AstraZeneca suspend une étude portant sur un nouveau médicament contre le cancer du poumon, a annoncé lundi le géant pharmaceutique suédo-britannique. Ce médicament ne semble pas améliorer les chances de survie des patients par rapport aux traitements existants.
Il s'agit du Volrustomig, en complément d'une chimiothérapie. Une commission indépendante a examiné les résultats intermédiaires et a recommandé d'arrêter l'essai de phase 3.
Il s'agit du deuxième revers en un peu plus d'un mois pour la société. En juillet, AstraZeneca avait en effet déjà dû annuler une étude sur le Wainua, un médicament destiné au traitement des maladies cardiaques. Le groupe avait alors perdu des milliards en valeur boursière.
Le cancer du poumon est, proportionnellement, la cause de décès par cancer la plus fréquente, représentant près d'un cas sur quatre (23%). AstraZeneca poursuit toutefois les essais cliniques sur le Volrustomig dans le cadre du cancer du col de l'utérus, des cancers de la tête et du cou et du mésothéliome.
Lundi, la société a également annoncé de bonnes nouvelles. Enhertu a nettement prolongé la survie sans progression de la maladie chez les patients atteints d'un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) et passe désormais en phase 3. De même, selon AstraZeneca, des études confirment que le Tagrisso, associé à l'Orpathys, est le traitement de base dans une autre forme de cancer du poumon.
La bourse a réagi de manière modérément positive. L'action AstraZeneca a gagné 2% dans la matinée, avant de voir cette hausse diminuer de moitié vers midi pour s'établir à environ 1%.








