiquement prédisposées au cancer colorectal, la prise prolongée d’acide acétylsalicylique ferait baisser l’incidence de ce cancer. C’est ce que suggèrent les résultats d’une étude internationale publiée dans The Lancet.
Le vaccin HPV quadrivalent (qHPV) semble faire diminuer l’incidence des tumeurs intra-épithéliales anales (y compris de grades 2 et 3) chez les hommes ayant des rapports homosexuels. Le vaccin montre un profil de sécurité favorable et peut aider à limiter le risque de cancer anal.
La majorité des patients atteints de cancer colorectal ne sont pas concernés par le syndrome de Lynch. D’après un article publié dans le JAMA par les chercheurs du groupe de recherche EPICOLON, le screening systématique des mutations des gènes MMR se justifie cependant dans tous les cas de cancer colorectal.
L’adénocarcinome de l’estomac représente l’une des causes principales de décès par cancer dans le monde. Son diagnostic est souvent tardif, rendant la prise en charge curative difficile. Actuellement, la chirurgie reste le traitement de choix des maladies localement avancées, en combinaison avec un traitement «sandwich» de chimiothérapie ou une radiochimiothérapie adjuvante.
Par rapport aux patients dont la réponse à la (chimio)radiothérapie classique est positive et pour qui les stratégies de préservation d’organe font partie des pistes envisageables, les patients présentant une tumeur de type «ugly» ont besoin d’une intensification du traitement. Celle-ci s’effectue par le recours aux thérapies moléculaires ciblées. Nous nous limiterons à deux inhibiteurs: l’EGFR (epidermal growth factor receptor – récepteur au facteur de croissance épidermique) et le VEGF (vascular endothelial growth factor – facteur de croissance de l’endothélium vasculaire).
Le diagnostic plus fréquent et plus précoce du carcinome hépatocellulaire (CHC), ainsi que la disponibilité d’une vaste gamme de traitements allant du nihilisme (conservation) au maximalisme (hépatectomie totale et transplantation du foie) imposent d’adapter constamment l’algorithme thérapeutique de cette pathologie. Avec le développement de différents traitements locorégionaux (TLR) et, dans une plus grande mesure, des inhibiteurs de la tyrosine kinase, le rôle du seul traitement potentiellement curatif de cette pathologie, à savoir la chirurgie, est mis à rude épreuve (1, 2). Cette publication vise à offrir un aperçu actuel du traitement du CHC, tant chez les patients cirrhotiques que non cirrhotiques. L’accent est mis sur le rôle crucial du «downstaging» tumoral et de la transplantation du foie.
Lors de la fermeture de l’incision après une pancréatectomie distale, une suture par agrafes ne réduit pas davantage le risque de fistule pancréatique qu’une suture par fils. C’est ce qu’une équipe de recherche internationale a conclu au départ d’une étude randomisée, contrôlée, dont les résultats ont été publiés dans The Lancet.
Onco-Hemato Vol. 19 N° 1
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