Le Congrès annuel de l'EHA est un forum pour le partage d'idées sur l'innovation hématologique.
Améliorer la connaissance des maladies, apporter une éducation appropriée, favoriser la recherche et construire de nouveaux networks entre experts de manière à améliorer la prise en charge des patients,… Il y a du pain sur la planche en hématologie, raison pour laquelle l’EHA s’est focalisée sur 2 thèmes: les hémoglobinopathies et l’immunothérapie.
Les patients souffrant d’affections hématologiques, cancéreuses ou non, ont des besoins majeurs non rencontrés, parmi lesquels le diagnostic rapide et les traitements personnalisés ne sont pas les moindres. Ce constat a conduit l’EHA à mettre HARMONY sur pied.
L’anémie de la personne âgée est un problème important de santé publique, du fait de sa fréquence et de ses conséquences car elle réduit la qualité de vie, augmente le nombre et la fréquence des hospitalisations et réduit la survie. Il faut donc la considérer avec attention et non comme une simple conséquence physiologique du vieillissement.
Les maladies hématologiques surviennent le plus souvent à un âge avancé, et la présence d’une fatigue est très souvent un obstacle à la prescription d’un traitement optimal. Avec raison?
Avec l’arrivée des nouvelles molécules, plusieurs stratégies sans chimiothérapie ont pu être développées dans la LLC que ce soit en rechute ou en première ligne thérapeutique. Mais la meilleure manière de les associer n’est pas encore connue.
La LAL de type B, une hémopathie sévère, est généralement traitée par chimiothérapie ou transplantation allogénique. En cas de maladie réfractaire ou en rechute, la thérapie par CAR-T cell anti-CD19 a déjà donné de bons résultats. C’est cependant à 15 enfants en échec de ce traitement par CAR-T cell anti-CD19 que s’est attaquée une équipe de Pékin en leur proposant des CAR-T cells anti-CD22.
La maladie de Waldenström est rare, ce qui explique la difficulté de lui déterminer un traitement standard. Si le rituximab, couramment utilisé dans cette indication, est efficace, en monothérapie ou en combinaison, on sait aussi que l'ibrutinib, un inhibiteur de la tyrosine kinase de Bruton, est efficace en monothérapie dans les rechutes de macroglobulinémie de Waldenström.
Les mutations FL3-ITD ou mutations FLT3 internes en tandem sont surexprimées dans environ 25% des cas de LAM. Leur présence témoigne le plus souvent d’une masse tumorale importante et d’un mauvais pronostic. Aucun traitement ciblé n’a été à ce jour approuvé en cas de LAM avec mutation FLT3-ITD en rechute ou réfractaire.
Les lymphomes diffus à large cellules B (DLBCL) sont les plus fréquents des lymphomes non-hodgkiniens. Ils rechutent cependant fréquemment (près de 40% des cas) et leur pronostic, surtout en cas de non-éligilibilité pour la transplantation, est médiocre. Le polatuzumab vedotin pourrait être une option.
Le fer est un élément vital pour de nombreuses fonctions biologiques, ce n’est pas un scoop. Il joue aussi un rôle clé dans les processus inflammatoires et infectieux en étant indispensable au bon fonctionnement de la fonction immunitaire.
Le pomalidomide est approuvé depuis plusieurs années en combinaison avec la dexaméthasone comme traitement du myélome en rechute. La triplette pomalidomide + bortezomib + dexaméthasone (PVd) a démontré une activité prometteuse dans des études cliniques de petite envergure chez des patients avec myélome multiple réfractaire au lenalidomide.
Les patients souffrant de LLC porteurs d'anomalies cytogénétiques (mutations du gène suppresseur de tumeur TP53 et délétion du bras court du chromosome 17p, région où se situe le gène TP53), sont à haut risque.
Les patients âgés souffrant de LLC ont de nombreuses comorbidités qui compliquent le traitement classique, ce qui a suscité l’intérêt pour de nouvelles alternatives, notamment l’immunochimiothérapie.
Six cycles de BEACOPP assurent un meilleur contrôle à long terme des lymphomes de Hodgkin de stade avancé que le schéma ABVD, mais au prix d’une toxicité hématologique plus fréquente et d’un risque plus élevé de myélodysplasie/leucémie aiguë, et d’infertilité.
Les CAR-T sont très à la mode en hématologie et dans le myélome en particulier. L’une des approches les plus prometteuses déjà présentée à l’ASH (Abstract#740) a vu la présentation par Jesus Berdeja (Nashville) d’une actualisation de ses résultats.
Le traitement de référence pour les lymphomes folliculaires de stade avancé, avec charge tumorale élevée, non encore traités, est l’association de rituximab à la chimiothérapie (R-chemo) suivie par une maintenance avec le rituximab. On pourrait cependant éviter la chimiothérapie en proposant une immunothérapie combinant le lenalidomide et le rituximab (R2).
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